Latillé Actualités du mardi 5 juillet 2011
Danses épuisantes
Si elles vous épuisent pourquoi en parlez-vous, allez-vous nous dire ? Il est vrai que le paradoxe peut paraître pour le moins surprenant, nous vous l'accordons.
Revenons aux faits. Plagions quelques couplets d'une chanson populaire du répertoire français pour lancer le sujet. « De tous côtés on entend plus que ça, un air nouveau qui nous vient de là-bas, un air nouveau qui nous fait du dégât, et comme moi il vous prendra... » Stop ! C'est bon, la leçon de twist est comprise. Pour sauver la France d'un péril quasiment à la hauteur de la seconde guerre mondiale, si l'on en juge par l'aspect planétaire que l'évènement a pris, nous avons eu recours à nos alliés américains. Vous l'avez compris, il s'agit de « l'affaire DSK ». Hélas, il n'existe aucun appareil de mesure capable de nous indiquer les litres d'encre qu'elle a fait couler, les tonnes de papier qu'elle a déposées sur la balance du « tout le monde sait tout...tout en ne sachant pas grand chose », et les kilos de salive qu'elle a déversés à la face d'un Monde en déliquescence. C'est donc d'outre-Atlantique qu'est venu « le salut » pour la France. Pas de général pour lancer, sur la BBC, un appel à la résistance. Nous y sommes tous allés de nos commentaires et nous attendons le débarquement du héros ou du « moins que rien » suivant l'affectif et les idéologies de chacun à l'endroit de M. Dominique. Compte-tenu des nombreux retournements de situation qu'engendre l'affaire le milieu médiatique a de beaux jours devant lui. L'industrie du cinéma, elle, devrait déjà penser à acheter les droits de « l'histoire ». Le grand écran français a tellement de très bons réalisateurs et d'excellents acteurs et actrices que scénario et casting ne devraient guère faire sourciller les futurs producteurs. Dans le rôle de la femme de chambre, les uns et les autres ne pourront pas faire autrement que de l'attribuer à notre Marianne républicaine que les sociétés politique et civile ont violé avec de fâcheuses tendances fédéralistes. La grande Histoire de France l'avait déjà surnommée « la gueuse », « la mendiante », « la femme de mauvaise vie ». Alors qu'elle est UNE et INDIVISIBLE. Après avoir dansé « la Carmagnole » nous voilà inviter à une leçon de twist. Sans culottes ? Le buste de Marianne n'est qu'une allégorie, ne bombons donc pas le torse ! Nous aurions mauvaise figure de le faire. L'idéal serait que les danses ne soient pas trop épuisantes... « Y'a simplement qu'à être heureux. »
Philippe Rivière
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