Latille maison dr roux 1

La maison d'habitation et le cabinet médical du Docteur Armand-Roux, ancien maire de la commune, accueillent désormais la mairie de Latillé.

(Photo archives "LACTU")

 

 

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Latille la fontaine 1

Latillé, la fontaine de la place Robert-Gerbier.

 

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2 - ON ALLAIT ÊTRE "GIVRES"...

1967 - NOTRE enthousiasme était tellement délirant, le soir de la réunion, que l'abbé Gâtard, malgré sa faconde reconnue, soufflait entre deux phrases. Le curé de Latillé, dont la bonhomie nous rassurait, comparée à la rigidité du directeur du CEG, nous avait rassemblés dans notre fief, la maison des jeunes, un soir de début de printemps. Nous nous étions tous installés dans la salle "discothèque" pour échanger avec lui le projet qu'il nous avait concocté à l'occasion des vacances d'été. Une petite vingtaine d'adolescents indisciplinés ça vous fatigue son homme, fusse-t-il prêtre. Le père Gâtard dut hausser la voix pour avoir quand même un peu droit au chapître. Nous connaissions bien ce timbre plein et riche qu'il employait lors de ses homélies, et qui en fit un prédicateur très renommé dans le diocèse. Là, le sermon était d'une tout autre teneur. L'abbé n'eut qu'à nous rappeler sa promesse de projet de camp d'été à la mer.  Et pas n'importe comment : en mobylette ! Wouah ! Mais attention, en mobylette, non pas de Latillé à notre destination de villégiature, mais seulement une fois sur place. Comprenez qu'il fallait que des parents transportent les cyclomoteurs dans des remorques et qu'ils conduisent "le tout" sur place. Alors, nous fallait-il les convaincre nos parents. Chez moi, je n'avais pas besoin d'être persuasif. Et pour cause : papa avait son permis de conduire mais pas de voiture et encore moins de remorque. Il n'y avait pas que moi dans cette situation et, la solidarité aidant, les pères des copains assureraient la mission. Cependant rien n'était acquis. Mais, plus prévoyant que nous ne l'étions, Monsieur le curé avait déjà sacrément débroussailler le terrain auprès de nos "vieux".  Le projet était plutôt bien engagé.

Apparition des minijupes

Les familles avaient reçu l'assurance que nous serions encadrés par nos fidèles  "gardes-chiourme", substantif impropre tant nos "aînés" ont été adorables pour cette bande d'ados qui leur pourrissait quelquefois la vie. C'est que, à leur âge et au nôtre, les centres d'intérêt n'étaient pas les mêmes. De temps en temps, puis de plus en plus souvent, nous vîmes rôder les petites copines de certains. Les drôles que nous étions alors s'amusaient sous cape à commenter la plastique de telle ou telle "grande". Allez, puisqu'il y a prescription, autant dire que nous avions le regard mateur des garnements de notre âge. La minijupe était à la mode depuis peu ! Admiratifs devant les jupettes, nous ne savions plus où donner du regard, et les émoustillements de nos yeux devaient trahir notre trouble. Nous étions très forts en gueule loin de ces demoiselles, dont quelques-unes allaient être animatrices de "La Ruche", centre aéré pour jeunes enfants de l'époque, pendant les grandes vacances. Mais nous étions très timides lorsqu'elles s'approchaient pour nous claquer la bise. "Il a rougi ! Il a rougi !" Nous avions tous droit à ce refrain, gentiment moqueur, entonné par nos aînés. Nous nous faisions petite souris les uns après les autres et prétextions une revanche à faire au baby-foot ou au ping pong pour nous sortir de la situation finalement pas si ridicule que nous le pensions à l'époque.

"Ventre-à-choux"

Tout devait être nickel au niveau des assurances et des autorisations parentales pour le Jour J. Autant qu'il me souvienne, il n'y eut aucune défection, preuve que nous savions respecter les consignes...quand ça nous arrangeait. Ce soir de réunion, l'abbé Gâtard nous annonça le plus sérieusement du monde, mais avec le sourire maliceux que nous aimions tant, qu'il fallait que trois d'entre nous l'accompagnent afin d'aller repérer les lieux avant le périple prévu en juillet. Destination Le Givre, en Vendée, petit village situé à quelque 15 kilomètres de La Tranche-sur-Mer. Il avait dégoté ce petit coin de paradis grâce à un  prêtre originaire de ce département. "Mais si vous le connaissez, c'est mon ami le ventre-à-choux" nous rappela le brave abbé, avec au passage une allusion à cette expression "ventre-à-choux" en mémoire des prétendues anecdotes rapportées des guerres de Vendée. Bon sang mais c'est bien sûr que nous le connaissions ! Il venait assez régulièrement suppléer notre bon curé en cas de besoin. "Le ventre à choux" était physiquement à l'opposé du père Gâtard. Notre abbé n'était pas très grand, ventripotent, et avait une super bonne bouille. Son copain vendéen avait le visage émacié supportant des lunettes aux verres épais et aux montures foncées, et trimbalait avec discrétion une silhouette mince. C'était aussi un homme bon et généreux.

(À suivre)

Commentaires (1)

METAIS ROUSSEAU Sylviane
  • 1. METAIS ROUSSEAU Sylviane | 21/07/2015
Bien sûr que j'attends la suite !!!
Impatiente que je suis !!!
Sylviane

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Date de dernière mise à jour : 28/12/2015