LA FETE DE LA FEDERATION

Latillé Actualités du mardi 12 juillet 2011

 

 

Edito

 

 

La fête de la Fédération

 

Demain, 13 juillet, Latillé ouvre les festivités nationales. Par avance, merci au Comité d'Animation, à son président, Alain Dané, et à l'ensemble de celles et de ceux qui ont apporté leur contribution à l'organisation des deux journées promises. Merci également à la municipalité de Simon Brie qui va nous en faire voir de toutes les couleurs avec le traditionnel feu d'artifice.

Le 14 juillet, c'est la fête nationale des Français. Fêtons-nous la « Prise de la Bastille » ? Oui, puisque c'est le mardi 14 juillet 1789 que les Parisiens prirent d'assaut la forteresse qui ne comptaient « que » 7 prisonniers : « 4 faussaires, 2 fous et 1 noble criminel », rappelle l'Histoire. De fait, et surtout de tradition, c'est donc bien le 14 juillet 1789 qui marqua la fin de l'Ancien Régime et le début de la Révolution française. La reddition de la Bastille secoua terriblement la vieille terre européenne à tel point que le séisme fut ressenti jusque dans l'inaccessible et lointaine Russie impériale. C'est à peu de choses près ce qu'a retenu la mémoire collective jusqu'à nos jours. Et elle a tort de n'avoir retenu que cela.

En effet, c'est un an après la Prise de la Bastille, jour pour jour, c'est à dire le 14 juillet 1790, que Lafayette (1), commandant de la Garde nationale de Paris, fit organiser à Paris, au Champ-de-Mars, une fête nationale de la Fédération. C'est le 6 juillet 1880, soit 91 ans après la destruction du symbole du despotisme, sur proposition du député Benjamin Raspail, que fut promulguée la loi fixant la Fête nationale française le 14 juillet en commémoration de la Prise de la Bastille et surtout de la Fête de la Fédération, beaucoup moins sanglante. C'était fait, le peintre-graveur, politicien d'extrême-gauche, venait de sculpter à jamais le 14 juillet dans la grande Histoire de  France.

Demain et après-demain, Latillé n'enregistrera pas la même foule et le même enthousiasme que le 14 juillet 1790 à Paris. C'est logique. Ni Simon, notre maire, ni Alain, le président, ne monteront un beau cheval blanc pour la circonstance. Le marquis à la politique franco-américaine ne sera pas là non plus. Mais souhaitons que les Latiliacoises et Latiliacois viennent très nombreux, et en vrais « fédérés », apporter toute leur ardeur aux festivités du Comité d'Animation. C'est aussi à cela que l'on reconnaît si une population est soudée. Et si nous étions tous la preuve de cette fédération que l'on célèbre ? Alors, serions-nous, à tout le moins, tous rois des flonflons !

 

Philippe Rivière

 

(1) On peut écrire Lafayette ou La Fayette

 

 

 

 

 

 

 

 



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