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Latille la fontaine 1

Latillé (F86-Vienne/Nouvelle-Aquitaine), la fontaine de la place Robert-Gerbier.

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Lion blanc

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“Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton.”

Proverbe italien 

 

 

 

 

 

LES TECHNO-SCEPTIQUES DE LATILLE

Confondre passé et présent

 

Dimanche 19 novembre 2017

 

"Latillé Actualités" va mettre un terme à son contenu tel que le visitent quelque 500 personnes par jour.

Il n'y aura plus de reportages sur ce qui me semblait marquer l'actualité locale et, quelque part, proposer un regard qui permettait à mes concitoyens de discerner objectivement les mérites et les défauts de la vie à Latillé. Il n'y aura plus ni articles ni photos quels que soient les buts des manifestations et des réunions. Même si les bénévoles du mouvement associatif méritent qu'on les mette en lumière. Hélas, certains d'entre eux sont dotés d'une hypocrisie qui a valeur de chef d'œuvre au niveau de l'attitude, d'une promesse, d'un regard, d'un sourire. Ils possèdent une habileté et une subtilité casuistiques qui sont ancrés dans leur gêne et dans leur mentalité comme un vice suprême. Ils ont besoin d'un pouvoir pour se réaliser. Ça fait du bien à leur ego et leur ipséité qui ne renferment pas grand chose, au final. Sauf leur vanité que d'aucuns ménagent avec ostentation.

Leur victoire est de me faire abandonner ce qui m'est très précieux : la liberté d'expression et la liberté de la presse dans lesquels j'ai encore un pied, et c'est ma grande fierté, grâce au SNJ (Syndicat national des journalistes), « l'organisation syndicale professionnelle défendant les intérêts matériels et moraux des journalistes professionnels », membre de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).En renonçant, je sais que je ne sers pas la cause des confrères qui, notamment, défendent ces libertés sur des terrains autrement plus dangereux que la commune de Latillé. Au péril de leur vie pour ce qui est des grands reporters de guerre. 

Je n'écris pas ce billet en donneur de leçons. Je le rédige avec mes maux et mes mots. Je ne suis pas un saint et mon âme ne mérite pas la félicité qu'évoque Saint-Exupéry dans Citadelle. L'écrivain-poète-reporter me ferait des reproches. « Tu te montres myope et crédule s'il te vient de t'inquiéter des plaintes comme des jurons dont ils se caressent le cœur, et leur expédies tes chanteurs aux confitures sucrées qui nieront les périls de la soif et leur vanteront la béatitude des crépuscules dans le désert. » Je me suis inquiété. Et, je ne veux plus m'inquiéter.

Mais, revenons à "Latillé Actualités" qui va mettre un terme à son contenu tel que le visitent quelque 500 personnes par jour.  Pourquoi ? Parce que les derniers événements locaux, notamment ceux liés à une éventuelle modification du fonctionnement de La Poste, ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Certains de celles et de ceux, qui constituent le Collectif m'ayant si bien habillé pour l'hiver en séance publique du Conseil municipal, me font éprouver un sentiment d'horrible tristesse. J'ai envie de les fuir, de fuir ces personnalités, qui m'ont annihilé, tant elles sont dévorantes de stupidité. Ces gens-là n'ont pas encore intégré le changement du monde. Latillé, comme les autres communes de France et de Navarre, a subi et subit les différents profils de  sociétés, au pluriel. Il y a eu les sociétés du primaire (société centrée sur l'exploitation des ressources naturelles), du secondaire (dominée par la transformation des matières et la production industrielle) et tertiaire (société des services). Elles n'ont pas disparu, elles ont impitoyablement avancé avec la numérisation, avec la société de l'information et, très bientôt, avec la robotisation. Ces avancées entraînent et entraîneront le meilleur et le pire auxquels nous participons tous. À Latillé et ailleurs. Vous ne voulez pas vous associer pleinement aux changements. Je ne dis pas qu'ils sont impératifs et que nous devons être un gang de moutons. Je dis qu'ils sont inéluctables. Et vous ne pourrez pas faire dévier l'inéluctable. Essayez et essayons ensemble de le surmonter  avec intelligence et sans mentir. Le mensonge conduit toujours au désastre. Chacun a le droit d'émettre des avis contradictoires, mais pas avec des propos violents qui menacent, comme "Latillé Actualités" l'a déjà souligné, « de prendre le receveur de La Poste en otage ».  Pas en diffusant des informations erronées. Pas en désinformant tout court. Personne ne peut cautionner une pareille démarche. Ou alors, ce serait n'avoir tiré aucun enseignement du passé. 

Les membres du Collectif prennent le grand risque de superposer puis de confondre passé et présent. Ils pensent combler un fossé alors qu'ils ne font que l'approfondir et qu'ils ne font que diviser la population. L'évolution du monde et sa consistance actuelle, que l'on peut là aussi discuter sereinement, échappent ainsi, et très largement, à leurs perceptions. Individuelle ou collective. Eh ben non ! qu'ils se fassent une raison ! ils ne connaîtront plus jamais la Poste de Latillé comme ils l'ont connue à l'époque où il y avait un receveur et son épouse, un agent de tri du courrier et les facteurs -préposés à la distribution- du bourg et des écarts ! 

Les membres du Collectif, mais pas qu'eux, sont, à priori, réticents à la numérisation galopante qui est déjà la cause d'une fracture sociale et générationnelle. À eux seuls, ils n'aboliront jamais la hiérarchie, consciente ou inconsciente, entre la ville et la campagne. Ils sont des techno-sceptiques impuissants, qu'ils se le disent, et ne pourront rien face aux réformes galopantes des relations économiques, sociales et politiques. Qu'elles soient urbaines ou rurales ! Je ne dis pas que ces réformes sont bien. Je dis qu'il faut que tout le monde s'interroge quant à l'existence même de cette nouvelle société et quant à la prégnance de ses caractéristiques. Lesquelles se sont construites sur un nouveau "modèle" technique et sociétal à un stade où c'est une nouvelle activité économique et un nouveau monde qui prédominent. 

Les membres du collectif pensent tout le contraire de Guillaume Appolinaire qui, dans son poème Zone, fait l'éloge de la modernité. « À la fin tu es las de ce monde ancien » . Oui, ces mêmes membres ont perdu leurs repères face à la puissance temporelle. Ils sont toujours dans cette implacable nostalgie de l'hier qui leur fait nier l'aujourd'hui. Ils ne pourront pas annihiler la modernité. C'est comme ça, il faut savoir raison garder. Le Latillé du XXIe siècle ne sera plus jamais le Latillé d'autrefois. Ils ont le droit de le regretter. Nous avons tous des regrets. Faut-il pour autant vivre dans l'anachronisme ? Avons-nous vraiment le choix de ne pas vivre avec notre temps ? Nous touchons là des questionnements d’ordre moral. Est-ce agir ou se laisser aller que de tirer un bilan des différentes époques ? À la fin, de toutes façons, il faut toujours choisir son camp.

Philippe Rivière

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 16/04/2018