Latillé Actualités

 

 

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Vendredi 4 décembre 2020

 

Sainte Barbara

 

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SANTÉ

 

​Pharmacies de garde

du 28 novembre au 5 décembre 2020

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Covid-19

La citation du jour

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SEPTEMBRE 2020

Samedi 19 septembre 2020

Un sens retrouvé

 

J'AVAIS OUBLIÉ le bruit des clapotis de la pluie ; j'avais oublié les flaques d'eau ; j'avais oublié l'odeur de la terre mouillée et celle du goudron tiédasse. Il y a bien longtemps qu'il n'a pas plu. Ce soir, le thermomètre affiche 21° C. Il fait humide et lourd. Isis est excitée et se roule joyeusement sur la pelouse de la salle des associations. Au retour, il me faudra la bouchonner. Pas de bouchons sur la place Robert-Gerbier endormie, et  où les voitures sont alignées en rangs d'oignons. Tout est calme et presque trop silencieux. Comme inquiétant.

J'aperçois une tache blanche sur le panneau d'affichage du marché couvert. Je vais voir. La section locale des anciens combattants n'a pas perdu de temps. Elle annonce, déjà, la cérémonie commémorative du 11 novembre prochain, 102e anniversaire de l'Armistice 1918. Le titre de ce rendez-vous est imprimé en lettres capitales et en gras. Il est historique. " MOBILISATION GÉNÉRALE ". En attendant les dépôts de gerbes, c'est au coronavirus qu'il faut faire déposer les armes, puisque notre président de la République, au printemps dernier, nous a claironné que nous étions en guerre. Battre le rappel en mémoire des jeunes combattants de 14-18, que l'on a toujours imaginé vieux, est une noble mission. Une raison et un devoir impérieux. Mais, que sera le 11 novembre 2020 ? Restons humbles face à l'avenir.

Je ne devrais pas sourire devant les déboires de Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, testé positif à la Covid-19, mais la liste de ses responsabilités élargies me chatouille les zygomatiques. En effet, c'est quand même moche d'être à la "Relance", depuis le gouvernement Castex, et de se retrouver confiné à Bercy pour y télétravailler pendant 7 jours. Avouez que l'impulsion voulue tombe à plat.

À propos de tomber, je constate, pour l'heure, que la pluie a cessé. Pour sûr, l'Auxances ne doit pas être en crue. L'arôme de la terre mouillée me titille toujours les narines. Je vais m'endormir avec ce parfum en tête, fenêtre ouverte sur la nuit d'un sens retrouvé.


 

Vendredi 18 septembre 2020

Un tiède vent de nord-est balaye la place du champ de foire. Sur les trottoirs et dans les caniveaux de l'avenue du 8 mai 1945 des feuilles de tilleuls, grillées par la sécheresse, se sont accumulées comme se regroupent les hirondelles au moment de leur départ migratoire. De douces bourrasques les font tourbillonner avant que ne viennent s'en mêler, bientôt, le souffleur municipal.  Au loin, un chien aboie. On dirait qu'il hurle toute sa tristesse d'une nuit qui ressemble peut-être à ses journées, passées là, au bout d'une chaîne et au pied d'une niche improvisée. 

En fin d'après-midi, à l'heure où le soleil commence à descendre, je me suis promené rue de La Chèze. Le chantier de la future piscine, nommée désir, parait ne pas avancer très vite, mais je n'ai guère l'étoffe d'un ingénieur des travaux finis. D'autant que je ne vais pas prendre un bain visuel de bétonnage tous les jours. À propos de visuel mon regard s'est attardé sur les bornes de tri sélectif, installés en retrait au carrefour des Hauts Cloux et de la rue du gymnase. Le sol y est jonché de sacs poubelles, de cartons et autres divers détritus n'ayant rien à y faire. Notre campagne est souillée par des poseurs de m.... qui n'aimeraient certainement pas qu'une bombe de cette matière éclate devant leurs portes. Il est l'heure, maintenant, d'arpenter un bout de la rue du Dr Armand-Roux et de prendre la direction de la rue de la Verminette. Le chien s'est tu. Le vent souffle toujours. D'autres feuilles, tout aussi grillées que les autres, tourbillonnent depuis la placette de La Poste. Je croise un hérisson, qui ne se met même pas en boule. Isis s'en désintéresse. Au loin, le chien reprend sa plainte. Les réverbères attirent des insectes. Une chauve-souris passe et repasse au-dessus de ma tête, et, venant du parc de La Chèze, le hululement d'une chouette est transportée par la symphonie du vent. La sagesse veut que j'aille me coucher. Et dormir...


 

 Jeudi 17 septembre 2020

" Peur " sur le village...

IL ÉTAIT à peine minuit et demi, tout à l'heure. J'étais assis sur des marches, carrefour du Bardeau. Un résident voulait fermer ses volets quand, soudain, il m'aperçut. Il les laissa entrouverts et il m'observa, durant de longues secondes, ne se doutant pas que je devinais son visage et sa chevelure. Va-t-il appeler la maréchaussée ? Eh bien vous le saurez demain... Hitchcock sort de ce corps!...

Non, je ne ménage pas le suspense plus longtemps. J'ai pris quelques photos, puis je suis reparti en direction de la place du champ de foire. J'étais en train de penser à mon " zyeutzeur ", comprenant sa réaction, parce que j'aurais sans doute eu la même que lui dans ce cas précis, lorsque je surpris involontairement un trio, qui tapait la discute, derrière la rangée de tilleuls agrémentant les lieux. Et, à ma vue, chacun d'eux de se " réfugier "  dans sa voiture et de partir illico. Ferais-je peur ? 

Dormez tranquilles, braves gens de Latillé, ce n'est que " le gars de la lune ", ainsi que m'ont gentiment surnommé des voisins connaissant mon goût pour les balades nocturnes. D'ailleurs, l'expression nous a fait passer un bon moment de rigolade. Certes, ma dégaine peut paraître louche, coiffé de mon éternel chapeau et accoutré en photographe. Avec, de plus, Isis en chienne de garde ! Mais, nous ne sommes pas dangereux. Quoiqu'il en soit, si entre minuit et une heure du matin, un éclair vient zébrer la nuit, pensez d'abord à moi, qui suis probablement en train de faire une photo avec le flash. Il ne manquerait plus que je " foute " la " peur " sur le village.


 

Mardi 15 septembre 2020

Incivilités

Le week-end dernier, en rentrant de Poitiers, à une heure tardive, j'abordai la rue de la République avec prudence, compte tenu que, depuis quelques jours, la circulation y est alternée. Surprise ! Les panneaux, pré-signalant des travaux, avaient été volontairement retournés, et le mât du feu tricolore gisait au sol, sur les abords de la cour prolongée par une venelle.

Plus haut, au pied de la place Robert-Gerbier, un cône de sécurité avait été placé en plein milieu de la chaussée.

Hier soir, à l'occasion d'un déplacement sur la place du champ de foire, j'ai constaté, avec une colère contenue, que des individus avaient encore confondu le tri sélectif avec une décharge à ciel ouvert. 

Ces actes sont idnamissibles. Sans faire d'amalgame, ils en disent long sur le sens civique de certains, et laissent à penser que le respect des gestes barrières et le port du masque de protection doivent être le cadet des soucis des​ auteurs de ces faits répréhensibles.


 

Mardi 15 septembre 2020

LE 15 septembre 2009, Frérot Alain s'installait, pour la toute dernière fois, au volant de sa 2CV camionette. En fin de journée, il décida soudainement de s'en aller parcourir les routes d'un ailleurs inconnu. Avec ses qualités et ses défauts, il partit pour un voyage dont il n'est toujours pas revenu. Voilà 11 ans que nous l'attendons. Que nous pensons encore plus fort à lui, chaque 15 septembre. Sait-il combien il nous manque ?

Philippe


 

Jeudi 10 septembre 2020

Les moutons de la Covid

C’EST TELLEMENT LE bazar, au niveau de la Covid-19, qu’un écouvillon n’y retrouve plus son trou de nez. Quel est le prélèvement le plus fiable ? Le nasopharyngé ou le salivaire ? Mes amis, c’est le flou artistique sérigraphié sur des discours inaudibles. Prenez un spécialiste, appelé le professeur X sur telle chaîne d’infos en continu, qui vous livre son sentiment. « Pour moi, le prélèvement nasopharyngé est le plus fiable si la personne qui effectue le prélèvement fait les bons gestes. » Il y aurait donc des mauvais gestes, et on ne nous aurait rien dit ! Sur une chaîne concurrente, le professeur Y affirme que c’est le prélèvement salivaire qui est, de toute évidence, voyons, le plus fiable. Nous, queues de promotions scientifique et médicale, nous, les lambda moyens, ces contradictions chamboulent notre pariétal dans sa rencontre avec notre occipital. Bref, nous pigeons couic.

Tels des moutons, certains d’entre nous rejoignent le troupeau qui forme une longue file d’attente devant les laboratoires d’analyses médicales. Chacun a une bonne raison de se faire dépister et donc, tester.

- « Vous comprenez, moi, je dois rendre visite à mes parents, qui sont âgés, alors je ne voudrais pas les contaminer » argumente madame « Machin ».

- « Moi, j’dois aller à une soirée arrosée » prétexte le jeune « Trucmuche », « j’ai pas envie de refiler la saloperie à mes « gros» (potes, amis), tchatche-t-il avec celui qui le précède, masqué comme lui, dans la suite potentiellement « covidale ».

- « J’ai dit à mes enfants et à mes petits-enfants de ne pas venir nous voir » s’excuse une mamie en larmes, « parce que mon mari est à risque avec son asthme ».

Quelques heures plus tard, toute la ribambelle apprendra, par les radios et les télés, que « les résultats des tests ne seront pas disponibles de sitôt, parce que le laboratoire est en manque de réactifs, et qu’il doit donc transférer les prélèvements dans un plus gros laboratoire. » Ah ! Mes aïeux ! Trois heures passées à battre le pavé pour une conclusion de cet acabit, et tous de se demander s’ils ne sont pas pris pour des poires.

« Tout il est pareil » pour ce qui concerne les protocoles des gestes barrières et le « fameux » masque qui est, et reste, le seul moyen avéré de se protéger du coronavirus et de protéger les autres. Où et quand faut-il le porter, ce masque ? Retour sur les chaînes d’infos en continu pour connaître enfin la vérité que sont incapables de nous délivrer les cols blancs de l’exécutif. Nous avons les images et les dialogues, lesquels tournent souvent au tohu-bohu calqué sur l’incohérence des décideurs. « Et dans les rues peu fréquentées, devons-nous porter le masque ou pas ? ». Réponse : « si vous suivez les consignes rappelées par le ministre de la Santé, c’est non ». Contre-réponse : « Peut-être, mais si vous suivez celles de l’Agence régionale de santé, c’est oui. » Intervient alors celui qui va ajouter au désordre ambiant : « Ce devrait être aux préfets et aux maires de décider car ce sont eux les plus proches du terrain, ceux qui connaissent le mieux leurs départements et leurs communes. » Les territoires, comme il faut les appeler maintenant pour rester dans le politiquement correct, qui commence à faire recette « cheu nou’ », parce que la formule signifie qu’on est bien dans son temps, dans son époque.

Quant aux établissements scolaires où l’on compte, aujourd’hui, 32 écoles et 524 classes fermées en France, demandez donc aux enseignants, aux parents, aux assistantes maternelles, aux personnels de service, et, en début de chaîne, aux maillons mairies, s’ils s’y retrouvent au milieu des ordres et des contre-ordres administratifs qui se succèdent. Et que dire sur nos pauvres médecins généralistes qui, pour la plupart, passent leur temps de consultation à rédiger des certificats justifiant l'état de santé de tel enfant, qui fréquente l'école, tel autre, qui va à la crèche, et tel salarié dont l'employeur exige de savoir s'il ne fait pas partie des cas contacts, qui mettraient son entreprise en péril. A ce rythme, nos bons docteurs ne vont plus pouvoir consulter, ausculter, diagnostiquer, bref, pratiquer la médecine,  mais ils vont devoir se reconvertir en secrétaires administratifs. 

Je vous le dis, mes amis : les remèdes vont être pires que le mal. Nous allons tous devenir fous. Je ne sais pas si la Covid-19 sera éradiquée. Ce que je sais, en revanche, c’est que la technocratie et ses lourdeurs ne seront pas effacées dès demain. Pas plus que les égos. L'humilité ne court pas les plateaux télé. Pour autant, faut-il jeter l’éponge ou user de notre droit de vote, et de nos actions désapprouvant la manière dont nous sommes gouvernés ? Ainsi que la façon dont nous sommes privés, petit à petit, de nos libertés et de nos valeurs fondamentales de républicains? Demain et après-demain, le résultat des urnes sera peut-être le réactif qui manque aux tests de nos laboratoires. Devons-nous voir venir le spectre du pire pour que nous arrive le meilleur ? Qu’en pensez-vous, professeur ? Vous qui causez si bien dans le poste, ou qui aimez à vous pavaner de science sur mon écran.


Jeudi 3 septembre 2020

L'effort en maths

MAMAN avait préparé  une soupe aux légumes, qui cuisait dans une cocotte-minute dont les chuintements de vapeur sifflaient joyeusement en laissant flotter un doux parfum du jardin de papa. Aujourd'hui encore, j'associe toujours ces bruits et cette odeur à ma rentrée au collège de Latillé. Si le pas à franchir, du primaire au secondaire, ne me faisait pas plus stresser que cela, la suite de ma vie au C.E.G. (collège d'enseignement général, c'est ainsi qu'étaient appelés ces établissements scolaires à l'époque) fut beaucoup plus angoissante. Je l'ai très mal vécue, plus particulièrement en mathématiques.

Je ne fus jamais doué dans cette matière. Et pourtant, je me débrouillais plutôt bien en cours moyen 2e année, en calcul mental et en problèmes. Mais, en mathématiques, le professeur qui exerçait au C.E.G., avait une tendance à bien voir les forts en maths, et à négliger " les idiots de service ", qui ne comprenaient rien à cette science . Catégorie dans laquelle je rentrai rapidement, après quelques heures de cours ; le mathématicien de service ayant vite compris qu'il ne ferait jamais de moi un génie en la matière. Si ça n'avait été que cela, je n'aurais pas perdu toute la confiance en moi que m'avaient transmis mes parents et mes institutrices et instituteurs d’avant.

Or le professeur en question, dont je tairai l’identité afin de ne pas blesser ses éventuels descendants, se mit à me chasser sur le terrain de ma sensibilité. J’avais 11 ans. C’était en 1964, et je dus subir la loi de la connaissance mathématicienne, mais pas de la pédagogie, pendant quatre ans. Une loi dont les articles semblaient avoir été écrits spécialement pour moi. Je l’ai toujours pensé et je le pense encore.

Quand on est enfant et sans défense on ne voit pas venir de suite l’humiliation et le harcèlement. Mais, on apprend très vite à repérer que l’on est devenu le souffre-douleur de celui qui est juché sur son estrade. Et puisque l’habitude est une seconde nature, paraît-il, on sait très très vite que chaque heure de cours va se transformer en calvaire.

Le petit Philippe que je fus, se prit rapidement au visage les qualificatifs de " minable, bon à rien, bête, sot, stupide " et d’autres synonymes tout aussi « encourageants ». Et, vous me croirez ou pas, je me mis à souhaiter la mort de ce professeur le jour où il atteignit, ce qui fut sans doute pour lui son « graal ». Devant la classe entière, il m’invita à venir au tableau avec cette phrase assassine : « Maintenant, nous allons rire puisque Rivière va venir nous expliquer (quoi ? je ne m’en souviens pas), s’il est au moins capable de tenir une craie. » Pauvre tordu du ciboulot ! Chaque semaine faisant, ce prof me détruisit à petit feu devant les lèche-culs et fayots de service, et devant les autres potes dont j’étais le " héros " malheureux. Je vous rappelle que je fus sous la coupe de ce sinistre pédagogue pendant quatre ans. Et, quatre ans, c’est très long !

Bien des années plus tard, à « Centre Presse », on me proposa de m’entretenir avec un prof de maths, qui avait inventé un jeu. Vous devinez de qui il s’agissait, bien sûr ! J’ai refusé, mais j’ai croisé « l’inventeur » dans la salle de rédaction. Il avait vieilli. Il ne m’a pas reconnu. J’avais les cheveux longs et la barbe... Il n’était pas coiffé de son affreux béret d’antan, et n’avait pas stationné son solex, rue Victor-Hugo. Mais je vous jure, sur la tête de mes enfants et de mes petits-enfants, que me vint alors la tentation de chanter « Le roi des cons » de Tonton Georges. A l’instant même où j’écris le dernier mot de la précédente phrase, j’imagine mon interprétation, accompagnée par l’ensemble « Rondo Veneziano ». Cette conclusion musicale est, et sera, pour longtemps, mon seul effort en... maths !


Mercredi 2 septembre 2020

 « Dégraissage »

VOTRE SITE en ligne, «  Latillé Actualités », va considérablement « dégraisser » son contenu qui calquait volontairement la présentation et le développement des rubriques sur ceux d'un journal. 

Étant issu du milieu de la presse écrite, j'avais, il y a 10 ans, en créant le site, souhaité l'alimenter le plus professionnellement possible en insistant sur l'actualité de proximité. J'ai présumé de ma capacité à suivre les événements. Certes, j'ai parfois réussi à honorer cette mission, mais pas suffisamment à mon goût.

En 2010, j'avais fait le choix de m'exposer aux critiques. Elles ont été largement plus positives que négatives.

Aujourd’hui, j’ai toujours la passion d’écrire. En revanche, je ne trouve plus aucune motivation à renouveler les autorisations auprès des différents sites en ligne dans lesquels je puise la matière qui me permet de nourrir les chroniques de « Latillé Actualités ». Cela me prend du temps et de l’énergie que je préfère mettre dans la rédaction d’articles qui seront les témoignages d’un observateur de tout ce qui se passe autour de lui. J’espère tenir le rythme d’un papier quotidien.

Si vous trouvez intéressant de poursuivre l’aventure avec moi, continuez à visiter et à lire le site, et merci de la confiance que vous m’avez témoignée et que vous me témoignerez.

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Date de dernière mise à jour : 21/09/2020