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Article9

COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME

10expression

 

BILLET DU 07 12 18

 

Vendredi 7 décembre 2018

« LES  ENFANTS ont peur d'une guerre ». Voilà ce que j'ai pu lire en déroulé, en fin de journée, sur la chaîne « France Info : ». Voilà l’avertissement lancé par des écoles de Paris, qui sollicitent des cellules psychologiques pour permettre aux enfants d'évacuer le stress post-traumatique qui les hante depuis qu'ils ont vu ou été témoins des violences de samedi dernier, à Paris et dans les Régions.

« Les enfants ont peur d'une guerre ». S'il vous plaît, chers« Gilets Jaunes » et autres professions embarquées, maintenant avec les lycéens, dans une crise de la démocratie, ne touchez pas aux enfants. Ils sont sacrés.

S'il vous plaît, chers « Gilets Jaunes », s'il vous plaît Mesdames et Messieurs les gouvernants, ce sont encore les plus fragiles qui vont payer au prix fort les conséquences de la fracture sociale et territoriale. En tout premier lieu, les enfants.

Ces enfants qui voudraient rêver à la magie de Noël, et à qui on fait du mal à leur bonheur.

Je suis profondément un « Gilet Jaune ». Sur le fond. Pas sur la forme. Je soutiens le mouvement pour le seul et unique pouvoir d'achat. C'est la question centrale.

Ce ne sont pas les convergences des diverses revendications qui vont clarifier la situation actuelle. Le pouvoir d'achat est le seul but vers lequel je tends et, pour le défendre, des indicateurs forts ont été envoyés aux différents pouvoirs politiques successifs. Depuis 40 ans. Mais la technocratie et la haute fonction publique, avec leurs moyens aveugles, n'ont pas voulu voir que, à tout le moins depuis quatre décennies, le système hyper-centralisé ne marche plus pour la France et les Français. Qui plus est, ils ne veulent plus, à priori, que l'Europe leur passe son carcan au cou.

On leur a menti, on leur ment, et le mensonge est intolérable. A tous les niveaux : communal, départemental, régional, national où le moindre élu se sent investi d'une mission qui le porte aux nues trop souvent avec mépris, arrogance et distance. Mais les Latiliacois, les Viennois, les Néo-Aquitains, les Français, eux, ne sont plus dans les nuages. Ils ont les pieds sur terre.

Les Français sont en colère et, quand on est en colère, on n'est plus intelligent. Souvenons-nous que la colère ne prend jamais le pouvoir.

Oui, je cois que la République est en danger parce que nos dirigeants, sans imputer tout le mal à Emmanuel Macron, sont depuis longtemps absorbés par le syndrome de Cassandre. L'ambivalence de leurs propos jette le trouble chez beaucoup de Français. Idem dans le camp des « Gilets Jaunes » dont l’ambiguïté des discours est, à mon sens, devenue inaudible. Incompréhensible. Certains tiennent maintenant des propos révolutionnaires qui dépassent la crise sociale originelle que je défends bec et ongles. Pour gagner. Pour faire comprendre au président de la République et à son gouvernement que les Français veulent des mesures immédiates en faveur de leur pouvoir d'achat. Veulent une baisse de la fiscalité et un retour au dialogue sur l'ensemble du territoire. Pour ne plus jamais entendre et lire que « 1 rural vaut 1/2 urbain. »

Paris n'est pas la France et j'ai entendu, tout à l'heure, « un Gilet Jaune » recommander de ne pas monter dans la capitale y manifester « à moins d'être inconscient ». Par peur des violences annoncées.

En France, la liberté de manifester n'est pas un droit constitutionnel. Seul l'article 10 des Droits de l'homme, de 1789, a valeur constitutionnelle pourvu que les manifestations revendicatives, en expressions collectives, ne troublent pas l'ordre public établi par la loi.

Chers « Gilets Jaunes », évitez les violences et les casseurs. Et gardez présent à l'esprit que « les enfants ont peur d'une guerre ». Et que les scènes de guérillas urbaines font mal à leur bonheur de Noël. A leur bonheur tout court. Les oublier serait une trahison. Celle-là même que vous contestez.

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Date de dernière mise à jour : 27/12/2018