Latillé Actualités

 

latilleactualites.com

 

Site gratuit d'informations générales à tendances satirique,  ironique et socratique

6 rue de la Verminette - 86190 Latillé - France/NA/PCH

05.49.51.95.57 et 06.37.20.53.81

courriel : phrivi@hotmail.com

 

 

Vendredi 22 janvier 2021

 

Saint Vincent

Djpzyu4xgaamzlv

SANTÉ

 

​Pharmacies de garde

du 16 au 23 janvier 2021

Logo pharmacie 2

Bulletin hebdomadaire du réseau Sentinelles
du 20 janvier 2021

Situation épidémiologique observée

du 11 au 17 janvier 2021

 

Covid-19

La citation du jour

Citation brigitte bardot 72257

 

Aea9dd69bc106e68480e8508e2a5f41a

Photo d'illustration https://www.pinterest.fr/

 

"La prochaine fois que vous rencontrez quelqu'un d'irrité, furieux ou peut-être arrogant, ironique, critique ou déséquilibré, rappelez-vous calmement ceci : Celui qui se sent bien n'a jamais besoin d'attaquer ni de ridiculiser quelqu'un d'autre." Kay Pollak

 

 


DECEMBRE 2020

24 décembre 2020

 

 

Le père Noël est une ordure

Passera ou passera pas ? J’ai transformé mon bureau en guettoir. Me voilà maintenant à utiliser un vocable qui avait cours au 19e siècle, mais plus maintenant. Guettoir ! George Sand sort de ce clavier. Ce n’est pas la nuit adéquate pour se remémorer « La Mare au diable ». Même si les romans champêtres ne me déplaisent pas complètement et que les intrigues amoureuses du Berry m’ont toujours fasciné.

Je suis là, confortablement installé dans un fauteuil qui soulage mon dos. J’ai éteint les lumières. Mais, je n’ai pas baissé le volet roulant. Mon regard peut jalonner plusieurs dizaines de mètres de la rue. Les luminances de l’éclairage public diffusent sur la chaussée leurs halos doux et pâles. Ils plongent des « becs-jaunes », torchères renversées et sécuritaires, qui ne voient jamais le ciel.

Il est 1 h 10 du matin. Voilà plus d’une heure que je surveille. Rien à l’horizon. Rien ni personne. Mes paupières commencent à se faire lourdes. Étendue jusqu’alors de tout son long, quasiment sur mes pieds, Isis redresse subitement la tête et me fait ses yeux de chien battu. Je la comprends. Elle s’impatiente. Il est l’heure de sortir. Un petit tour sur les places de la salle des fêtes et du champ de foire suffira pour cette nuit.

Nous sommes de retour. J’ai allumé la lampe de bureau. Isis ronfle.

Mais que fait-il ce personnage dont je surveille la venue ? Ne viendra t-il pas ce soir ? Nous sommes pourtant bien le 25 décembre, non ! Et le 25 décembre, c’est son anniversaire ! D’habitude, nous faisons péter le champagne chez lui… Enfin, chez elle. Pas cette année. Elle s’en est allée se reposer avec ses parents, au bord du chemin de la Jupetière. Il y a des années, comme celle-ci, où ne comptent plus ni le théâtre ni le cinéma. Des années où le père Noël est une ordure...

 

5 décembre 2020

Illuminé mais sans âme

 

On sent bien qu’elles ont été installées parce qu’il fallait le faire. Que cela a été fait sans supplément d’âme. Je parle des illuminations de la place Robert-Gerbier, cœur du village, vide de tout ce qui a fait son sel, les marchés, les foires, les commerces, les cafés, où traînaient « la gaieté populacière » (1) et les potins.Noel 2019 ter 3 1

Un soir de la semaine, lorsque j’ai découvert les illuminations de notre patelin, la mélancolie m’a envahi. Comment nos élus font-ils pour ne pas mettre du baume au cœur à une population perdue dans les mornes plaines des conditions sanitaires actuelles. Je suis exaspéré, le bourg me fait pitié.

Je sais que c’est un sujet redondant sur l’écran de ce site, mais c’est tellement une lacune sociale, que je veux m’échiner à ne pas trouver d’excuses à celles et à ceux qui s’assoient autour de la table du conseil municipal. Enfin, la très grande majorité.

Qu’est ce que nous en avons à faire de ces décorations qui pourraient rester à demeure toute l’année tant elles ne provoquent plus aucun effet de surprise. C’est toujours pareil. Des jeux de lumière sur le pont, sur la fontaine, sur le marché couvert et sur les murs de la mairie, où éclate la gloire des seigneurs filandreux de Latillé.

Sans âme, je vous dis.

 

(1) Expression de Léon Paul-Fargue (1876-1947), poète et journaliste

Ajouter un commentaire

 

Date de dernière mise à jour : 26/12/2020