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BILLET DU 22/04/2019

 

Mercredi 24 avril 2019

 

Les lundi de Pâques à Latillé

 

ME VOICI ARRIVÉ à un âge où les souvenirs les plus anciens me reviennent souvent en mémoire. Tels que ces fameux lundis de Pâques à Latillé, qui avaient une réputation interdépartementale largement méritée. Ainsi, je me souviens.

Je me souviens de ces jours heureux, notamment pour les drôles de la commune, lorsque l'équipe des menuisiers de Roger Merlet, aidés par des solides bénévoles, installaient, au cours de la Semaine Sainte, en haut de la place du marché, le kiosque à musique à ciel ouvert. Une structure entièrement faite maison et en bois pour y accueillir les musiciens de la fanfare L'Espérance, dirigée par Maurice Bertineau. Il trônait là, ce fameux kiosque, à deux portées de seaux de la "pompe", que l'on n'appelait toujours pas "la fontaine", à l'époque. Le soir, après l'école, les mômes du bourg se lançaient des défis. Par exemple, lequel serait 'cap" de sauter du côté le plus haut vu que le "belvédère" dominait les lieux en épousant leur topographie avec une stabilité digne du plus consciencieux des métronomes. Il y avait les dégonflés et les casse-cou du village. Ça passait ou ça cassait ! Oh ! des petits bobos de rien du tout car le plus souvent... ça passait. Alors, pour 2 francs 6 sous la bande des moins hardis offrait des bonbecs aux plus téméraires. La troupe groupée investissait alors le magasin de "Bébert" -Madame Gilbert-, en bas de la place, là ou débute l'actuelle rue de la République, ou la petite boutique de Madame Renoux au pas de porte précédant l'immeuble de la mairie d'aujourd'hui. Toutes deux vêtues de noir, les deux "vieilles" femmes démontraient une patience à toute épreuve devant les futures goules sucrées par les coquillages Roudoudou ou la poudre du Mistral gagnant qui pétillait sur la langue. Bal1960

Je me souviens de l'aménagement des parquets dressés sur la place du champ de foire. Y en avait-il 3 ou 4 ? C'est flou dans mes souvenirs, mais je sais que la grande buvette de circonstance était installée dans le garage qui abritait, les autres jours, le car des "Rapides du Poitou", conduit par Monsieur Georges Blanchard, à la faconde intarissable. Le chauffeur du car de la ligne Latillé - Poitiers était un ancien grand résistant, humble et taiseux sur les hauts-faits de son Groupe, et, malheureusement, très peu reconnu dans la commune. Sous les parquets donc, des orchestres de très grande renommée, dirigés par les plus grands accordéonistes français, venaient  faire danser, à l'invitation de la section des anciens combattants, me semble-t-il, des centaines de personnes, en matinée et en soirée. La fête terminée et le démontage des parquets fini, les gamins scrutaient le sol sur lequel avaient reposé les planchers. Ils y trouvaient quelques pièces sans doute perdus lors des valses, des paso doble et des marches tournoyantes ou au cours des tangos envoûtants.Foot angouleme 1960

Je me souviens des grands matches de football que La Pacifique et le dévoué président André Roy organisaient avec une conséquente brigade de bénévoles. De grandes équipes du championnat de France amateurs d'alors, venaient faire vivre ce ballon rond tant apprécié par des centaines et des centaines de spectateurs, massés autour des mains courantes, qui n'étaient pas encore blasés. Je me rappelle d'une confrontation internationale entre Angoulême, alors club phare de Poitou-Charentes, et les Luxembourgeois de Tétange (ndlr - section de la commune luxembourgeoise de Kayl située dans le canton d'Esch-sur-Alzette aux frontières de la France et de la Belgique). Dans leurs rangs, les Angoumoisins comptaient un gardien de but noir : Miredin, qui fut le chouchou de tous les mômes d'alors tant il se montra super gentil et très disponible à leur égard pendant toute la journée. Le lundi matin, heureux de leur séjour à Latillé, l'équipe d'outre Ardenne (la grande région) avaient défilé sur le marché en brandissant calicots et drapeaux de Tétange et du Luxembourg. Quelle ambiance !

Je me souviens qu'à l'issue du match de foot L'Espérance donnait un concert sur le fameux kiosque. Ensuite, certains mélomanes rejoignaient les parquets et d'autres regagnaient leur voiture stationnée dans le grand champ, noir de "bagnoles", sur lequel allaient être construites la salle des fêtes puis la Résidence du Parc telles que nous les connaissons. De nombreuses automobiles dévalaient la place encore très populeuse.

Je me souviens que les "drôles" que nous étions étaient soudain tristes de ne plus entendre les sons de l'accordéon. Je me souviens : les vacances étaient terminées. Le lendemain, il fallait reprendre le chemin de l'école. Et chacun d'attendre avec enthousiasme le lundi de Pâques de l'année suivante. Je me souviens que nous lancions des espèces de paris de gnognotte sur les éventuelles équipes qui viendraient fouler l'herbe du terrain de Latillé.

Je me souviens... Je me souviens...

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Date de dernière mise à jour : 26/04/2019