Latille maison dr roux 1

La maison d'habitation et le cabinet médical du Docteur Armand-Roux, ancien maire de la commune, accueillent désormais la mairie de Latillé.

(Photo archives "LACTU")

 

 

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Latille la fontaine 1

Latillé, la fontaine de la place Robert-Gerbier.

 

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ANNEE 2016

Mercredi 28 décembre 2016

Entre terre brune labourée et le ciel bleu parsemé de voiles nuageux.

Vagues de l'océan ou ciel nuageux.

La campagne latiliacoise et ses airs bucoliques.

On dirait le sud de la France ou bien l'Italie avec du linge étendu séchant au soleil de décembre.

Le contraste entre la terre labourée et la terre d'où émergent les jeunes plantes.
Entre terre et ciel.

Soudain, à la nuit tombante, s’invitèrent dans le ciel de beaux nuages roses.

La nature fournit des palettes de couleurs extraordinaires et éphémères. 


Jeudi 22 décembre 2016
ILLUMINATIONS
Il RESTE  encore quelques clichés de Latillé illuminée sur la carte mémoire de l'appareil photo. Elles sont pour le daté de demain, vendredi 23 décembre. 
Aujourd'hui, ce sont des photos de certains points du village qui ont attiré mon regard. Mon point de vue. Ce ne sont pas des photos d'art. Ce sont des repères au crépuscule de ma vie...vécue dans ce Latillé que j'aime par dessus tout. 
Pour ma part, je voudrais que nous ayons tous les ans un Noël blanc. Comme sur les cartes postales. Ce ne sera pas le cas en 2016 alors qu'il a neigé sur les dunes du Sahara, il y a trois jours, mais que les rives de l'Auxances ainsi que notre fontaine et ses abords n'ont toujours pas goûté à la poudreuse. Il en va ainsi de ces Noël qui passent les uns après les autres, à la vitesse du traîneau d'un célèbre bonhomme vêtu de rouge et de ses rennes puissants et dociles. 
Que les photos qui suivent, et celles de demain, soient le modeste cadeau de "Latillé Actualités" à ses visiteurs. Joyeux Noël à toutes et à tous.
Philippe R.


Au début de l'avenue du Poitou et le pont qui enjambe l'Auxances.

Toujours avenue du Poitou et sur le pont mais d'un autre point de vue.

Le porche de l'église Saint-Cybard et la grotte mariale.

L'entrée principale de l'église Saint-Cybard.

Avenue de la Plaine.

Lundi 12 décembre 2016
Hier, le traditionnel marché de Noël, organisé par Latillé Animations, a tenu toutes ses promesses. Exposants, commerçants et visiteurs étaient plutôt satisfaits.

C'EST dans l'après-midi qu'était attendue la foule avec, notamment, en vedette, le Père Noël, autour des stands des 62 exposants. Il y avait là des créations qui ne pouvaient que donner des idées de cadeaux. Il n'était pas non plus interdit de se faire plaisir. Par exemple, se faire tirer le portrait par un pyrograveur... Les chouquettes offertes par le boulanger-pâtissier, Gérald Régnault, ont été appréciées tout comme les huîtres de Nanou et Fifi, les bons vins (à consommer avec modération), les foulards, les créations et autres objets d'art. Il y en a au pour tous les goûts et pour toutes les bourses, comme on dit.
La matinée a été réservée à la partie officielle puisque le président de "Latillé Animations", Didier Ginguay, a accueilli le maire, Benoît Dupont, et son premier adjoint, Alexandre Garetier, ainsi que Benoît Coquelet, vice-président du Conseil départemental de la Vienne, Patricia Persico, candidate PS aux législatives de 2017, Nathalie Guillet, maire de Chiré en Montreuil et Rémy Guichard, maire de Benassay. Sans oublier Nicole (Jourdain), mère Noël et animatrice.
Ensuite, "Latillé Actualités" a passé, comme tous les visiteurs, un excellent après-midi parmi les exposants, les organisateurs, les amis, les copains et
les potes. Un coup de chapeau à toutes et à tous pour la chaleureuse ambiance ressentie, la qualité des produits proposés et la générosité bien 
palpable. A ce titre, nous adressons en particulier un immense bravo à Cécile Souchard, véritable cheville ouvrière de l'équipe bénévole qui a 
formidablement assuré autour de son président, Didier Ginguay, pour que ce marché s'inscrive parmi l'un des tous meilleurs de la micro-région.
Philippe R.

Le tout images


Lundi 5 décembre 2016

Le loto de l'APE affichait complet


Latillé Actualités du 5 novembre 2016
LATILLE PAR QUARTIERS
1 - Résidence du Parc et place de la salle des fêtes
J'AI décidé de partir... de pas loin pour arriver... au point de départ. J'aime Latillé en toutes saisons, et l'automne offre une palette de couleurs et de lumières superbement mises en valeur par un soleil de novembre. Oh ! il n'y a rien d'original dans les photos que j'ai prises, hier après-midi, dans le sens où vous connaissez les lieux que j'ai immortalisés. Mais, il y a toujours des détails qui nous échappent dans les endroits que nous parcourons au quotidien. Et puis, cette balade par quartiers permet de taper la causette avec ceux que l'on croise. Malheureusement, j'avoue n'avoir pas été retardé par mes rencontres. Latillé, c'est un peu -quand même !- village mort ! Je ne sais pas si c'est une particularité de chez nous, je ne le pense pas, mais je me suis heurté, par exemple, à des gens qui, visiblement, n'avaient pas envie de me voir. Ça se sent et ça se constate ce phénomène. La femme ou l'homme qui fouille dans son sac, qui contemple le ciel, qui sort de chez lui ou de chez elle en jetant un regard dans votre direction et qui rejoint hâtivement sa voiture garée sur la place Robert-Gerbier, tout cela, je le connais par cœur. Ça me fait toujours autant marrer. D'autant que je n'ai pas à me moquer de ce petit monde aux allures pédantesques, parce que je suis comme lui. Moi aussi, il y en a que j'évite. Bon, on est toujours le con de quelqu'un...
Bref, vu que ma sortie n'avait pas pour but d'aller à la pêche aux rumeurs savoureuses, souvent fausses -si vous saviez tout ce que j'entends !- j'ai partiellement revisité "mon" Latillé avec la ferme intention de poursuivre pareille visite de temps en temps, et de partager avec vous le résultat photographique de mes virées. J'en profite pendant qu'il fait beau.
Philippe R.


La résidence du parc a pris ses couleurs d'automne.

La pelouse de l'espace jeux de la résidence est encore bien verte.

La cabane et son toboggan.

Il ferait très bon pique-niquer au pied  des quatre beaux résineux.

C'est comme si la montagne était tout près.

Le boulodrome ne voit plus beaucoup de boulistes et les bancs publics très peu d'amoureux.

La salle des fêtes est habillée de rouge et vert.

Une des entrées de la bibliothèque.


À suivre...

2 - La mairie, les écoles, le centre de secours et le Bardeau


La mairie se laisse bercer par le doux soleil d'automne.

La rue du Docteur Armand-Roux plonge sur la place Robert-Gerbier et la fontaine emblème de la commune.

L'avenue du 8 mai et ses célèbres tilleuls dont une partie est à cette heure noyée par les rayons de l'astre solaire.

Même si la sirène s'est tue, le Centre de secours doit beaucoup à son ancien chef de corps, le capitaine Claude Bon.

Vers la fin des années 80, les pompiers en brûlaient d'envie ! Leur nouveau Centre de secours sortit de terre grâce à leur volonté et à celle de certains élus du secteur.

La place du Champ de Foire et une partie des bâtiments mis au service des agents techniques de la commune.

Lécole élémentaire publique et ses tilleuls au garde à vous.

En prolongement de l'école, on voit l'immeuble qui abrite le restaurant scolaire et la salle des Mosellans (à droite).


À l'angle de l'avenue du 8 mai et de la rue du Bardeau, apparaît toujours l'enseigne d'un vieil ami artisan disparu, mais que je n'oublierai jamais.

La courte et étroite rue du Bardeau, ancien chemin de nombreux écoliers du temps passé.

Le calvaire du Bardeau et la rue du même nom (à droite) qui permet de plonger vers la route du bocage deux-sèvien.

Le début de la rue de la Borne aux Moines s'enfile sinueusement vers Lavausseau.

Le carrefour du Bardeau, son balcon, son œil de bœuf et sa maison à trois façades...

Qui sépare la rue Clemenceau (à droite) et la rue du Marché.


Pomme de pin et plantes fleuries sur l'appui et au pied d'une fenêtre : LA VIE en couleurs !

Lundi 31 octobre 2016
http://www.france-pittoresque.com
" Latillé Actualités " remercie chaleureusement et confraternellement la rédaction de La France Pitorresque qui l'autorise à reproduire, totalement ou partiellement, tous les articles de son magazine ainsi que les photos et tous autres graphiques les illustrant. Avec reconnaissance et sympathie.
Samain (Samhain), Toussaint, nuit d’Halloween et Fête des morts

Le texte, les graphiques et les photos de l'article suivant sont le copier-coller intégral d'un article signé par la rédaction de LA FRANCE PITTORESQUE, magazine de 36 pages couleur qui dessine une truculente mosaïque révélant toute la richesse de la « petite Histoire ». Au fil des numéros, s'esquisse une truculente mosaïque du passé, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois, parcourant les aspects d’une vie d’autrefois oubliée ou méconnue. Son propos est : mêler indispensable savoir encyclopédique et plaisantes anecdotes historiques, faire la part belle à une véritable éducation historique ne se limitant pas à d'ennuyeux récits émaillés d'une pléthore de dates.
À cette fin, le magazine est composé d'articles s'appuyant sur des chroniques d'époque illustrées de gravures anciennes, sur le modèle des veillées au coin du feu lors desquelles nos ancêtres aimaient à raconter les traditions, légendes ou personnages ayant marqué le passé de leur région
Les amoureux du passé y trouvent l'opportunité de parfaire leurs connaissances. Les plus récalcitrants y voient l'occasion de se réconcilier avec une Histoire trop souvent abordée de façon peu attrayante.


Samain (Samhain), Toussaint,
nuit d’Halloween et Fête des morts

(D’après « Fêtes et coutumes populaires » paru en 1911,
« Les Celtes depuis l’époque de la Tène
et la civilisation celtique » paru en 1932,
« La civilisation des Celtes et celle de l’époque homérique » paru en 1899,
« La religion des Celtes » paru en 1904, « Les petits Bollandistes » paru en 1876
et « Œuvres de Voltaire avec notes de Beuchot » paru en 1829)

Rebaptisée « Halloween » après que le pape Grégoire IV eût introduit en France, en 837, la Toussaint fixée au 1er novembre, la fête celtique de Samhainexistait voici plus de 2500 ans et se déroulait tous les 31 octobre : adoptée par les Gaulois, elle marquait pour les peuples celtes la fin de l’été, le début d’une nouvelle année, et constituait un moment privilégié de rencontre entre vivants et morts. D’origines distinctes, la « fête de tous les saints » et la « fête de la nouvelle année celtique » ne doivent pas être confondues avec une troisième, le Jour des morts fixé dès 1048 au 2 novembre.
Le culte des morts est aussi ancien que la race humaine. Si haut qu’on remonte dans l’histoire, on le trouve déjà établi au cœur de l’homme : bien avant qu’il y eût des philosophes, les générations primitives du globe envisageaient la mort non comme une dissolution de l’être, mais comme un simple changement d’existence.
Sans doute, ces générations primitives ne croyaient pas que l’âme se dégageait de sa dépouille charnelle pour entrer dans une demeure céleste ; elles ne croyaient pas davantage qu’après s’être échappée d’un corps elle allait en ranimer un autre. Elles croyaient que l’âme du mort restait dans le voisinage des vivants et poursuivait à côté d’eux une existence souterraine et mystérieuse. Et c’est pourquoi, à la fin de la cérémonie funèbre, elles l’appelaient trois fois par son nom, trois fois lui souhaitaient de se bien porter, trois fois ajoutaient : « Que la terre te soit légère ! » L’expression a passé jusqu’à nous, comme aussi la coutume du Ci-gît ou du Ici repose qu’on inscrivait sur les monuments funéraires, et que nous continuons d’inscrire sur les tombes de nos morts.

Consultation d’un druide
La résurrection, croyance adoptée dès l’Antiquité
La croyance à la résurrection des morts est générale dans l’Antiquité. Elle n’est pas une invention des druides, comme on pourrait le conclure à la lecture de César, Méla et Lucain : « Les druides, raconte César, veulent surtout persuader que les âmes ne meurent point, mais que des uns elles passent à d’autres après la mort ; ils pensent que c’est par cette croyance que principalement on excite le courage en ôtant aux hommes la crainte de la mort ». Quant à Méla, il affirme que « des doctrines enseignées par les druides à l’aristocratie, une seule s’est répandue dans le peuple, elle a pour objet de rendre les Gaulois plus braves à la guerre ; cette doctrine est que les âmes sont éternelles et qu’il y a une seconde vie chez les morts ». S’adressant aux druides, Lucain dit que « les ombres ne vont pas au séjour silencieux de l’Erèbe, ni dans les pâles royaumes du profond Dispater ; le même esprit gouverne des membres dans un autre monde ; si vous savez ce que vous enseignez par vos chants, la mort est le milieu d’une longue vie ». Cette doctrine est en fait une tradition antérieure au druidisme.
Un aspect presque universel dans le monde antique est la nécessité d’une barque pour arriver au séjour des morts, connue dans la littérature la plus ancienne de l’Inde. On la trouve dans les textes scandinaves, et même en Egypte. Dans son Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique, Maspero rapporte que montée dans sa barque, l’âme du mort « pénétrait mystérieusement par la fente dans la mer occidentale, inaccessible aux vivants, et attendait la venue quotidienne du soleil mourant (...) La barque de ce dieu (...) s’arrêtait un moment aux frontières du jour ; les âmes instruites en profitaient pour se faire reconnaître et recevoir à bord. Une fois admises, elles prenaient part à la manœuvre et aux batailles contre les dieux ennemis ; mais elles n’avaient pas toutes le courage ou l’équipement nécessaires pour résister aux périls et aux terreurs du voyage ; beaucoup s’arrêtaient dans les régions qu’elles traversaient ».
La situation de cet autre monde varie suivant la position géographique des divers peuples celtiques. Dans La Légende de la mort chez les Bretons armoricains Le Braz remarque que les gens du continent le plaçaient volontiers dans les îles. Une tradition fixée par écrit au VIe siècle par Procope rapporte que les habitants du pays situé en face de la Grande-Bretagne avaient pour charge de conduire les âmes des morts du continent dans l’île.
Au milieu de la nuit, ils entendent frapper à leur porte, et une voix les appelle tout bas. Alors ils se rendent au rivage sans savoir quelle force les y entraîne. Ils y trouvent des barques qui semblent vides, mais qui sont tellement chargées des âmes des morts que leur bordage s’élève à peine au-dessus des flots. En moins d’une heure, ils sont arrivés au terme de leur voyage alors que d’ordinaire il leur faut une journée pour s’y rendre. Là, dans l’île des Bretons, ils ne voient personne, mais ils entendent une voix qui dénombre les passagers en les appelant chacun par leur nom.

Monument celtique : croix de la Montagne
de la Justice, route d’Auray à Carnac
Ce n’est que d’après la littérature épique de l’Irlande que l’on peut se faire une idée de l’Elysée rêvé par les Celtes, pays merveilleux que l’on atteignait en s’embarquant sur une barque de verre au-delà de la mer. On apercevait une grande tour transparente aux contours indécis ; dans les ouvertures des créneaux apparaissaient des formes qui ressemblaient à des hommes. Quiconque essayait d’aborder au pied de la tour était emporté par les flots de la mer. Au delà de la tour s’étendaient des plaines fertiles plantées d’arbres étranges. Quelques-uns avaient des branches d’argent auxquelles pendaient des pommes d’or. Quand on heurtait ces pommes les unes contre les autres, elles produisaient un son si harmonieux qu’on ne pouvait l’entendre sans oublier tous ses maux. Au pied des arbres coulaient des ruisseaux de vin et d’hydromel. La pluie qui rafraîchissait la terre était de bière. Les porcs qui paissaient dans la plaine renaissaient, une fois mangés, pour de nouveaux festins. Partout une agréable musique flattait l’oreille et ravissait l’âme par ses douces mélodies.
C’était bien la vie que le Celte avait pu rêver ici-bas. Toujours jeune, toujours beau, couronné de fleurs, il passait ses jours dans de longs festins où la bière ne cessait de couler et où la viande de porc ne manquait pas. Jamais il ne s’élevait de contestations pour savoir à qui devait revenir le meilleur morceau. Les combats étaient au nombre des plaisirs du peuple des morts ; les guerriers étaient armés d’armes éclatantes ; ils brillaient de l’éclat de la jeunesse ; les batailles étaient plus acharnées et plus terribles que chez les vivants et des fleuves de sang coulaient dans la Grande Plaine. Ainsi le Celte retrouvait dans l’autre vie tout ce qu’il avait aimé sur la terre, la musique, la bonne chère et la guerre.
Cette croyance dans un prolongement de la vie a reçu des rationalistes diverses explications. Et les meilleures, s’il faut dire, ne sont guère satisfaisantes. C’est ainsi que, d’après Herbert Spencer, l’ombre mouvante des objets, l’image humaine réfléchie par les eaux, surtout les fantômes évoqués dans le rêve et l’hallucination durent suggérer aux premiers hommes la conception d’un « double », d’un corps subtil, plus ou moins séparable du corps mortel, d’un simulacre survivant à la mort et auquel on donna postérieurement le nom d’âme.
De cette croyance primitive serait dérivée la nécessité de la sépulture. Pour que l’âme se fixât dans sa nouvelle demeure, il fallait que le corps, auquel elle restait attachée, fût recouvert de terre. L’âme qui n’avait pas son tombeau n’avait pas de domicile. Elle était errante et misérable, et c’est elle qui, pour punir les vivants de ne pas lui avoir donné le repos auquel elle aspirait, les effrayait par des apparitions lugubres.
Mais la sépulture ne suffisait point. Et les morts avaient encore d’autres exigences. Si près des vivants, ils ne voulaient pas être oubliés d’eux ; ils requéraient des hommages, des soins particuliers. Volontaires d’abord, ces soins devinrent rapidement obligatoires, prirent la forme de rites. Ainsi se serait établi le culte des morts. Il y avait un jour de l’année surtout qui était consacré chez les anciens à ce culte.

Vivants et morts cohabitent le premier jour d’automne

Avant l’ère chrétienne, les populations celtes qui peuplaient l’Irlande, la Grande-Bretagne, le nord et l’ouest de la Gaule, célébraient le Samhain ou Samain à la fin du mois d’octobre. Les tribus irlandaises vivaient normalement dispersées, et les sanctuaires étaient en même temps des champs de foire sans rien qui impliquât un culte permanent. La population se réunissait au centre politique et religieux des tribus (lieu où sont les tombeaux des ancêtres) et aux dates de fêtes. Il y en avait quatre principales : le 1er novembre, Samhain, marque la fin de l’été (Samos) et probablement le début de l’année. Six mois plus tard, le 1er mai, au commencement de l’été (cet-saman), tombe la fête de Beltene, ou du feu (tein) de Bel ou Bile. Entre les deux se placent à trois mois d’intervalle les fêtes de Lugnasad (mariage de Lug) le 1er août, et celle de Oimele ou Imbale le 1er février.
Ces quatre fêtes déterminaient dans l’année quatre saisons de trois mois ou quatre-vingt-cinq jours, qui paraissent avoir été coupées par d’autres fêtes les séparant en deux périodes de quarante-cinq jours chacune. Le souvenir de ces dernières n’est rappelé que par des fêtes de quelques grands saints irlandais qui tombent parfois aux mêmes dates, la Saint-Finmian en décembre, et surtout la Saint-Patrick les 15, 16 et 17 mars. Ces fêtes étaient des foires, des assemblées politiques ou judiciaires et aussi des occasions de divertissements et de jeux dont quelques-uns, comme les courses, étaient d’origine religieuse.

Croix celtique près de Carnac
C’étaient surtout des assemblées religieuses, qui se déroulaient dans une atmosphère de mythe et de légende. On racontait qu’à Samhain s’était livrée entre les Fomore (les gens de l’autre monde) et les Tuatha Dé Danann la grande bataille des dieux, la bataille de Mag Tured. A cette date aussi le roi Muiccetach Mac Erca, ayant enfreint les défenses imposées par une fée qu’il avait épousée, fut assailli par les fantômes, et pendant que la fée mettait le feu à son palais, se noya comme Flann dans un tonneau. Le héros Cuchulainn lui-même meurt le premier jour d’automne. Les périodes de fêtes sont des périodes pendant lesquelles les esprits sont lâchés, le miracle est attendu et normalement réalisé.
Le Samhain marquait la fin de l’été et le début d’une nouvelle année. Déguisements effrayants et vivres à profusion marquaient des festivités débutant à la nuit tombée, les premiers ayant pour but de passer auprès des morts pour l’un des leurs, les seconds visant à s’attirer leurs bonnes grâces et à les dissuader de saccager les récoltes. Ce cérémonial permettait de s’assurer d’une bonne année à venir. Un feu sacré, allumé par les druides, honorait Been, le dieu du Soleil, et chassait les mauvais esprits. Chaque famille recevait une braise lui permettant d’allumer chez elle un nouveau feu, qu’elle devait maintenir jusqu’à l’automne suivant.

Du Samain à Halloween, de la Toussaint à la Fête des morts

Sous la domination romaine, le Samain, fêté par les Gaulois, subit l’influence des célébrations en vigueur au mois d’octobre chez les conquérants pour fêter les morts : les feralia. Elles se passaient comme les nôtres en plein air. Les sanctuaires étaient fermés en effet pendant les feralia ; toute cérémonie était suspendue ; il semblait qu’il n’y eût plus d’autres dieux que les mânes des défunts présents sous terre. Aussi leurs tombes étaient-elles le rendez-vous de toute la population des campagnes et des villes. On les jonchait de fleurs et de couronnes ; on y joignait des épis, quelques grains de sel, du pain trempé dans du vin pur. Le reste de la journée s’écoulait en prières et en commémorations.
On voit que notre Fête des trépassés (qui elle, se déroule le 2 novembre et dont l’institution se fera plus tard, au XIe siècle) ressemble singulièrement aux feralia des Latins. Et, de même, nous leur avons emprunté la fête qui précède le jour des morts et que nous appelons La Toussaint. Dans l’ancienne Rome, cependant, cette fête, qui s’appelait les caristia, suivait le Jour des morts au lieu de le précéder. Ovide nous a laissé une description charmante des caristia : « Après la visite aux tombeaux et aux proches qui ne sont plus, il est doux de se tourner vers les vivants ; après tant de pertes, il est doux de voir ce qui reste de notre sang et les progrès de notre descendance. Venez donc, cœurs innocents ; mais loin, bien loin, le frère perfide, la mère cruelle à ses enfants, la marâtre qui hait sa bru, et ce fils qui calcule les jours de ses parents obstinés à vivre ! Loin, celui dont le crime accroît la richesse et celle qui donne au laboureur des semences brûlées ! Maintenant, offrez l’encens aux mânes de la famille ; mettez à part sur le plateau des mets arrosés de libations, et que ce gage de piété reconnaissante nourrisse les lares qui résident dans l’enceinte de la maison ! »
Ce nom de lares, que portaient les mânes considérés comme protecteurs de la famille, de la maison, du domaine, de la tribu et de la cité, paraît avoir signifié maître ou chef. On voulait marquer ainsi que les ancêtres, même disparus, gardaient encore une autorité morale sur les foyers qu’ils avaient fondés. Ils étaient représentés dans l’atrium sous forme d’images de cire ou de statues de bois.
A mesure que le christianisme triompha, les temples des idoles furent détruits en Orient, et en Occident fermés seulement ou convertis en temples chrétiens. En 607, le pape Boniface IV fit ouvrir et purifier le Panthéon - temple que Marcus Agrippa, favori d’Auguste, avait fait bâtir et avait dédié à Jupiter Vengeur - le dédia sous le nom de la sainte Vierge et de tous les martyrs, et y fit transporter vingt-huit chariots d’ossements des mêmes martyrs, tirés des cimetières de la ville. Puis il ordonna que tous les ans, au jour de cette dédicace, le 13 mai, on fît à Rome une grande solennité en l’honneur de la Vierge et de tous ces glorieux témoins du Christ. Le bâtiment prit le nom de Sainte-Marie aux Martyrs, puis Notre-Dame de la Rotonde en raison de sa forme. Telle fut la première origine de la Fête de tous les Saints.

Fête de tous les saints
L’Eglise avait été portée à cette institution pour plusieurs raisons. Une des principales était d’honorer les saints n’ayant pas leur solennité particulière au cours de l’année, soit parce que leur sainteté ou même leurs noms ne nous sont pas connus, soit parce que leur grand nombre empêche de leur rendre un culte distinct et séparé. En 731, le pape Grégoire III consacra une chapelle dans l’église de Saint-Pierre en l’honneur de tous les saints et déplaça la fête au 1er novembre. Mais c’est Grégoire IV qui, venu en France en 837, sous le règne de Louis le Débonnaire, inscrivit la Toussaint au calendrier liturgique universel. Fêtée le 1er novembre, elle se combinait ainsi avec l’antique Samain, fête païenne se déroulant la nuit du 31 octobre au 1er novembre qui prit dès lors le nom de all hallow’s eve signifiant veille de la Toussaint.
Le Jour des morts n’était, lui, pas encore établi. L’usage de racheter par les aumônes et les prières des vivants les peines des morts, de délivrer leurs âmes du purgatoire, s’introduisit au XIe siècle. L’opinion d’un purgatoire, ainsi que d’un enfer, est de la plus haute antiquité ; mais elle n’est nulle part si clairement exprimée que dans le VIe livre de l’Enéide de Virgile. Cette idée fut peu à peu sanctifiée dans le christianisme, et on la porta jusqu’à croire que l’on pouvait par des prières modérer les arrêts de la Providence, et obtenir de Dieu la grâce d’un mort condamné dans l’autre vie à des peines passagères.
Le cardinal Pierre Damien, celui-là même qui conte que la femme du roi Robert accoucha d’une oie, rapporte la légende liée à l’institution de la Fête des morts. Selon cette fable, un pèlerin revenant de Jérusalem fut jeté par la tempête dans une île voisine de la Sicile, où il fit rencontre d’un ermite qui passait là ses jours dans une austère pénitence, n’ayant pour habitation qu’une caverne. Ce saint reclus le reçut fort charitablement ; et ayant appris qu’il était Français, il demanda des nouvelles de Cluny et de son abbé si célèbre, Odilon, avant de lui apprendre que l’île était habitée par des diables ; que son voisinage était tout couvert de flammes, dans lesquelles les diables plongeaient les âmes des trépassés ; que ces mêmes diables ne cessaient de crier et de hurler contre saint Odilon, abbé de Cluny, leur ennemi mortel.
Il dit ainsi : « Ici tout près j’ai vu souvent des flammes effroyables et des feux qui semblent être capables de dévorer tout ce pays : ils sortent des abîmes de la terre, élevant avec eux un million d’âmes, qui endurent des tourments insupportables et expient leurs péchés dans cet embrasement. Elles poussent des cris lamentables, au milieu desquels j’ai distingué les horribles hurlements des démons que j’ai vus, sous des figures affreuses, se plaindre avec rage de ce que plusieurs de ces âmes leur sont ravies avant le temps et sont conduites au ciel en triomphe, grâce aux prières, aux sacrifices et aux pénitences de tous les fidèles, et spécialement aux continuelles mortifications, aux sacrifices et aux prières de l’abbé de Cluny et de ses religieux, qui s’emploient dans cette œuvre de charité et de ferveur avec plus de zèle que tous les enfants de l’Eglise ».
Puis il exhorta fort le religieux, aussitôt qu’il serait arrivé en France, d’en donner avis à Odilon et de le prier de sa part de redoubler ses saints exercices. Ce rapport ayant été fait à Odilon, il établit que chaque année, le second jour de novembre, le lendemain de la fête de tous les saints, on ferait dans les monastères de son obédience la commémoration de tous les fidèles défunts. Ainsi fut initiée (1031) dans le couvent de Cluny la Fête des morts, que l’Eglise adopta et institua en 1048.
C’est ainsi qu’au cours du Moyen Age, la tradition du Samain s’effaça peu à peu en France au profit de la Toussaint et du Jour des morts, pour disparaître complètement et ne demeurer qu’en Irlande.
Note : les festivités d’Halloween durent leur implantation aux Etats-Unis à une maladie de la pomme de terre, qui poussa en 1846 nombre d’Irlandais à y émigrer. La tradition irlandaise consistait alors à creuser d’énormes pommes de terre ou des navets, que l’on illuminait à l’aide de bougies pour en faire des lanternes : en arrivant aux Etats-Unis, les Irlandais substituèrent aux légumes de leurs ancêtres la citrouille qu’ils avaient découverte sur le sol américain. A la fin du XXe siècle, l’initiative d’une société française spécialisée dans le déguisement, bientôt relayée par quelques ténors de l’industrie alimentaire américaine, fut à l’origine du retour en France d’Halloween qui, ne l’oublions pas, fut une coutume celte puis gauloise...


Latillé Actualités du 13 octobre 2016
" RABOLIOT " EN PHOTOS
NOUS n'étions pas en Sologne et Genevoix avait du prévenir Mimi qu'il ne fallait pas m'appeler Monsieur Raboliot. " Ma Flora " n'était pas en compagnie du fameux braconnier mis en roman par le célèbre écrivain-poète qui aimait tant témoigner sur la relation de l'Homme avec la Nature. 
Sur mes terres de chasse, je "traque" le chevreuil avec mon Panasonic qui ne me bride pas. Très souvent bredouille, mercredi après-midi je suis rentré avec trois cervidés sur ma carte mémoire. Ils nous ont longuement regardés et après plusieurs minutes d'observation ont pris un petit trot qui leur a permis de s'éloigner tranquillement. Nous n'avions pas l'air de réprésenter un réel danger même flanqués d'Isis, que j'avais pris le soin d'attacher. Notre reine ne s'intéresse qu'aux merles, mais on ne sait jamais...
Le ciel se couvrant dangereusement, nous avons rejoint la voiture, un refuge bien venu compte tenu du fort vent qui souffla pendant toute notre balade. J'ai "capturé" un agriculteur qui moissonnait un champ de maïs. Puis, une fois à la maison, je fus très heureux de revoir nos trois amis apparaître sur l'écran de l'ordinateur. On s'offre les bonheurs que l'on peut.
Philippe R.


Pan ! Et de trois chevreuils sur ma carte mémoire.


Un agriculteur moissonne un champ de maïs.


Latillé Actualités du 13 octobre 2016
SUR LE SENTIER DE MÉLUSINE
MARDI après-midi, nous nous sommes transportés à Lusignan, où Mimi conserve de délicieux souvenirs d'enfance, et où, pour ma part, j'ai rapporté, pour le journal, les fameuses réunions et manifestations organisées, entre autres, pour le tracé d'une déviation qui permet désormais d'éviter la traversée de la cité mélusine. À ce sujet, je me souviens de la cérémonie inaugurale de ladite déviation par René Monory, président du Conseil général de la Vienne. Le "shérif" avait un sens aigu du respect de Lamartine qui écrivit cette citation, que je ne sais guère respecté :  " L'heure, c'est l'heure... " . Pour les journalistes, qui avaient souvent un planning serré, c'était un avantage que l'ancien président du Sénat fut ponctuel. À l'heure prévue, l'ancien maire de Loudun coupa le ruban tricolore en présence d'une poignée d'élus régionaux, départementaux et locaux aussi précis que lui. Quand le gros des troupes arriva enfin, le père fondateur du Futuroscope avait déjà rejoint la mairie, en compagnie du maire de l'époque, Lionel Huguet, où allaient être exécutés les (trop) nombreux discours d'usage. Et René Monory chambra gentiment les retardataires en leur demandant " si, par hasard, avec la déviation, Lusignan n'avait pas aussi changé de fuseau horaire. "  C'était dit. 
Mardi après-midi, donc, nous n'avons pas parcouru Lusignan par quatre chemins. Mais par Le sentier de Mélusine qui est particulièrement bien entretenu et très praticable. Il longe la Vonne où des cols verts et leurs femelles nagent, barbotent et nasillent à quelques coups de palmes de deux pêcheurs concentrés. Nous abandonnons les palmipèdes et, après quelques simples émerveillements qu'ont suscités les courbes de la rivière, nous devinons déjà la jolie maison qui abrite l'accueil du camping. Avant de rejoindre cet autre lieu chargé des souvenirs de la célèbre Fête de la Plage, où nous assistâmes, au début des années 70, aux concerts en plein air de Johnny, Sylvie et Serge Lama, nous sourions à l'escalier du Clos Pinette qui nous offre ses marches taillées dans la pierre. Puis, vint le viaduc ferroviaire, datant de 1856, dont les arcades enjambent des plaines et des vallées soignées, et sous lesquelles nous nous amusons avec l'écho de nos voix et de nos sifflements, qui déroute notre pauvre Isis. Sous une magnifique et longue voûte ombragée, notre reine retrouve de sa superbe. Truffe au sol, n'est-elle pas en train de prendre la bonne voie pour parvenir à rejoindre Osiris, son mari de frère ? Le mythe n'a pas croisé la légende car nous n'avons rencontré ni le monarque égyptien ni la fée Mélusine se désaltérant avec son époux Raymondin, à la Fontaine de Soif, cette Font-de-Cé si réconfortante.
Nous voilà au cœur de Lusignan, bâti sur un promontoire escarpé où domine le clocher de l'église Notre-Dame-et-Saint-Junien, érigée aux XIe et XIIe siècles, dont les vitraux pourraient colorer les halles sombres et massives, construites en bois et en pierre, en 1853. S'étendent ensuite Les Promenades de Blossac, du nom de l'intendant du Poitou qui, au XVIIIe,  fit raser le château, berceau des Lusignan, édifié au Xe, et dont certains écrivirent qu'il fut l'un des plus grands châteaux forts jamais construits en France. Ici, des allées de tilleuls entourées de rectangles de pelouse et de massifs ont fait naître une splendide terrasse qui domine la vallée de la Vonne, offrant du même coup un panorama vertigineux évoquant la hauteur des fortifications.
Nous replongeâmes vers l'ancienne nationale 11, avec pour ma part, une nouvelle pensée émue pour René Monory qui a permis à l'entrée de Lusignan, en venant de Poitiers, d'offrir une perspective verdoyante voire énigmatique sur cette cité dédiée à Mélusine. 
Philippe R.


Cette petite route conduit jusqu'au camping et à la plage de Lusignan.
Un escalier qui permet d'accéder au Clos Pinette.
Les canards barbotent et nasillent sur la Vonne.

Le barrage sur la Vonne est rafraîchissant.
Une des nombreuses courbes de la Vonne qui coule au pied des fortifications du château.
L'une des maisons qui dominent la vallée.
Les jardins sont très bien entretenus et agréables à l'œ​il.
Un pêcheur très concentré à qui nous n'avons pas osé demander si "ça mordait".
La maison qui abrite l'accueil du terrain de camping.
Comme nous, prenez le Sentier de Mélusine.
Le viaduc ferroviaire apparaît pour surveiller les baignades.
Puis il se rapproche à grands coups d'arcades.
Notamment celle-ci.
Une pièce d'eau naturelle alimentée par la Vonne.
Les halles de Lusignan massives et sombres.
L'Office de tourisme de Lusignan est abrité dans une ancienne partie du château élaborée par Vauban.
Le clocher de l'église Notre-Dame-et-Saint-Junien vu des premenades Blossac.

Geoffroy La Grand Dent compte parmi les nombreux descendants des Lusignan. Ici, une représentation du sanguinaire sur les promenades Blossac.
Mimi a pu revoir la maison de son arrière grand mère et ses hortensias.
L'ancienne RN 11 dont le tracé traversait Lusignan.


Jeudi 6 octobre 2016
MAURY M'A SOURIT
Hier après-midi, nous avons pris, comme souvent, la direction de Maury. J'ai réussi un incroyable tour de force en éduquant les bovins de l'ami Paul. " Debout, couchés ", eh bien, il l'on fait, les deux taureaux. Paisiblement. Alors, il est pas costaud, le gars Phiphi ?... 
Plus loin, se détachait, sur fond de ciel gris noir, le vert de l'élevage ultra-moderne de palmipèdes. Je vous l'accorde : l'odorat est plus attaqué que la vision, mais, au moins, j'ai pu constater combien nos agriculteurs-éleveurs-producteurs ne restent pas les deux pieds dans le même sabot. En famille ou seuls, ils diversifient leurs activités avec une passion remarquable. 
En bordure de chemin, j'ai constaté que les châtaigniers étaient bien gaulés en fruits, et que des baies rouges allaient faire le régal de nos volatiles qui viendront se ravitailler dans les " palisses " très prochainement. 
Enfin, cerise sur le gâteau, un chevreuil a enjambé le chemin plus vite que j'enfile mon pyjama, a couru, s'est arrêté au milieu d'un champ et nous a regardés. Merci pour la pause photo. Chers chasseurs, laissez-le encore nous sourire comme Maury m'a sourit.
Philippe R.

Un taureau peut en cacher un autre et ça fait un bovin à 6 pattes.

Z'avez vu ! Debout, couchés, j'en fais ce que je veux des taureaux. Me voilà éducateur spécialisé...

Les canards sont élevés dans un bâtiment ultra-moderne.

Châtaignes et baies rouges n'annoncent pas le printemps.

Merci, cher chevreuil, d'avoir posé pour la photo, même si tu étais un peu loin. J'ai aimé ton sourire.


Mardi 4 octobre 2016
SUR LES PAS DE MA JEUNESSE

JE  suis un immense nostalgique. C'est comme ça et je n'y peux rien. Vous non plus, vous n'y pouvez rien. Hier, en fin de journée, il m' a suffi de prendre connaissance de la citation du jour pour avoir le moral dans les chaussettes. " Un beau soir l'avenir s'appelle le passé. C'est alors qu'on se tourne et qu'on voit sa jeunesse.” Louis Aragon fut mon crève cœur du moment.  Les neurones qu'il me reste, me déphasèrent sur le " dadaïsme ", animé par le poète, romancier et journaliste parisien. Et de là, vous allez voir comme j'ai l'esprit tortueux, je partis tout à coup sur le " dada " qu'Aragon enfourcha aussi rapidement que le communisme français. Je me mis en selle pour une ballade sur " mes " terres toutes proches. Oui, j'avais décidé d'aller voir mes amis les chevaux. Et je les vis. Toujours beaux, parfois fougueux, le plus souvent calmes, en vis-à-vis de deux ânes aux grandes oreilles dressées dans la douceur du crépuscule naissant. Elles étaient belles " mes " terres en ces instants de déclin d'un jour où j'avais l'impression de retrouver ma jeunesse. Mon enfance. Pourtant fermées, les barrières en bois se sont ouvertes sur les champs et sur des souvenirs inoubliables. Sur l'odeur des foins, sur la levée des œufs dans ce poulailler, où chaque matin était comme un matin de Noël. Un matin de surprise, répété au quotidien et tellement délicieux, que j'en rêvais le soir en m'endormant. Comme l'a écrit Aragon, hier au soir, je me suis tourné, et j'ai vu ma jeunesse.
Philippe R.


Mes amis les chevaux sont fidèles au rendez-vous.
Avec Isis, ce sont cavalcades et jeux de chaque côté de la barrière.
Le plus souvent, la cavalerie se montre très calme.
Attirée par les poules, Isis a tiré sur la laisse et du coup le poulailler penche.
Les ânes ont accouru en voyant Isis et puis ont stoppé leur course pour la surveiller de plus près.
Dans la douceur du crépuscule naissant.
Le poulain suit Isis qui n'en a que faire...La maman connait la passivité de ma chienne.
Un box qui serait bien trop petit pour mon blond préféré.
Un regard d'amour et une encolure mouchetée sous la crinière blanche.


Latillé Actualités du 29 septembre 2016
EN FORÊT DE VOUILLE C'EST LE PIED
Hier après-midi, notre promenade nous a conduits en forêt domaniale de Vouillé Saint-Hilaire. Personnellement, j'ai été marqué par la propreté des lieux. Les allées sont larges et praticables, les sentiers aussi. Il y a beaucoup de fougères. Les unes sont carrément grillées, les autres toujours très vertes. La convivialité est également de mise entre les promeneurs, les vététistes et les cyclistes. Respect. Tout le monde se salue et c'est particulièrement sympa. Deux bûcherons font leur travail alors que nous abordons le sentier ludique sur lequel je me suis essayé aux arbres à musique, sans même pouvoir jouer Au clair de la lune. Je tiens Isis en laisse, c'est obligatoire, et elle n'apprécie guère... Plus loin, une tribu indienne a du passer par là. Des tipis sont reconnaissables. Soudain, le soleil transperce les arbres pour illumine avec précision un tas de bois. Quel feu de joie. C'est peut-être un bonheur simple. Mais, parfois, la simplicité est magnifique.
Philippe R.
Notre entrée en forêt domaniale de Vouillé St-Hilaire.
Les allées sont larges et parfaitement entretenues.
Ben oui Isis, tu dois rester attachée et ne pas craindre de me perdre.
De nombreuses fougères : les unes sont grillées, les autres toujours vertes.
Le soleil vient, avec précsision, "mettre le feu" à ce tas de bois.
Un jeu de quilles très naturel.
Sur le sentier ludique, je n'ai même pas été capable de faire chanter Au clair de la lune aux arbres.
Tout simplement magnifique.
Sur le chemin du retour.
Latillé Actualités du 29 septembre 2016
EN FORÊT DE VOUILLE C'EST LE PIED
Hier après-midi, notre promenade nous a conduits en forêt domaniale de Vouillé Saint-Hilaire. Personnellement, j'ai été marqué par la propreté des lieux. Les allées sont larges et praticables, les sentiers aussi. Il y a beaucoup de fougères. Les unes sont carrément grillées, les autres toujours très vertes. La convivialité est également de mise entre les promeneurs, les vététistes et les cyclistes. Respect. Tout le monde se salue et c'est particulièrement sympa. Deux bûcherons font leur travail alors que nous abordons le sentier ludique sur lequel je me suis essayé aux arbres à musique, sans même pouvoir jouer Au clair de la lune. Je tiens Isis en laisse, c'est obligatoire, et elle n'apprécie guère... Plus loin, une tribu indienne a du passer par là. Des tipis sont reconnaissables. Soudain, le soleil transperce les arbres pour illumine avec précision un tas de bois. Quel feu de joie. C'est peut-être un bonheur simple. Mais, parfois, la simplicité est magnifique.
Philippe R.
Notre entrée en forêt domaniale de Vouillé St-Hilaire.
Les allées sont larges et parfaitement entretenues.
Ben oui Isis, tu dois rester attachée et ne pas craindre de me perdre.
De nombreuses fougères : les unes sont grillées, les autres toujours vertes.
Le soleil vient, avec précsision, "mettre le feu" à ce tas de bois.
Un jeu de quilles très naturel.
Sur le sentier ludique, je n'ai même pas été capable de faire chanter Au clair de la lune aux arbres.
Tout simplement magnifique.
Sur le chemin du retour.


Latillé Actualités du 27 septembre 2016
A MONTBEIL SOUS LE SOLEIL
Cet après-midi, nous avons pénétré au cœur de la forêt de Montbeil à Benassay. Il a fait très beau. Les bruyères fleurissent. Les fruits des houx commencent à rosir. Bientôt, aux mêmes endroits, la forêt prendra son habit et ses couleurs d'automne. Nous nous rafraîchissons. En bout de chemin, des gravats ont été déposés dans le fossé. Ça fait tache, et c'est dommage, dans un lieu tellement magique.
Philippe R.

Dès le départ en forêt, Isis prend nettement la tête du groupe.
Tantôt au soleil, tantôt à l'ombre. Montbeil est magique.
Ravitaillement égale rafraîchissement.
En lisière de forêt, les frondaisons attendent de prendre leurs couleurs d'automne.
Au retour, Isis se laisse même dépasser par sa maîtresse.
Latillé Actualités du 27 septembre 2016
A MONTBEIL SOUS LE SOLEIL
Cet après-midi, nous avons pénétré au cœur de la forêt de Montbeil à Benassay. Il a fait très beau. Les bruyères fleurissent. Les fruits des houx commencent à rosir. Bientôt, aux mêmes endroits, la forêt prendra son habit et ses couleurs d'automne. Nous nous rafraîchissons. En bout de chemin, des gravats ont été déposés dans le fossé. Ça fait tache, et c'est dommage, dans un lieu tellement magique.
Philippe R.

Dès le départ en forêt, Isis prend nettement la tête du groupe.
Tantôt au soleil, tantôt à l'ombre. Montbeil est magique.
Ravitaillement égale rafraîchissement.
En lisière de forêt, les frondaisons attendent de prendre leurs couleurs d'automne.
Au retour, Isis se laisse même dépasser par sa maîtresse.


Latillé Actualités du 26 septembre 2016
UN DIMANCHE AU PARC
Sans vouloir généraliser sur l'inconscience des chasseurs, je préfère, les jours de traque aux gibiers, ne pas me promener dans notre jolie campagne. Je me suis donc déplacé dans un parc que j'adore. Les cyclamens tapissent les sous-bois. Je me raccroche à mes souvenirs d'enfance en embrassant les chênes et les tilleuls. Je fais une pause sur un banc. Isis s'impatiente. Alors je repars et je vais à la rencontre de mes amis les chevaux. La vie est belle.
Philippe R.
Les cyclamens sont de retour et tapissent les sous-bois.


C'est sur ce banc que j'ai fait une pause...
Mais Isis s'mpatientait.
Mon ami le cheval, dont j'ignore le nom, m'accueille toujours avec enthousiasme.
Le cheval et sa roble claire derrière un chêne plus que centenaire.
Latillé Actualités du 26 septembre 2016
UN DIMANCHE AU PARC
Sans vouloir généraliser sur l'inconscience des chasseurs, je préfère, les jours de traque aux gibiers, ne pas me promener dans notre jolie campagne. Je me suis donc déplacé dans un parc que j'adore. Les cyclamens tapissent les sous-bois. Je me raccroche à mes souvenirs d'enfance en embrassant les chênes et les tilleuls. Je fais une pause sur un banc. Isis s'impatiente. Alors je repars et je vais à la rencontre de mes amis les chevaux. La vie est belle.
Philippe R.
Les cyclamens sont de retour et tapissent les sous-bois.


C'est sur ce banc que j'ai fait une pause...
Mais Isis s'mpatientait.
Mon ami le cheval, dont j'ignore le nom, m'accueille toujours avec enthousiasme.
Le cheval et sa roble claire derrière un chêne plus que centenaire.

Latillé Actualités du 22 septembre 2016
MÉLANCOLIE D'AUTOMNE
Voilà bien longtemps que, par manque de motivation, je n'étais pas allé me balader dans la campagne de Latillé. Aujourd'hui, par crainte des chasseurs, Mimi, Isis et moi avons préféré aller noyer notre mélancolie de début d'automne, autour du plan d'eau d'Ayron.
Ces deux promenades nous ont fait du bien psychologiquement et physiquement. C'est toujours ça de pris. Sinon, dans nos chemins communaux comme à Fleix, il n'y a guère de choses qui nous ont tapé dans l'œil. Vrai, quand les moissons sont faites, que les terres ont été labourées, les paysages sont maussades, vides et sans âme. J'ai "claqué" quelques petits trucs que vous allez pouvoir visionner ci-dessous. Rien de sensationnel mais j'ai tellement la passion de l'objectif qu'il m'a fallu jouer de la gâchette. Malgré tout... Idem à Fleix où les pêcheurs ont déserté les lieux, réglement oblige. Le silence était assourdissant. Presque troublant. Nous n'avons croisé que trois personnes et un chien. Ouf, il y avait encore de la vie...
Ph.


Des châtaigniers malades sur fond de ciel bleu.
Un arbre bien planté.
En bas des Gautelières, un ru s'étire lentement.
Après avoir pris un peu de hauteur.
Au plan d'eau d'Ayron, même les canards ne mettent pas les palmes dans l'eau.


Latillé Actualités du 22 septembre 2016
MÉLANCOLIE D'AUTOMNE
Voilà bien longtemps que, par manque de motivation, je n'étais pas allé me balader dans la campagne de Latillé. Aujourd'hui, par crainte des chasseurs, Mimi, Isis et moi avons préféré aller noyer notre mélancolie de début d'automne, autour du plan d'eau d'Ayron.
Ces deux promenades nous ont fait du bien psychologiquement et physiquement. C'est toujours ça de pris. Sinon, dans nos chemins communaux comme à Fleix, il n'y a guère de choses qui nous ont tapé dans l'œil. Vrai, quand les moissons sont faites, que les terres ont été labourées, les paysages sont maussades, vides et sans âme. J'ai "claqué" quelques petits trucs que vous allez pouvoir visionner ci-dessous. Rien de sensationnel mais j'ai tellement la passion de l'objectif qu'il m'a fallu jouer de la gâchette. Malgré tout... Idem à Fleix où les pêcheurs ont déserté les lieux, réglement oblige. Le silence était assourdissant. Presque troublant. Nous n'avons croisé que trois personnes et un chien. Ouf, il y avait encore de la vie...
Ph.


Des châtaigniers malades sur fond de ciel bleu.
Un arbre bien planté.
En bas des Gautelières, un ru s'étire lentement.
Après avoir pris un peu de hauteur.
Au plan d'eau d'Ayron, même les canards ne mettent pas les palmes dans l'eau.


Latillé Actualités du 7 septembre 2016
RÉAMÉNAGEMENT DE L'ESPLANADE DE LA MAIRIE
La vision des lieux vous saute aux yeux comme un papillon se colle au parebrise d'une voiture. Le décor a bel et bien changé sur la petite esplanade qui s'étend devant la mairie, la bibliothèque, la salle des associations et la salle des fêtes. Les haies de lauriers et de buis vont disparaître. Les deux robiniers, autrement appelés acacias, morts et menaçant de tomber sur le toit de la maison commune ont été fermés par une mise à terre effectuée par les agents de l'équipe technique, entre autres le précieux Didier, qui ne garde pas ses mains dans ses poches -et pourtant il en est une qui a beaucoup souffert !- la jolie et rieuse Sandrine, les costauds et non moins sympathiques Sébastien et Greg. Le bois a été débité sur place et sera livré à l'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), La Chèze d'Or, afin d'alimenter la cheminée  et son foyer ménagés dans la salle de vie. Quant aux souches elles seront déracinées dans un second temps, lorsque les plans du réaménagement auront été définitivement tirés sur la comète.
Le conseil municipal, présidé par Benoît Dupont, a en même temps décidé de donner un coup de jeune et un coup de taille en éclaicissant le noisetier qui ornait l'espace vert jouxtant la mairie ainsi que la petite surface qui a accueilli la cuve à gaz.
" Un réaménagement paysager et des plantations d'arbres seront faits prochainement " indique le maire lequel, avec ses confrères élus, souhaite intégrer cette aire de respiration dans un environnement harmonieux et verdoyant qui, petit à petit, va offrir un autre visage au centre bourg de Latillé. Pour votre plus grand plaisir et le nôtre.
Philippe R.


Après avoir pris des photos pour tirer encore des plans sur la comète, Sandrine, spécialiste des espaces verts, rit de nous voir...si beau.
Sébastien s'attaque aux lauriers.
Après avoir fermé les robiniers, Greg souffle sur la sciure.
Latillé Actualités du 7 septembre 2016
RÉAMÉNAGEMENT DE L'ESPLANADE DE LA MAIRIE
La vision des lieux vous saute aux yeux comme un papillon se colle au parebrise d'une voiture. Le décor a bel et bien changé sur la petite esplanade qui s'étend devant la mairie, la bibliothèque, la salle des associations et la salle des fêtes. Les haies de lauriers et de buis vont disparaître. Les deux robiniers, autrement appelés acacias, morts et menaçant de tomber sur le toit de la maison commune ont été fermés par une mise à terre effectuée par les agents de l'équipe technique, entre autres le précieux Didier, qui ne garde pas ses mains dans ses poches -et pourtant il en est une qui a beaucoup souffert !- la jolie et rieuse Sandrine, les costauds et non moins sympathiques Sébastien et Greg. Le bois a été débité sur place et sera livré à l'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), La Chèze d'Or, afin d'alimenter la cheminée  et son foyer ménagés dans la salle de vie. Quant aux souches elles seront déracinées dans un second temps, lorsque les plans du réaménagement auront été définitivement tirés sur la comète.
Le conseil municipal, présidé par Benoît Dupont, a en même temps décidé de donner un coup de jeune et un coup de taille en éclaicissant le noisetier qui ornait l'espace vert jouxtant la mairie ainsi que la petite surface qui a accueilli la cuve à gaz.
" Un réaménagement paysager et des plantations d'arbres seront faits prochainement " indique le maire lequel, avec ses confrères élus, souhaite intégrer cette aire de respiration dans un environnement harmonieux et verdoyant qui, petit à petit, va offrir un autre visage au centre bourg de Latillé. Pour votre plus grand plaisir et le nôtre.
Philippe R.


Après avoir pris des photos pour tirer encore des plans sur la comète, Sandrine, spécialiste des espaces verts, rit de nous voir...si beau.
Sébastien s'attaque aux lauriers.
Après avoir fermé les robiniers, Greg souffle sur la sciure.

Latillé Actualités du mardi 30 août 2016
AYRON, LA JOLIE VOISINE

Dédicace à Gaby
DANS notre ex canton de Vouillé,  j'ai une tendresse particulière pour les 14 communes qui occupaient le territoire. Sans doute parce qu'à un moment donné de ma vie, notamment quand Centre Presse, en 1986, me confia la mission de journaliste reporter détaché sur ce Pays puis, plus tard sur celui des 6 Vallées, je l'ai parcouru de long en large et même en travers. A ce titre, j'ai toujours eu une affection spéciale pour Ayron. La raison de mon émotion pour cette commune me ramène à mes souvenirs de jeunesse, les premiers émois amoureux que les copains et moi allions rencontrer à bicyclette et à cyclomoteur.
Je me souviens de la gare où papa prenait la "micheline" afin d'aller rendre visite à ses sœur et frère demeurant à Parthenay. Je me souviens encore du café et du klaxon de l'autorail grâce auquel le paternel établissait des prévisions météorologiques, quand il l'entendait de notre jardin. Je me souviens encore du plan d'eau et de ses premières vagues partisanes.
Du point de vue professionnel je chasserai volontiers du présent papier les différents drames humains qui se sont joués sur cette terre de plaine. Je rattrape le passé en m'accrochant à des souvenirs parfois festifs et parfois tragiques sur le plan écologique. 
Ayron, ce fut, pour moi et avant tout son maire, Monsieur Gabriel Reau, qui ne m'a jamais défendu de l'appeler Gaby comme le faisaient -et le font encore- ceux qui avaient son amitié et sa confiance. J'ai en mémoire la droiture et le bon sens de cet homme avec lequel j'ai parcouru des centaines de mètres de rives de la Vendelogne quand celle-ci fut gravement polluée faisant mourir, entre autres, des centaines de poissons. Je n'ai plus l'année en tête. La pollution trouva son origine en amont, à la Ferrière-en-Parthenay ( Deux-Sèvres), à cause d'une fuite de nitrates contenus dans une cuveLatillé Actualités du mardi 30 août 2016
AYRON, LA JOLIE VOISINE

Dédicace à Gaby
DANS notre ex canton de Vouillé,  j'ai une tendresse particulière pour les 14 communes qui occupaient le territoire. Sans doute parce qu'à un moment donné de ma vie, notamment quand Centre Presse, en 1986, me confia la mission de journaliste reporter détaché sur ce Pays puis, plus tard sur celui des 6 Vallées, je l'ai parcouru de long en large et même en travers. A ce titre, j'ai toujours eu une affection spéciale pour Ayron. La raison de mon émotion pour cette commune me ramène à mes souvenirs de jeunesse, les premiers émois amoureux que les copains et moi allions rencontrer à bicyclette et à cyclomoteur.
Je me souviens de la gare où papa prenait la "micheline" afin d'aller rendre visite à ses sœur et frère demeurant à Parthenay. Je me souviens encore du café et du klaxon de l'autorail grâce auquel le paternel établissait des prévisions météorologiques, quand il l'entendait de notre jardin. Je me souviens encore du plan d'eau et de ses premières vagues partisanes.
Du point de vue professionnel je chasserai volontiers du présent papier les différents drames humains qui se sont joués sur cette terre de plaine. Je rattrape le passé en m'accrochant à des souvenirs parfois festifs et parfois tragiques sur le plan écologique. 
Ayron, ce fut, pour moi et avant tout son maire, Monsieur Gabriel Reau, qui ne m'a jamais défendu de l'appeler Gaby comme le faisaient -et le font encore- ceux qui avaient son amitié et sa confiance. J'ai en mémoire la droiture et le bon sens de cet homme avec lequel j'ai parcouru des centaines de mètres de rives de la Vendelogne quand celle-ci fut gravement polluée faisant mourir, entre autres, des centaines de poissons. Je n'ai plus l'année en tête. La pollution trouva son origine en amont, à la Ferrière-en-Parthenay ( Deux-Sèvres), à cause d'une fuite de nitrates contenus dans une cuve fissurée. Il y eut beaucoup de pompiers, de gendarmes, de pêcheurs et de bénévoles qui se relayèrent pour limiter des dégâts malheureusement trop importants. J'ai aimé être au côté de Gaby dans ces champs où nous faisions une pause casse-croûte autour d'un bon feu de bois, en compagnie des "troupes" présentes. Autant qu'il m'en souvienne, Noël n'était pas loin. Le ciel était gris et bas. Gaby soufflait de désespoir à chaque méandre de la rivière où s'entassaient des cadavres de poissons coincés par des branches et des souches. 
J'ai également le souvenir des kermesses dans le parc du château qui, au XVe siècle, appartint au Seigneur d'Ayron. L'une d'elles accueillit des combats de catch. La mémoire des dates me fuyant je ne sais plus si c'est ce même jour qu'un terrible coup de vent mit rapidement fin aux festivités. Fallait pas être dans les pattes de Gaby. Valait mieux être autour de la table de la ferme à "buffer" sur un bon café chaud et écouter le maître de Céans évoquer sa commune et le projet de la fameuse déviation. Ses atouts et ses défauts. Nous nous rendions à la mairie et Gaby me précisait le futur tracé. 
Aujourd'hui, lorsque j'emprunte le CD 27 qui relie Latillé à Ayron, je jette toujours un coup d'œil sur le château, le lavoir et la Vendelogne. Hier après-midi, je me suis arrêté sur l'aire de pique-nique. Et je me suis régalé. Il manquait Gaby. J'aurais pu "pousser" jusque chez lui. Je suis sûr que nous aurions été heureux de nous revoir.
Philippe R.


L'arrière du château du XVe siècle surveille la Vendelogne du coin de l'œil.

Voilà qui est confirmé.

Le lavoir d'Ayron théâtre de nos premiers émois amoureux.

Derrière ces arbres, l'aire de pique-nique dévoile ses charmes.

Avec un magnifique saule en toile de fond.

Comme un gros calumet de la paix.

On peut manger à l'ombre des vertes frondaisons.

La Vendelogne est loin d'être en crue.

Et, par conséquent, loin de couper le CD 27 qui relie Ayron à Latillé.
 fissurée. Il y eut beaucoup de pompiers, de gendarmes, de pêcheurs et de bénévoles qui se relayèrent pour limiter des dégâts malheureusement trop importants. J'ai aimé être au côté de Gaby dans ces champs où nous faisions une pause casse-croûte autour d'un bon feu de bois, en compagnie des "troupes" présentes. Autant qu'il m'en souvienne, Noël n'était pas loin. Le ciel était gris et bas. Gaby soufflait de désespoir à chaque méandre de la rivière où s'entassaient des cadavres de poissons coincés par des branches et des souches. 
J'ai également le souvenir des kermesses dans le parc du château qui, au XVe siècle, appartint au Seigneur d'Ayron. L'une d'elles accueillit des combats de catch. La mémoire des dates me fuyant je ne sais plus si c'est ce même jour qu'un terrible coup de vent mit rapidement fin aux festivités. Fallait pas être dans les pattes de Gaby. Valait mieux être autour de la table de la ferme à "buffer" sur un bon café chaud et écouter le maître de Céans évoquer sa commune et le projet de la fameuse déviation. Ses atouts et ses défauts. Nous nous rendions à la mairie et Gaby me précisait le futur tracé. 
Aujourd'hui, lorsque j'emprunte le CD 27 qui relie Latillé à Ayron, je jette toujours un coup d'œil sur le château, le lavoir et la Vendelogne. Hier après-midi, je me suis arrêté sur l'aire de pique-nique. Et je me suis régalé. Il manquait Gaby. J'aurais pu "pousser" jusque chez lui. Je suis sûr que nous aurions été heureux de nous revoir.
Philippe R.


L'arrière du château du XVe siècle surveille la Vendelogne du coin de l'œil.

Voilà qui est confirmé.

Le lavoir d'Ayron théâtre de nos premiers émois amoureux.

Derrière ces arbres, l'aire de pique-nique dévoile ses charmes.

Avec un magnifique saule en toile de fond.

Comme un gros calumet de la paix.

On peut manger à l'ombre des vertes frondaisons.

La Vendelogne est loin d'être en crue.

Et, par conséquent, loin de couper le CD 27 qui relie Ayron à Latillé.


Latillé Actualités du mardi 2 août 2016

Messe des funérailles du père Jacques Hamel 
en la cathédrale Notre-Dame de Rouen

 " Va-t-en Satan, 
va-t-en Satan "
CET après-midi, devant mon ordinateur, j'ai suivi la messe des funérailles de l'abbé Jacques Hamel, prêtre sauvagement assassiné dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) , le 26 juillet dernier, lors d'un office qu'il célébrait devant cinq fidèles de la paroisse.
La cathédrale de Rouen et son parvis étaient noirs de monde. Sans doute plusieurs milliers de personnes. Des chrétiens, des juifs, des musulmans. Peut-être des incrédules. Cette foule avait-elle déjà entendu l'appel de l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun ? Montrait-elle sa force et sa puissance ? Ou peut-être sa curiosité ? Allez savoir. Le père Lebrun, qui présidait la messe en présence de la famille du défunt, des personnalités et des anonymes, fit d'emblée parler la fraternité et  la solidarité. " Je lance un appel à l'union des religions " déclara-t-il dans son mot d'accueil avant de réserver un puissant remerciement " à vous les croyants des autres religions. "
Retransmise par francetvinfo.fr et filmée avec une remarquable décence, la cérémonie fut simple bien à l'image de celui à qui il était rendu hommage. Mais je me demande si le père Jacques Hamel, aussi humble que modeste, aurait aimé le rituel cérémonieux, certes discret mais pesant, d'une Église Catholique un peu perdue au lendemain de l'atrocité commise dans un lieu saint. " Jacques, devant la brutalité de ta mort il faut puiser dans nos cœurs pour trouver la lumière " a admis le prélat de Rouen. " Oui ou non à la victoire de l'amour sur la haine ? La mort de Jacques me convoque à un oui franc " a confirmé le célébrant en s'interrogeant à nouveau sur les douloureuses réalités de l'époque actuelle. " Aujourd'hui, le monde peut-il encore attendre la chaîne de l'amour contre la chaîne de la haine ? Il y a trop de morts au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique " a relevé l'archevêque. Puis Mgr Dominique Lebrun monta au créneau contre l'impensable et l'inimaginable de la cruauté humaine. " Le mal est un mystère."  Et ce fut un ton solennel et affecté, compassé et grave que prit alors l'archevêque en rappelant les faits monstrueux du 26 juillet. " Jacques, alors que tu es tombé à terre à la suite des premiers coups de couteau, tu essaies de repousser ton assaillant avec tes pieds et tu répètes : 'Va-t-en Satan, va-ten Satan'. " Le mal atteint des sommets dans l'horreur qui nous fait sortir de l'humain. C'est ce que tu as voulu dire, Jacques, par tes derniers mots. " Faut-il pardonner ?  " Il ne s'agit pas d'excuser les assassins. Mais toute personne peut changer de cœur avec la grâce de Dieu " fit résonner avec foi Dominique Lebrun.
Enfin, l'archevêque de Rouen lança un appel dans le chœur de Notre-Dame de Rouen. " Nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent, à allumer une bougie, à prier, pour ceux qui le veulent et qui le peuvent, en mémoire du père Jacques Hamel. Vous marquerez ainsi votre refus de voir souiller un lieu saint. " 
Un appel de chœur à cœurs pour rendre un hommage à cet homme de 86 ans qui exerçait avec conviction et honnêteté un ministère déjà bien rempli. Oui, Mgr Lebrun, quelles que soient nos croyances et nos convictions, nous refusons de voir souiller un lieu saint. Ce n'est qu'un au revoir, cher père Jacques Hamel. Oui, nous nous reverrons. Sans larmes. En tous cas, pas celles qui ont inondé nos yeux lorsque la caméra fixa votre portrait placé tout près de votre cercueil. Oui, nous nous reverrons. Parce que nous aurons enfin trouver la lumière.
Philippe R.
Photo francetvinfo.fr

07/09/2016

LATILLÉ

Encore des dégradations

Récemment, au beau milieu de la nuit semble-t-il, un ou plusieurs de nos con-citoyens, volontairement orthographiés en deux mots avec un trait d'union, s'en sont pris à l'enseigne d'un établissement ouvert au public puis sont allés dérober l'étendard tricolore hissé en haut du mât qui côtoie le monument de la Victoire. La gendarmerie a été avertie de ces faits. 

" Latillé Actualités " avait également remarqué, il y a quelques temps, des tags sur une des portes du parc de La Chèze, rue de la Tourette, ainsi que sur le banc en pierre. S'ils sont pris, ces con-citoyens, qu'ils soient condamnés à décaper la porte et le banc puis condamnés aussi à monter et descendre les couleurs matin, midi et soir, et rester au garde à vous durant toute la journée, ceci pendant six mois. Après, et seulement après, on verra si on peut leur donner du Lexomil. 

 

Éditorial

DÉCEPTION

Rassemblement de ce dimanche

en hommage aux victimes de l'attentat de Nice

Nous n'étions que 15 !...

Votre serviteur, qui croyait naïvement à la solidarité des habitants de Latillé, est une fois de plus déçu. Hier matin, place de la salle des fêtes, nous n'étions que 15 à rendre hommage aux victimes de l'attentat de Nice, perpétré sur La Promenade des Anglais, au soir de la Fête Nationale de la France. Oui, nous n'étions que 15 : 10 de Latillé, parmi lesquels des enfants, 2 de Vouillé, 3 de Frozes. Les uns et les autres ont déposé des bougies, une rose, un témoignage écrit "Je suis Nice, pour la Paix dans notre Pays." Nous avons écouté le poème de Jean-François Bernardini, "Dans la main de la terre", observé une minute de silence, puis lancé des applaudissements à la mémoire des disparus et de leurs proches.

Nous n'étions que 15 ! Même si la quantité ne fait pas la qualité, ce nombre de participants est décevant pour un village qui abrite quelque 1 500 âmes. Certes, il s'est agi d'une initiative personnelle, certes ce sont les vacances, certes c'était jour de marché, certes nos élus sont très très pris, mais à l'instar de notre maire, Benoît Dupont, qui nous a fait savoir qu'il était retenu par ailleurs, mais qu'il était présent avec nous par la pensée, un des leurs pouvait faire un tout petit effort ne serait-ce qu'épistolaire ou téléphoné. Cela vaut également pour le mouvement associatif local. Certes, il n'y avait pas un coup à boire, certes il n'y avait pas de bonne bouffe, certes "Latillé Actualités" n'avait pas super médiatisé ce rassemblement en ne le faisant savoir que sur le site et sa page Facebook. Certes ! J'en conclus avec une colère et une déception non dissimulées qu'à part son nombril il n'y a pas grand chose qui intéresse la population. La solidarité, la mémoire et son devoir sont ailleurs... Dans ces manifestations où l'on se montre, où l'on est vu, dans celles où l'on s'amuse et où l'on s’enivre jusqu'au bout de la nuit... Latillé n'est pas du genre à pleurer sur le sort des autres. Latillé est du genre à se plaindre, Latillé croit qu'elle est une grande alors qu'elle joue humainement et sentimentalement dans la cour des tout petits.

Nous n'étions que 15 !... Sans doute "15 cons" aux yeux d'une majorité qui dira avec satisfaction à l'autre : "Je te l'avais dit qu'il n'y aurait personne". Il n'y avait pas personne. Nous étions 15 ! 15 hommes, femmes et enfants qui ont conscience que 'l'homme n'est ni grand ni petit mais qu'il a la taille de ce qu'il sait aimer et respecter." Merci Latillé, une fois de plus, TU as prouvé que TU sais aimer et respecter. Nous sommes 15 à savoir que nous n'avons rien à attendre de TOI. Finalement, sommes-nous tellement surpris ?!...

Philippe R.

 

COUP DE GUEULE

La bêtise humaine a encore de beaux jours devant elle à Latillé -ailleurs aussi !- et je me dis, en commençant ce coup de gueule, que je ne devrais même pas faire de la publicité aux imbéciles qui ont œuvré dans notre bourg, la nuit dernière. C'est sûrement leur faire trop d'honneur, mais il faut également informer la population des actes de malveillance qui pourraient coûter la vie à nos concitoyens.

Il était 1 h 20 du mat'. Je me promenais avec Isis. Après le monument de la Victoire, j'aperçois une masse en plein milieu de la rue de la République. À la hauteur de la cour de la résidence de la Croix. Ah, un conteneur à poubelles ! Je le pousse et l'installe sur le parking tout proche à côté d'un de ses "congénères". 

Plus loin, plus haut si j'ose dire, un peu après notre fontaine locale, et toujours en plein milieu de chaussée, une grosse pierre. Même manœuvre de ma part, et j'en ai quasi plein le dos de déplacer l'imposante chaille.

Je laisse chacun libre d'imaginer ce qui aurait pu éventuellement arriver si un automobiliste, un cyclomotoriste, un cycliste, un motard, voire un piéton n'avaient pas vu ces obstacles à temps.

Aux connards -c'est Français, c'est dans le dico- auteurs de ces "exploits" je dis "bravo", ils ont réussi à faire parler d'eux. Mais si, ce soir, demain ou un autre jour, je chope l'un d'eux, promis juré, je lui donnerai de l'élan avec un bon coup de pied au cul -c'est également Français et également dans le dico. C'est une manière de faire le siège à la bêtise humaine.

Philippe R.

09/06/2016

 


Latillé Actualités du mardi 12 juillet 2016

Z'ETAIENT CHOUETTES LES FLEURS DE LATILLE

Comme les oiseaux, les fleurs sont de toutes les couleurs !

 

La conjonction des efforts de l'équipe municipale, présidée par Benoît Dupont, et ceux des employés municipaux nous offrent un regard différent sur l'entrée (la sortie) de Latillé, en direction (revenant) de la plaine d'Ayron, avec l'aménagement de superbes massifs et d'un passage piétonnier pour une meilleure sécurité. Au-delà, notre campagne alentour est magnifique avec ses champs de céréales, ses bottes de paille et les vielles installations qui s'adaptent au paysage moderne. Prenez en plein les yeux !

P1160790Latillé - Avenue de la Plaine, route d'Ayron, les massifs ont fleuri pour le régal des yeux mais pas que. Elle est belle notre commune !

 

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C'est le bouquet !

P1160795Latillé - La pelouse est prisonnière de sa clôture. Les fleurs, elles, sont libres. Elles filent vers la plaine d'Ayron.

P1160789Latillé - Avenue de la Plaine, en bordure de la route d'Ayron, un passage a été aménagé pour la sécurité des piétons. Passage arboré et fleuri...pour la vie.

P1160792Latillé - Les fleurs, comme les oiseaux, peuvent être de toutes les couleurs !

P1160787Latillé - Les insectes butineurs se régalent de cette diversité.

 

P1160794La verdure et les fleurs font les yeux doux au roc.

P1160785Ayron - En attendant le soleil si prisé des vacanciers, l'agriculture a trouvé un bon tuyau pour plaire au maïs.

P1160784Ayron - L'arroseur a fait pousser le maïs, le château d'eau et la coopérative agricole.

P1160793Latillé - À Puy-Hervé, un pailler en bordure de haie surveille le colza.

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Deux bottes de paille qui se font la courte échelle pour être aussi grandes que le vieux château d'eau de Puy-Hervé / Boisguillon.

P1160782 Ayron - La roue tourne : les céréales vont bientôt rejoindre la coopérative agricole.

P1160783Ayron - Des épis cernés par les bois de Fleix.

 

Latillé Actualités du jeudi 7 juillet 2016

LATILLE NOUS JETTE DES FLEURS

 

À LATILLÉ, notre campagne est particulièrement verdoyante. Afin de réduire les espaces goudronnés la municipalité, l'an passé, prit la décision d'aménager des massifs de fleurs et plantes. L'équipe technique du dévoué Didier Fillon se mit à l'œuvre et le résultat obtint un prix d'encouragement "village fleuri" délivré par le Conseil départemental de la Vienne. Ce mercredi, j'ai chaussé mes "charentaises" d'extérieur et j'ai fait le tour de la place de la salle des fêtes pour mettre en boîte les jolies couleurs qui épousent la verdure de la résidence du Parc. Avec le soleil, ce fut encore plus chouette. Je partage avec vous quelques clichés. Bientôt, je tenterai une sortie avenue de la Plaine... 

Philippe R.

 

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Latillé Actualités du lundi 4 juillet 2016

AUTOUR DE "MON" CLOCHER

 

À l'heure de l'église

EN cette saison, la végétation m'empêche de le voir du balcon ou de la fenêtre du bureau. Alors je suis parti me mettre à ses pieds. Quand mon regard, mon cœur et mon âme le perdent de vue, ne serait-ce que quelques jours, je suis un peu désorienté. P1160746Je fais partie de ces "imbéciles heureux qui sont nés quelque part", comme l'a écrit et chanté Georges Brassens.

Oui, cet après-midi, je suis allé, très petitement, randonner autour du clocher de l'église Saint-Cybard, patron de la (sous) paroisse de Latillé, dont la fête est le 1er juillet.

J'y ai rencontré la sympathique Jeannette qui m'a connu en culottes courtes. Nous avons discuté un peu. Des anciens qui sont partis, des jeunes désemparés et du "monde qui est devenu fou". Sa maison, en léger recul de la rue du Petit-Bourg, qui "est trop passagère et trop bruyante", est séparée de la voie publique par le trottoir et une courette. Ici, c'est le choc du temps, la beauté d'un milieu humble et bon. Ici, ce sont des gants de toilette suspendus au fil à linge par des épingles en bois. Ici, c'est cette porte percée d'un losange qui laissait passer un peu de jour dans des cabinets d'aisance rudimentaires. Ici, c'est Jeannette la brave, arc-boutée contre le montant de la porte d'entrée, qui a délaissé sa vaisselle pour m'accueillir à bras ouverts. "Ben sûr, mon pt'it, que te peux prendre la maison en photo et pis la mettre sur ton journal." De purs instants de bonheur au gré d'une rencontre de cœur!

P1160756J'y ai claqué des photos. Du sanctuaire, de l'horloge de son clocher, de ses alentours, piqué sur "ce plan de l'église", au milieu des marronniers, d'où j'ai vu le haut du "grand" bourg, la cloche de la "pendule" de la poste, la sirène du centre de secours et son antenne de télécommunications, des hautes cheminées et des toits qui forment comme un puzzle terminé. J'ai vu les vertes frondaisons du parc de La Chèze et d'autres couleurs chatoyantes. 

J'y ai rencontré une professionnelle de l'ADMR que j'ai connue alors qu'elle était enfant -la roue tourne- et nous avons fait un brin de causette. 

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas frôlé les lauriers qui se dressent face à la sacristie. Bien longtemps que je n'avais pas revu le noisetier qui n'a jamais étouffé au milieu de ces oléandres ne voyant jamais la vie en rose. 

Avant de repartir, j'ai regardé ma montre bracelet. Puis l'horloge du clocher. Elles indiquaient la même heure. Leurs aiguilles venaient d’effacer le même temps. Le mien... Le vôtre. Ici et ailleurs.

Philippe R.

 

 

 

 

 

 

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L'église au pied du mur.

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Un des ornements des murs soutenant le porche de l'église.

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Prendre ces quelques marches...

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Pour aller saluer monsieur l'escargot.

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L'église Saint-Cybard dans son écrin de verdure vue de la rue du Petit-Bourg.

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Le calvaire surplombe la rue du Petit-Bourg.

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L'arrière de la sacristie.

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A Latillé aussi, nous avons une jolie maison aux volets bleus.

 

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La petite impasse qui relie la rue de l'église à l'avenue de la Plaine.

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L'arrière du chœur et de la sacristie.

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Les marches qui permettent d'accéder au plan de l'église.

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Le clocheton, les marronniers et les couleurs chatoyantes d'une maison.

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La porte d'entrée de la petite chapelle.

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Un œil (de bœuf) sur l'église.

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On distingue le "grand" bourg, la demeure qui abrite la poste et la sirène du centre de secours.

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Les vertes frondaisons du parc de La Chèze.

Latillé Actualités du 22 juin 2016

FETE DE LA MUSIQUE

UNE EXCELLENTE PORTEE SUR "LA CHEZE MUSICALE"

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La fête de la musique baptisée " La Chèze Musicale  par l'association " Latillé Animations " organisatrice de cette manifestation qui aurait du susciter plus d'intérêt auprès des habitants de Latillé voire d'ailleurs. 

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" Pirouettes et Balivernes " : du génie et du talent au bonheur des enfants mais pas seulement. Mille bravos aux trois musiciens chanteurs qui ont amplement mérité le succès salué par un chaleureux public.

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Le spectacle de  " Pirouettes et balivernes " va devenir participatif. Les enfants ne vont pas rester assis très longtemps.

Album photos / Fête de la musique→ Cliquer ici

Vidéo→ https://youtu.be/0nl8TVcS3k4​

Vidéo→ https://youtu.be/sogsW36ITaA

Vidéo→ https://youtu.be/Egm83kqKy1I

Vidéo→ https://youtu.be/_uiS__mOgNY

Vidéo→ https://youtu.be/R6adjQIO86k

Vidéo→ https://youtu.be/eb5egwLFI_A

 

Toutes les photos et les vidéos de la fête en cliquant ci-dessus

 

Latillé Actualités du jeudi 26 mai 2016

RENCONTRE ELUS HABITANTS

Plus de réserve d'argent

 

Dernièrement, à la salle des fêtes, s'est tenue une réunion publique élus/habitants présidée par Benoît Dupont, maire. Quelque 70 personnes ont participé à cette rencontre signifiant ainsi que la communication est importante pour la population.

NOUS retiendrons la droiture de la majorité des élus qui entouraient le maire lequel, pour son cas personnel, dégage une loyauté et une sincérité conformes à son humilité et à sa disponibilité.  Et tant pis si "Latillé Actualités" se fait traiter de lèche-bottes. Le site assume.

Nouvelle intercommunalité

" Il faut faire avec les nouvelles règles du jeu " a précisé le maire après avoir dressé un bilan des récentes réalisations municipalesLatille elus et habitants 4 dont vous pouvez prendre connaissance en lisant les comptes-rendus des réunions de conseil. Parmi les nouvelles règles du jeu évoquées par Benoît Dupont, il faut notamment prendre en compte le territoire de la nouvelle intercommunalité qui a fait que la "Com-Com" de Vouillé a fusionné avec ses consœurs mirebalaises et neuvilloises.  " Soit une population d'environ 40 000 habitants et des élus qui doivent apprendre à se connaitre tant au niveau de leur spécificité qu'à celui de leur fonctionnement et de leur problématique respectifs "  a admis le premier magistrat en souhaitant  " que tout le monde mette de la bonne volonté parce qu'il va falloir construire cette nouvelle oraganisation afin qu'elle soit effective au 1er janvier 2017. "  En vertu de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) qui spécifie qu'à cette date " l'intercommunalité doit être renforcée en transférant les compétences des communes vers les intercommunalités pour mutualiser davantage ". Mais, qui dit " nouveau bassin de vie " dit aussi que tirer la couverture à soi risque de créer quelques séismes, entre autres, sur la représentation de chaque commune. " Il y a des communes qui ont déjà fait le choix de la fusion "  a rapporté Benoït Dupont. Le maire de Latillé, comme tout un chacun, n'est pas dupe. " La nouvelle intercommunalité va produire des capacités financières considérables qui vont en faire une puissance importante. " Pour autant, pour le premier magistrat latilliacois, il faut rester vigilant quant au maintien du service public " dans ce territoire à forte représentation de petites communes rurales. " Et de citer quelques exemples : la déchetterie, la "piscine", le ramassage des ordures ménagères, etc.

L'atout école

Et puis les écoles. Maternelle et élémentaire. À ce titre, on ne saurait reprocher à Benoît Dupont d'endosser un costume de fervent défenseur de l'école. " [Elle] va devenir l'atout majeur dans la commune avec le collège Arthur-Rimbaud qui est intégré au sein du schéma départemental de l'aménagement numérique (Ndlr : SDAN) ".  C'est pourquoi et aussi, " pour l'indispensable sécurité des enfants et pour une économie d'énergie, les actuels 2 classes préfabriquées de l'école et le préau vont être supprimés afin d'être remplacés par des constructions neuves. Le projet est évalué à 400 000 €. "  Entre nous soit dit, bien que des améliorations aient été apportées à moindre coût grâce à l'intervention de l'équipe technique municipale, la "vitrine" du "groupe" scolaire ne va en être que plus attrayante parce que plus fonctionnelle.

Salle des fêtes

Latille elus et habitants 2Du nouveau également pour la salle des fêtes dont " nous allons réhabiller l'enveloppe grâce à un effet d'aubaine, le fonds de soutien à l'investissement local.  L'évaluation de ce pojet est de 180 000 €, il est dimensionné en fonction de nos moyens " a indiqué le maire en précisant : " Nous allons pouvoir faire de l'autofinancement car nous avons plus de réserve d'argent maintenant. "

Place Robert-Gerbier et voirie

Le réaménagement du centre bourg avec celui de la place Robert-Gerbier est à l'étude. " Il donnera lieu à un débat participatif avec l'implication de la population et toutes les bonnes volontés seront les bienvenues " a appelé de ses voeux Benoît Dupont après avoir spécifié que se tiendra " une rencontre avec le tésorier public pour connaitre le taux d'emprunt " et " qu'une pré-étude chiffrera le projet. "

L'aménagement de la voirie est également au centre des préoccupations des élus et des habitants. Notamment, les entrées du bourg côté Montreuil-Bonnin et Benassay à cause du collège public. Il n'y avait qu'un pas pour franchir la fameuse déviation dont le tracé avait été retenu fin 2009 et qui n'a toujours pas vu le jour.  " La situation des terrains est débloquée selon le Conseil départemental a signifié le premier élu de Latillé en rappelant au passage " qu'à l'époque la Communauté de communes de Vouillé était concernée. " Quid avec la nouvelle intercommunalité ? 

Si l'installation d'une antenne relais pour la téléphonie mobile implique avant tout des opérateurs, le conseil municipal a toutefois pré-réservé, pendant 3 ans, un terrain situé à côté des ateliers municipaux du Moulin à Vent. Certains riverains se sont inquiétés d'une telle installation compte tenu de la pollution visuelle ainsi que des effets liés à la santé et à la sécurité.

Avant que ne s'instaure un débat avec la salle, Benoît Dupont a été formel sur un projet éolien. " Il n'y en aura pas tant que nous serons là. "

Un nouveau vent d'information publique devrait souffler le premier vendredi du mois d'octobre prochain.

Philippe R.

 

Latillé Actualités du 18 mai 2016

MATÉRIALISATION DES LIENS D’AMITIÉ AVEC KEMPLICH ET KLANG

"Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir." Maréchal Foch cité par Cécile Reau, présidente de Les Amis d'Ici et d'Ailleurs

 

Latillé et les Mosellans de Kemplich et Klang ont matérialisé leurs liens d'amitié, samedi dernier place du Champ de Foire, par la pose d'une plaque commémorative et le baptême de la "Salle des Mosellans" en souvenir de l'exode de leurs parents et grands parents, en 1939, sur cette terre inconnue de la Vienne. Récit.

TOUS ont été naturels, spontanés, sincères et sans prétention. Sans effets de manches. Benoît Dupont, maire de Latillé, ses collègues mosellans de Kemplich et Klang*, Patrick Berveiller et André Pièrrat, les conseillers départementaux, Benoît Coquelet, vice-président de la Vienne, Pierre Zenner, élu P1160588du canton de Metzervisse et maire de Kœnigsmacker ont laissé parler leur cœur et ce fut magnifique. À l'image de Cécile Reau, présidente de l'association de Latillé Les Amis d'Ici et d'Ailleurs, P1160586transmettant " notre avenir aux enfants " dans un style délicat et épuré au cours duquel elle a rendu hommage à Michel Menegoz, premier adjoint de Kemplich, cheville ouvrière du rapprochement entre les communes amies. Ayant souhaité une cérémonie simple, parce que la simplicité est toujours la plus belle, les intervenants ont réussi leur pari. Ils n'ont pas sombré dans le pathos. Ils ont tenu des propos mesurés et pondérés. Profonds et authentiques. Ils ont évoqué "l'abnégation et la générosité" des uns et des autres. "Relayé l'histoire et le passé pour le futur" grâce à la participation des enfants de l'école élémentaire publique de Latillé, encadrés par le professeur Bertrand Pain. Ces enfants qui ont (ré)écrit l'histoire de la débâcle des Mosellans. Et ils l'ont racontée, au micro, appuyant ainsi la réflexion humaniste de Benoît Dupont qui souhaite que ces liens d'amitié se prolongent avec la jeunesse de Latillé. Oui, tous les intervenants ont été élégants et modestes de bout en bout. Salués par les applaudissements des nombreux invités, parmi lesquels Claude Bertaud, ancien président du Conseil général de la Vienne, des élus de Latillé et leurs collègues de communes voisines, des représentants des communautés scolaire, associative, culturelle, des anciens combattants et des sapeurs-pompiers volontaires.

Une "aventure" humaine

Il est des jours de printemps qui sont tels des jours d'hiver avec un ciel gris comme le bitume de la Place du Champ de Foire. Le soleil était ailleurs. Dans les cœurs, dans P1160593les yeux, dans les "tripes". Il brillait ici et là parce que, en ce samedi 14 mai 2016, était venu le temps de l'aboutissement de quatre ans de contacts entre Latillé et les communes de Kemplich et Klang en Moselle. " Nous allons scellé l'amitié et la solidarité entre nos populations respectives " s'est réjoui Benoît Dupont avant que ne soit dévoilée une plaque commémorative sur laquelle, dans du marbre parsemé de veines colorées, sont gravés à jamais ces mots : " En souvenir des habitants de KEMPLICH et de KLANG qui ont été hébergés par la population de LATILLÉ de 1939 à 1940. "  Au-dessus de cette phrase, qui condense à la fois "la douloureuse aventure humaine" des uns, qui résume "l'accueil et la générosité des autres", et 77 ans après leurs parents et grands parents, Latillé et ses hôtes ont honoré la symbolique de leur alliance humaine. Une affinité surmontée des blasons respectifs des trois communes qui sont incrustés côte à côte. Inscrite dans le marbre d'une histoire. Au pied des escaliers d'une salle baptisée " Salle des Mosellans " , où avait été installée une exposition retraçant les déplacements des populations de Lorraine. "Un intérêt porté à la culture" a noté le maire de Kemplich.

À l'angle de la rue de la Mauvetterie, c'est dans cet immeuble, qui abrita la mairie et le logement de fonction des directeurs du collège d'enseignement général (CEG) que furent accueillis, à l'aube de l'automne 1939, les réfugiés civils Mosellans à qui les autorités françaises venaient d'intimer l'ordre d'évacuer la zone rouge de la ligne Maginot. Ainsi, quelque 300 000 d'entre eux, habitants de 300 communes de Moselle, abandonnèrent tout pour rejoindre la Vienne et les départements limitrophes. Latillé en accueillit 113 de Kemplich et 111 de Klang. La plupart étaient des vieillards, des femmes, des infirmes et des enfants. Ils parlaient un patois inconnu. Ils étaient anxieux. Latillé était surprise et curieuse... " Ils ont laissé derrière eux tout ce qu'ils avaient de plus cher " a témoigné Patrick Berveiller avant de poursuivre : "Tous ont ou avaient une grande reconnaissance pour Latillé, des liens se sont tissés, alors aujourd'hui nous sommes heureux et fiers de matérialiser l'amitié et la solidarité de nos populations grâce au concours officiel de la mairie de Latillé et de son maire Benoît Dupont." Ce moment d'échanges "est le symbole de notre rapprochement et de notre solidarité" a insisté André Pièrrat en précédant les honneurs rendus par Cécile Reau. "Honneur aux curés, aux enseignants, à Latillé, honneur aux élus qui ont tout fait pour rendre le séjour des Mosellans moins pénible". Si ce drame appartient à un passé que d'aucuns qualifient de révolu, la présidente des Amis d'Ici et d'Ailleurs leur a rappelé cette citation du Maréchal Foch. "Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir." 

Témoignage du passé

P1160590"Ce souvenir qui est le témoignage de ce qui appartient au passé mais qu'il faut aussi comprendre" a insisté Madame Reau. Puis il y eut d'autres temps forts comme cette splendide ligne d'élus, ceints de leur écharpe tricolore, se donnant la main, à l'initiative de Benoît Coquelet, pour personnifier devant les invités cette amitié indéfectible qui unit les populations. La sagesse sincère des élus de terrain. La sagesse également de Claude Bertaud qui a mis en exergue "la filialité entre ces deux territoires que sont la Vienne et la Moselle où respectivement d'heureux événements sont venus la confirmer tel un serment.  Avec, à Benassay,  le baptême d'une rue au nom de Kœnigsmacker, et la visite en Moselle d'un Center Parcs modèle du futur Center Parcs qui allait voir le jour dans la Vienne, grâce à la compétence et à la bienveillance de feu Monsieur le Préfet Bernard Niquet, ancien préfet de Poitou-Charentes et de Lorraine." 

L'an passé, une délégation de Latillé s'était déplacée en Moselle "où il lui fut réservé un merveilleux accueil" a témoigné Benoît Dupont. Les échanges de présents, de bises et de poignées de mains de ce samedi 14 mai 2016 ont dégagé une émotion parfois difficile à masquer -n'est-ce pas Micheline (Trouvé) ? Ils laissent à penser que les 27 Mosellans présents ont tout autant apprécié leur séjour (chez l'habitant) à Latillé. Les Amis d'ici et d'ailleurs. Les Amis de Latillé, de Kemplich, de Klang. Merci pour cette belle leçon d'Amitié et du grand "A" qui la chapeaute avec une sincérité réciproque qui s'est par ailleurs manifestée autour d'un cocktail et d'un banquet . Avec l'émoi au menu. 

Il est des jours de printemps faits d'un ciel gris et balayé par un vent quasi glacial. La chaleur était dans les cœurs. Le soleil aussi. Ce fut tout simplement beau et émouvant.

Philippe R. 

 

* Kemplich : 163 habitants (2013) - Klang : 241 habitants (2013) Source Wikipedia

 

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Benoît Dupont, maire de Latillé, a accueilli l'ensemble de ses hôtes.

P1160582Des élus de Latillé, des élus des communes voisines et des représentants du monde associatif local ont participé en nombre à la réception des Mosellans.

P1160585Patrick Berveiller, maire de Kemplich, a témoigné de l'accueil et de la générosité de Latillé en 1939 comme en 1940 malgré des circonstances différentes.

P1160587Le symbole du rapprochement et la soldarité soulignés par André Pièrrat, maire de Klang.

P1160586En présence de leur professeur, Bertrand Pain, les enfants de l'école élémentaire publique de Latillé ont raconté la douloureuse aventure des Mosellans.

P1160583P1160581P1160580P1160579

P1160584Benoît Dupont et ses collègues mosellans, en compagnie de Cécile Reau, sont prêts à dévoiler la plaque commémorative.

P1160591La plaque en souvenir de l'exode des Mosellans.

P1160593 1P1160592P1160595P1160596Benoît Dupont, maire de Latillé et Cécile Reau, présidente de l'association Les Amis d'Ici et d'Ailleurs peuvent être fiers de la réussite de la réception et de la commémoration avec leurs amis Mosellans.

P1160597Le souvenir incrusté dans le marbre aux veines colorées.

P1160598Rien à ajouter.

P1160600L'exposition Salle des Mosellans.

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D'un caractère de tout temps optimiste, Agnès (à gauche) rejoignit Latillé à l'âge de 5 ans chez la famille Peltier et à la Maison Jolly où ici, une seule pièce était réservée à l'enfant, ses parents, ses grands parents, ses oncle et tante, un cousin. "Je me souviens quand nous sommes partis de chez nous j'étais toute heureuse de voyager d'abord dans la charrette à foin tirée par trois chevaux que nous avons du laisser à la gare, puis en train." Agnès, sa fille Marie-Laure (au centre) était accueillie par Jeannette Peltier.

P1160617Cadeaux souvenir et reconnaissance de Patrick Berveiller à Benoît Dupont.

P1160618De André Pièrrat à Cécile Reau.

P1160615L'émotion perceptible de Micheline Trouvé, retraitée de l'Éducation nationale, qui œuvre au sein des Amis d'ici et d'Ailleurs.

P1160613Cadeaux également de Pierre Zenner au vice-président du Conseil départemental de la Vienne, Benoît Coquelet, et au maire de Benassay, Rémi Guichard.

P1160619Au cours de la réception organisée sous le préau de l'école primaire de Latillé.

P1160608Claude Bertaud et Pierre Zenner ont échangé des souvenirs.

P1160611P1160622De gauche à droite, Claude Reau des Amis d'Ici et d'Ailleurs, Michel Menegoz et Patrick Berveiller. 

 

Latillé Actualités du 9 mai 2016

LES DÉCORÉS DU 8 MAI

Quatre médaillés

LA cérémonie commémorative du 8 mai 1945 s'est déroulée sous la présidence de Roger Hurtault en présence de Benoît Dupont, maire de Latillé et de P1160545Benoît Coquelet, vice-président du Conseil départemental de la Vienne, conseiller départemental du canton de Vouneuil-sous-Biard. Les deux élus, accompagnés de deux enfants de l'école primaire, ont dirigé la cérémonie des couleurs face aux porte drapeaux de l'Association des anciens combattants de Latillé. Participaient également des élus locaux, un groupe de jeunes de l'école publique avec Stéphanie Girard, présidente de l'association des parents d'élèves, une délégation des sapeurs-pompiers de Latillé sous les ordres de l'adjudant-chef Stéphane Brottier, avec la participation de Jacky Rivière, commandant honoraire, François Berthou, capitaine honoraire, P1160544Simon Brie, lieutenant honoraire, et celle de l'adjudant-chef Frédéric Commun, commandant la brigade de gendarmerie de Vouillé.

Au monument de la Victoire, après un dépôt de gerbes. des décorations ont été remises.

L'adjudant (ER) Pierre Pouzet et l'ancien 1ère classe des troupes de marine, Régis Martin, ont reçu la croix du combattant au titre des OPEX des mains du lieutenant colonel Joseph Duperron, ancien du RICM.

Le caporal Olivier Beguillon, ancien du RICM, a été honoré de la médaille des OPEX par l'adjudant Jean-Philippe Quillet, vice président de l'association locale et parfait maître de cérémonie.

Le caporal Mikaël Lannaud, lui aussi ancien du RICM, s'est vu remettre le Titre de reconnaisance de la nation (TRN) par l'adjudant chef (ER) Paul Pérès.

Le défilé s'est ensuite déplacé au cimetière pour une poignante cérémonie au monument aux morts avec des dépôts de gerbes, le fleurissement par les enfants des sépultures des jeunes gens de Latillé tombés lors du second conflit mondial et en Indochine, l'appel des morts et la lecture d'un poème par les écoliers du primaire.

Philippe R.

 

Vidéo de la montée des couleurs par deux enfants de l'école primaire publique 

https://youtu.be/lZeL0DnUZ3A

 

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Latillé Actualités du lundi 18 avril 2016

ACPG/CATM/OPEX

284 SOULIERS ONT RANDONNE

1 km à pied ça use, ça use ...!

 

PRENEZ un ciel coquin qui joue avec le soleil et les nuages lesquels n'osent tout même pas pleurer toutes les larmes de leur corps, saisissez le bourg, sucrez la campagne environnante et vous obtenez la recette de "LA ZACOPEX" (en référence à Zatopek le célèbre fondeur tchécoslovaque),Latille randon zacopex 12 une sympathique randonnée pédestre organisée par l'association des anciens combattants ACPG/CATM/OPEX de Latillé. Maintenant, vous avez compris le jeu de mots. Merci maître Capello ! Patrick (Peltier photo de gauche en bas), excellent connaisseur du terrain s'il en est, était le tout premier à s'inscrire, dès 7 h 30 à la salle des fêtes, puis à s'élancer sur le parcours le plus long. Bien plus tard, Carlos (La Gentilhommière photo de droite en bas) accélérait la foulée en solitaire, un peu perdu loin de sa Colombie natale, en doublant d'autres solitaires ou encore des familles et des groupes d'amis chaussés et guêtrés pour la circonstance.    

Tout cela faisant et si en plus ceux-là avaient vraiment gardé une âme d'enfant ils pouvaient entonner le refrain qui a bercé les jeunes années des plus de 20 ans. " Les pommes faisaient rouli roula ! Trois pas en avant, trois pas en arrière. "  Bref, après le court de chant passons au court de gallo-latin (plutôt romain) avec la Poma - soi-disant fruit défendu- de Latiliacum  que l'ami Christian (David) distribuait généreusement aux randonneurs avides de se rafraîchir le gosier, après avoir calé leur estomac au point de ravitaillement. Pas question, celui-là, c'est à dire l'estomac, de l'avoir dans les talons quand on a choisi de faire 5, 10 ou 15 km à pied. 

Ces distances constituaient en effet celles des trois circuits proposés aux marcheurs par Jean-Philippe Quillet, vice président des ACPG, véritable cheville ouvrière de "LA ZACOPEX" et des bénévoles qui l'ont entouré du lancement du projet à sa concrétisation et jusqu'au pot de clôture de la "rando". Une première expérience en ce domaine et donc une première édition que les 142 participants ont apprécié à l'unanimité avec la promesse de revenir l'an prochain à l'occasion du volet 2 de cette manifestation. Le millésime 2017 aura toujours recours à la bonne volonté et à la gentillesse du copain Guy (Foucault) comme à celles d'un staff bénévole qui n'a guère ménagé sa peine. Autant de qualités qu'ont reconnues le maire de Latillé, Benoît Dupont, le vice-président du Conseil départemental de la Vienne, Benoît Coquelet, et le vice-président de l'Association départementale des ACPG de la Vienne, Paul Pérès, représentant respectivement leur communauté ayant parfaitement soutenu le projet. 

Latille randon zacopex 24Le président de l'association des ACPG de Latillé, Roger Hurtault, n'a pour sa part guère fait surchauffer Latille randon zacopex 10ses semelles, tout comme nous d'ailleurs, mais a prononcé quelques mots chaleureux de reconnaissance à l'endroit de Jean-Philippe (Quillet) et de toutes celles et tous ceux qui ont encadré à divers titres le déroulement de la randonnée pédestre version 2016. Sourires, rires, félicitations et bonheur simple et vivifiant ont suffi aux participants, tous très sympathiques à l'image des représentants des "Bipèdes de Saint-Cyr", d'un trio de jeunes femmes dynamiques, entre autres, qui, avec les organisateurs ont d'ores et déjà lancé à l'unisson : VIVE "LA ZACOPEX" 2017 !  Car, outre le fait que cette première édition croisait le chemin des vacances scolaires et qu'elle a "abrité" une météo pour le moins pluvieuse les jours précédents, 142 marcheurs qui "usent" leurs 284 souliers dans et en dehors de Latillé, ça vous requinque la vitalité d'une commune. Ne serait-ce que pour quelques heures c'est toujours bon à prendre. Allez, on fait comme ça ? Ça marche !

Philippe R.

 

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Latillé Actualités du lundi 21 mars 2016

"SAINTS" SONT LES VITRAUX

1 -SAINT CYBARD PATRON DE LA PAROISSE

POUR les catholiques, Pâques est le cœur même de la foi chrétienne. Pâques donne lieu à une grande fête qui débute auLatille vitraux 1 Carême puis se poursuit et se termine tout au long de la Semaine Sainte. Depuis hier dimanche, jour des Rameaux, la grande communauté chrétienne est entrée dans cette Semaine Sainte. Elle va comprendre jeudi prochain, donc jeudi Saint, la célébration de l'institution de l'Eucharistie et du Sacerdoce par le Christ, et vendredi, vendredi Saint, la célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix. Cette Semaine Sainte va s'achever avec la veillée pascale pendant la nuit du samedi Saint au dimanche de Pâques qui glorifie la résurrection du Christ.

Pendant cette Semaine Sainte, "Latillé Actualités" a décidé de vous présenter toutes les compositions qui ornent les parois de l'église de Latillé dédiée à Saint-Cybard. Autrement dit les vitraux. À sa manière, votre site préféré va donc s'employer à "célébrer" la Semaine Sainte en énonçant un par un les saints qui sont imagés sur les vitraux ainsi que leur nom et un bref résumé de leur vie, d'après les sources extraites du site nominis.cef.fr Les visiteurs de "Latillé Actualités" pourront ainsi, chaque jour, découvrir ou redécouvrir ces femmes et ces hommes qui, durant leur vie, ont témoigné " de leur haute élévation spirituelle en vivant selon la morale et les lois de [leur] religion ". 

La présente série de photos débute par le vitrail de Saint-Cybard, patron de la paroisse de Latillé.

Quelle que soit la conviction de chacun de vous, "Latillé Actualités" vous souhaite d'ores et déjà de JOYEUSES PÂQUES.

Philippe R.

 

En cette veille de Pâques, "Latillé Actualités" poursuit et termine "sa " Semainte Sainte en vous proposant les reproductions des différents saints qui ornent les vitraux de l'église Saint-Cybard de Latillé. Vous découvrirez aussi tout ou partie de leur histoire respective avec l'aimable autorisation du site nominis.cef.fr

JOYEUSES PÂQUES à vous tous !

Saint Pierre Pape (1 er) - apôtre (✝ 64)


Latille vitraux pierre et leonSolennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser(*) le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.
(*) c'est-à-dire 'proclamer sa foi' (voir le glossaire)

Martyrologe romain

 

Saint Léon IV

Pape (103 ème) de 847 à 855 (✝ 855)

Il était romain d'origine. Éduqué au monastère de Saint Martin, proche de la basilique Saint Pierre, il gravit tous les échelons de la cléricature avec tant de mérites qu'il fut élu pour succéder au pape Serge II. Il protégea la ville des invasions sarrasines en reconstruisant les murailles d'Aurélien et en entourant Saint Pierre du Vatican d'une muraille qui est encore connue sous le nom de "léonine". Il dut souvent rappeler à l'obéissance les évêques d'au delà des Alpes, en particulier Hincmar de Reims. Il eut la même attitude envers le patriarche de Constantinople. Il sut garder assez d'indépendance à l'égard du pouvoir impérial.
À Rome, près de saint Pierre, en 865, saint Léon IV, pape, défenseur de la cité et restaurateur du primat de Pierre.

Martyrologe romain

Saint Louis Louis IX, roi de France (✝ 1270)

- Saint Louis (1214 ou 15 - 1270), roi de France et donc, à ce titre aussi chef des Armées françaises, était un homme profondément chrétien, fier et conscient des Latille vitraux 1promesses de son baptême. (diocèse aux armées)
- Né à Poissy, saint Louis (Louis IX) passe une grande partie de sa vie à Paris. Il est traditionnellement représenté sous un chêne du château de Vincennes rendant la justice.
Toute sa vie, il s’efforça de faire régner la justice et la paix dans sa vocation de saint et d’homme d’État. Les souverains d’Europe font appel à sa sagesse. (diocèse de Paris)
- "Louis IX, qui régna de 1226 à 1270, vint en Saintonge en l’année 1242, où la bataille de Taillebourg du 21 juillet allait rendre possible le futur traité de Paris qui allait mettre un terme à la première étape du conflit médiéval entre la France et l’Angleterre." (diocèse de La Rochelle Saintes - Saint Louis)
- Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.
- "D'après un livre trouvé par un ami rémois, Saint Louis serait patron des coiffeurs car il avait demandé à chacun de ses ministres de donner une mèche de leurs cheveux pour confectionner une perruque pour sa mère Blanche de Castille." message d'un internaute.
- "Il est le patron des ouvriers du bâtiment, des boutonniers, brodeurs et merciers, des distillateurs, des coiffeurs et barbiers, des académies françaises et des académies des sciences. On l’invoque aussi contre l’acidification de la bière." message d'un internaute.
Mémoire de saint Louis, roi de France, qui s’illustra dans son royaume et dans la guerre menée pour la défense des chrétiens par sa foi active, sa justice dans son gouvernement, son amour des pauvres et sa constance dans l’adversité. De son mariage avec Marguerite de Provence, il eut huit enfants, qu’il éleva parfaitement et avec piété. Pour honorer la croix, la couronne d’épines et le sépulcre du Seigneur, il dépensa ses biens, ses forces et jusqu’à sa vie et il mourut de la peste dans son camp aux portes de Tunis en 1270.

Martyrologe romain

Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé.

(Saint Louis au sire de Joinville)

Saint Isidore le Laboureur Paysan (✝ 1130)

Latille vitraux 2 2Lui et sa femme, Maria Toribia furent toute leur vie domestiques de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid. Chaque dimanche, après la grand-messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en prière. Chaque jour il prenait sur son sommeil le temps d'aller à la messe avant de se rendre à son travail. Son maître voulut se rendre compte qu'il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu'Isidore était en extase, il vit les bœufs continuant leur travail, comme s'ils étaient conduits par deux anges. C'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession. 
Le 12 mars 1622, le pape Grégoire XV canonisait simultanément saints Ignace de Loyola, sainte Thérèse d'Avila, saintFrançois Xavier, saint Philippe Néri et... saint Isidore!
Il faisait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid. 
À Madrid, vers 1130, saint Isidore, le laboureur. Avec son épouse, la bienheureuse Turibia, il travailla la terre avec ardeur et recueillit avec patience davantage les fruits du ciel que ceux de la terre, offrant le modèle d’un paysan chrétien très pieux.

Martyrologe romain

Saint Augustin

Evêque d'Hippone, Docteur de l'Eglise (✝ 430)

Né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d'un père incroyant et d'une mère chrétienne,sainte Monique.Latille vitraux 12
Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan.
Converti, baptisé par saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique.
Ordonné prêtre en 391, évêque d'Hippone (près de l'actuelle Bône, Algérie) en 396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430.

L'auteur des Confessions, cette "extraordinaire autobiographie spirituelle" qui porte "grande attention au mystère du soi, au mystère de Dieu caché en nous", naquit à Tagaste en 345. Sa mère Monique l'éduqua dans la foi qu'il abandonna ensuite tout en continuant de s'intéresser au Christ. Il étudia la rhétorique et la grammaire, qu'il enseigna ensuite à Carthage. Dans cette ville il lut l'Hortensius de Cicéron, qui réveilla en lui "l'amour du savoir", car malgré son abandon de la pratique ecclésiale il recherchait toujours la vérité. Mais l'Hortensius ne parlant pas du Christ, Augustin entreprit de lire les Écritures.
Sa rencontre avec la Bible fut une désillusion à cause de la médiocrité de sa traduction latine, "mais aussi parce qu'il n'y trouvait ni la hauteur philosophique ni la lumière qui éclaire la recherche de la vérité". Ne voulant plus vivre sans Dieu, Augustin cherchait "une religion répondant à son désir de vérité... et d'approche de Jésus". Cela le porta vers le manichéisme dont les pratiquants assuraient que leur "religion était totalement rationnelle". Le dualisme attira le futur évêque qui pensa alors avoir trouvé la synthèse entre "le rationnel, la recherche de la vérité et l'amour du Christ".
Mais la doctrine manichéenne fut incapable de résoudre les doutes du futur saint. Installé à Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter les homélies de l'évêque Ambroise pour améliorer sa rhétorique. L'évêque de Milan exposait "une interprétation typologique de l'Ancien Testament, comme cheminement vers Jésus-Christ" et c'est ainsi qu'Augustin "trouva la clef pour lire la beauté et la profondeur philosophique de l'Ancien Testament, et qu'il comprit l'unité totale entre le mystère du Christ dans l'histoire et la synthèse entre philosophie, raison et foi dans le Logos, dans le Christ, Verbe éternel incarné".
Le 15 août 386 Augustin se convertit au christianisme "à la fin d'un long et difficile parcours intérieur". Il reçut le baptême le 24 avril suivant et fut ordonné prêtre en 391. Rentré en Afrique, il devint évêque quatre ans plus tard. Il fut, a souligné Benoît XVI, "un évêque exemplaire dans son travail pastoral..., attentif aux pauvres et à la formation de son clergé, fondateur de monastères". Et en peu de temps il devint "une des principales figures du christianisme de l'époque... L'évêque d'Hippone exerça une grande influence sur la conduite de l’Église en Afrique" et combattit avec vigueur des hérésies puissantes et malignes comme le manichéisme, le donatisme et le pélagisme.

Sainte Germaine Cousin

Laïque (✝ 1601)

Latille vitraux 11Elle était née scrofuleuse, laide et difforme. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance et son père n'avait qu'aversion pour elle. Il se remaria et la belle-mère la haïssait. Ils l'obligèrent à coucher sous l'escalier sur des sarments, lui donnant le minimum de nourriture et lui faisant défense d'adresser la parole aux enfants de sa belle-mère. Il en fut ainsi de l'âge de neuf ans jusqu'à celui de vingt-deux ans où elle mourut. Elle passait son temps avec les bêtes, aux champs. Ne sachant pas lire, elle récitait son chapelet. Mais tous les matins, elle entendait la sainte Messe laissant son troupeau qui jamais ne causa de dégâts chez les voisins, restant dans les limites qu'elle lui marquait avant de partir. Elle parlait avec Dieu et cela était pour elle toute joie. Un matin son père la trouva morte sous l'escalier et, à partir de ce moment, les miracles ne cessèrent d'authentifier sa sainteté. Elle fut canonisée en 1867.
A l'aube du grand siècle de Louis XIV, sainte Germaine Cousin meurt en 1601 à Pibrac, après avoir vécu dans la plus extrême pauvreté. (Diocèse d'Auch - Quelques saints gersois - 
Orpheline, malade, pauvre, maltraitée par ses proches, elle est la sainte de tous ceux qui souffrent et que la vie malmène d’une manière ou d’une autre... Sainte Germaine est très honorée dans le département du Lot. Rares sont les églises où on ne trouve pas un souvenir de notre bergère sous forme de vitrail, statue, reliquaire ou même cloche baptisée Germaine. (site dédié à Sainte Germaineréalisé grâce aux documents qui font partie du patrimoine de la Paroisse de Pibrac.)
Un internaute nous signale le travail de recherche qu'il a fait: 'Germaine Cousin, une petite bergère, une très grande sainte'
À Pibrac au diocèse de Toulouse, en 1601, sainte Germaine Cousin, vierge. Elle fut, dès son enfance, astreinte à une vie de servitude et frappée de maladies. Elle endura toutes sortes d’épreuves avec courage et un visage joyeux, et mourut pieusement à l’âge de vingt-deux ans.

Martyrologe romain

Saint François-Xavier jésuite missionnaire (✝ 1552)Latille vitraux 10

Sixième enfant de Jean de Jassi, famille de grande noblesse et de petites ressources, il naît en 1506, au château de Xavier près de Pampelune.
Il quitte la Navarre pour faire ses études à l'Université de Paris. Il conquiert brillamment ses grades et reçoit une chaire au Collège de Beauvais. A Paris, il partage sa chambre avec un étrange étudiant, âgé de 40 ans, Ignace de Loyola. Au début, François-Xavier supporte mal celui que la pauvreté oblige à résider avec lui. Longtemps il résiste à l'ardeur évangélique de ce nouveau converti, homme de feu, qui répète: «Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme?» 
Conquis, lui aussi, ils prononcent ensemble des vœux, le 15 août 1534 et fondent la Compagnie de Jésus, les «Jésuites».
Lorsque le Pape demande des missionnaires pour l'Inde, François Xavier dit simplement: "Eh bien, me voici!" En 1541, il part pour Goa, ville portugaise, qu’il ramène à la Foi. Pendant une dizaine d'années, il travaille à la conversion des Paravers, pêcheurs de perles, près de Ceylan. Son ardeur et les nombreux miracles ont un succès extraordinaire. Pour porter plus loin l’Évangile, il s’adresse plus difficilement aux Musulmans des îles Moluques, puis fonde les premières communautés chrétiennes au Japon (Histoire de l'Eglise catholique au Japon - 1543 1944 - Conférence épiscopale japonaise - site en anglais et en japonais). Son désir de faire connaître Jésus-Christ est si grand qu'il projette d'aller en Chine, mais il meurt, le 2 décembre, à l’île Sancian, en vue de la côte chinoise.
Canonisé en 1622, il est avec Sainte Thérèse de Lisieux, patron des missions.
Voir aussi sur le site des Jésuites de la Province de France.
Il faisait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid. 
Mémoire de saint François Xavier, prêtre de la Compagnie de Jésus, évangélisateur des Indes. Né en Navarre, il fut à Paris l’un des premiers compagnons de saint Ignace. Poussé par l’ardeur de répandre l’Évangile, il se dépensa sans compter pour annoncer le Christ à des peuples innombrables en Inde, dans les Moluques et d’autres îles, et de là au Japon, convertissant beaucoup à la foi. Enfin, consumé par la maladie et les travaux, il mourut sur l’île de Sancian, aux portes de la Chine, en 1552.

Martyrologe romain

Souvent la pensée me vient d’aller dans les écoles de chez nous, criant à pleine voix, comme un homme qui a perdu le jugement, et surtout à l’université de Paris. En Sorbonne, je voudrais répéter à tous ceux qui possèdent plus de science que de volonté de tâcher d’en tirer parti. Que d’âmes ne connaissent pas le chemin de la gloire et vont en enfer à cause de votre négligence!

Saint François Xavier - Lettre aux Pères de Rome

 

Saint Joseph Epoux de la Vierge Marie (1er s.)

Latille vitraux 9"C'était un juste" selon l'évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19.
Les évangélistes ne nous ont conservé aucune parole de ce "juste", le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé de Marie, la Mère de Dieu, époux aussi discret que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement. 
L'ange lui avait dit: "Ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse." et Joseph prit chez lui Marie son épouse.
L'ange lui avait dit : "Lève-toi, prends l'enfant et sa mère" et Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Égypte. 
Il est un vrai fils d'Abraham: il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph accompagne la quête de Marie: "Ton père et moi nous te cherchions." Et Jésus, redescend à Nazareth, soumis à celui qui, sur terre, a autorité paternelle sur lui. Dieu savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère, à celui qui était l'homme le plus capable au monde d'être la parfaite image du Père .  
Les Orientaux honorent saint Joseph depuis toujours. Les Latins l'ont méconnu longtemps. 
Voir aussi saint Joseph artisan, fêté le 1er mai.
Le 18 mars 2009, lors de son voyage en Afrique, Benoît XVI a présidé les premières vêpres de la solennité de saint Joseph.
"A la foule et à ses disciples, Jésus déclare: Vous n'avez qu'un seul Père. Il n'est en effet de paternité que celle de Dieu le Père, l'unique Créateur du monde visible et invisible. Il a cependant été donné à l'homme, créé à l'image de Dieu, de participer à l'unique paternité de Dieu. Saint Joseph illustre cela d'une façon saisissante, lui qui est père sans avoir exercé une paternité charnelle. Il n'est pas le père biologique de Jésus dont Dieu seul est le Père, et pourtant il va exercer une paternité pleine et entière. Être père, c'est avant tout être serviteur de la vie et de la croissance. Saint Joseph a fait preuve, en ce sens, d'un grand dévouement. Pour le Christ, il a connu la persécution, l'exil et la pauvreté qui en découle...".
... A tout moment, mais d'une façon particulière lorsque la fidélité est éprouvée, saint Joseph rappelle à chacun le sens et la valeur de ses engagements"... La vie de saint Joseph, vécue dans l'obéissance à la Parole, est un signe éloquent pour tous les disciples de Jésus qui aspirent à l'unité de l'Église. Son exemple nous incite à comprendre que c'est en se livrant pleinement à la volonté de Dieu que l'homme devient un ouvrier efficace du dessein de Dieu qui désire réunir les hommes en une seule famille, une seule assemblée, une seule Ecclesia". (source: VIS 090319)
Solennité de saint Joseph, époux de la bienheureuse Vierge Marie. Il fut l’homme juste, issu de la famille de David, qui a servi de père au Fils de Dieu, le Christ Jésus, qui a voulu être appelé fils de Joseph et lui a été soumis comme un fils à son père. L’Église vénère d’une manière toute spéciale le patron que le Seigneur a établi sur toute sa famille.

Martyrologe romain

Il "est, dans l'histoire, l'homme qui a donné à Dieu la plus grande preuve de confiance". 
(Benoît XVI à Yaoundé le 19 mars 2009)

 

Saint ErnestLatille vitraux 8

Abbé de Zwiefalten (✝ 1147)

Moine puis abbé de l'abbaye de Zwiefalten sur les bords du lac de Constance, il démissionna pour partir à la croisade conduite par l'empereur germanique Conrad III. Il part en disant à ses frères : " Peu importe la mort qui m'est réservée si elle me permet de souffrir pour l'amour du Christ. " L'on ne sut jamais ni quand ni où ni comme il est mort.

Saint Charles Borromée

Archevêque de Milan (✝ 1584)

Fils cadet d'une noble famille italienne, il avait tout pour se laisser entraîner dans une vie facile et fastueuse. 
Neveu d'un pape, nommé cardinal à 22 ans, il est submergé de charges honorifiques très lucratives: son revenu annuel était de 52.000 écus(*). Il reçoit les revenus du diocèse de Milan, des abbayes de Mozzo, Folina, Nonatella, Colle et de quelques autres légations: Bologne, Spolète, Ravenne, etc ... Il reste laïc, grand amateur de chasse et de musique de chambre. 
Mais la conscience de son devoir est telle qu'il s'impose dans la vie mondaine et brillante de Rome, par sa rigueur et son travail. Il collabore efficacement à la reprise du Concile de Trente, interrompu depuis huit ans. Au moment de la mort subite de son frère aîné, alors qu'il pourrait quitter l'Église pour la charge de chef d'une grande famille, il demande à devenir prêtre. 
Latille vitraux 7Désormais il accomplit par vocation ce qu'il réalisait par devoir. Devenu archevêque de Milan, il crée des séminaires pour la formation des prêtres. Il prend soin des pauvres alors qu'il vit lui-même pauvrement. Il soigne lui-même les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1576. Il demande à tous les religieux de se convertir en infirmiers. Les années passent. Malgré le poids des années, il n'arrête pas de se donner jusqu'à l'épuisement. 
"Pour éclairer, la chandelle doit se consumer, " dit-il à ceux qui lui prêchent le repos. 
(*) Un internaute nous signale: "si on se rapporte à l'écu de François Ier (environ même époque ), il pesait environ 3 grammes; les 52 000 écus du revenu de Charles ne devaient donc pas de beaucoup dépasser les 150 000 grammes d'or fin soit 150 kg"
Le 4 novembre 2010, le Saint-Père a fait parvenir un message au Cardinal Dionigio Tettamanzi, Archevêque de Milan (Italie), pour le quatrième centenaire de la canonisation de saint Charles Borromée. En voici les passages principaux:  Charles Borromée vécut dans une période difficile pour le christianisme, "une époque sombre parsemée d'épreuves pour la communauté chrétienne, pleine de divisions et de convulsions doctrinales, d'affaiblissement de la pureté de la foi et des mœurs, de mauvais exemples de la part du clergé. Mais il ne se contenta pas de se lamenter ou de condamner. Pour changer les autres, il commença par réformer sa propre vie... Il était conscient qu'une réforme crédible devait partir des pasteurs" et pour y parvenir il eut recours à la centralité de l'Eucharistie, à la spiritualité de la croix, à la fréquence des sacrements et à l'écoute de la Parole, à la fidélité envers le Pape, "toujours prompt à obéir à ses indications comme garantie d'une communion ecclésiale, authentique et complète".
Après avoir manifesté le désir de voir l'exemple de saint Charles continuer à inspirer la conversion personnelle comme communautaire, Benoît XVI encourage prêtres et diacres à faire de leur vie un parcours de sainteté. Il encourage en particulier le clergé milanais à suivre "une foi limpide, à vivre une vie sobre, selon l'ardeur apostolique de saint Ambroise, de saint Charles Borromée et de tant d'autre pasteurs locaux... Saint Charles, qui fut un véritable père des pauvres, fonda des institutions d'assistance" et, "durant la peste de 1576 il resta parmi son peuple pour le servir et le défendre avec les armes de la prière, de la pénitence et de l'amour". Sa charité ne se comprend pas si on ignore son rapport passionné au Seigneur, qui "se reflétait dans sa contemplation du mystère de l'autel et de la croix, d'où découlait sa compassion des hommes souffrants et son élan apostolique de porter l'Évangile à chacun... C'est de l'Eucharistie, cœur de toute communauté, qu'il faut tirer la force d'éduquer et de combattre pour la charité. Toute action charitable et apostolique trouve force et fécondité dans cette source". Le Saint-Père conclut par un appel aux jeunes: "A l'exemple de Charles Borromée, vous pouvez faire de votre jeunesse une offrande au Christ et au prochain... Si vous êtes l'avenir de l'Église, vous en faites partie dès aujourd'hui. Si vous avez l'audace de croire dans la sainteté, vous serez le principal trésor de l'Église ambrosienne, bâtie sur ses saints". (source: VIS 20101104 420)
Nommé par son oncle, le pape Pie IV, cardinal et archevêque de Milan, il se montra sur ce siège un vrai pasteur, attentif aux besoins de l’Église de son temps. Pour la formation de son clergé, il réunit des synodes et fonda des séminaires ; pour favoriser la vie chrétienne, il visita plusieurs fois tout son troupeau et les diocèses suffragants et prit beaucoup de dispositions  pour le salut des âmes. Il s’en alla la veille de ce jour à la patrie du ciel, en 1584.

Martyrologe romain

Sainte Marguerite d'Angleterre (✝ 1192)Latille vitraux 6

Célébrée au diocèse du Puy en Auvergne. Sa mère originaire de Grande Bretagne fit avec elle le pèlerinage à Jérusalem. Elle fit le pèlerinage à Montserrat en Espagne et au Puy en Velay. 
Elle entra chez les cisterciennes de Sainte-Benoîte chez lesquelles elle s'était arrêtée et où elle mourut en 1192.

 

Saint Jean-Baptiste

Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation: "Voici qu'Élisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Église fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Élisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame "son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage: "Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."
À part la Vierge Marie, Jean-Baptiste est le seul saint dont la liturgie célèbre la naissance, et elle le fait parce que celle-ci est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Dès le sein maternel, en effet, Jean est le précurseur de Jésus : sa conception prodigieuse est annoncée par l’ange à Marie, comme le signe que 'rien n’est impossible à Dieu' (Lc 1, 37)... (Angelus - Benoît XVI - le 24 juin 2012
La saint Jean-Baptiste est la fête nationale de la province canadienne du Québec.
Un internaute du Canada ajoute "c'est aussi la fête de tous les Canadiens français".
La solennité de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, il exulta de joie à la venue du salut des hommes, et sa propre naissance annonça celle du Christ Seigneur. La grâce brilla tellement en lui que le Seigneur lui-même déclara que, parmi les enfants des hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste.

Martyrologe romain

Jean naît d’une vieille femme stérile. Il est au terme des Prophètes. Le Christ naît d’une jeune vierge. Il est l’avenir Dieu. La naissance de Jean affronte l’incrédulité et son père devient muet. Marie croit à la naissance du Christ et elle l’engendre par la foi.

Saint Augustin - Sermon sur la naissance de Jean Baptiste

Saint Paul

Saint Apôtre (1er s.)

Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliersLatille vitraux 5 de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul, l'Église des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi. Tu t'appelleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu?" Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité. 
Le 29 juin 2008 s'est ouverte l'année Saint Paul, l’occasion de (re)découvrir celui qui fut un géant de l'évangélisation et qui est aujourd'hui un témoin pour notre temps.
Illustration: Sur les pas de saint Paul - 2008 pèlerinage du diocèse d'Evry - mosaïque de l’église Saint Sauveur in Chora.
Le 2 Juillet 2008, le Saint-Père est revenu sur la figure de l'Apôtre des gentils, auquel est consacrée l'année paulinienne inaugurée le 29 juin (conclusion le 29 juin 2009). Il est un exemple "de totale consécration au Seigneur et à son Église, de grande ouverture à l'humanité et à ses cultures... Pour comprendre ce qu'il dit aux chrétiens d'aujourd'hui, il faut revenir sur le contexte dans lequel il vécut et agit...". 
Saint Paul, a rappelé Benoît XVI, venait "d'une culture particulière et certainement minoritaire, celle d'Israël et de sa tradition... nettement différenciée du contexte général, ce qui pouvait avoir deux conséquences: la dérision, qui pouvait aller jusqu'à l'intolérance comme jusqu'à l'admiration". Deux facteurs ont cependant favorisé l'action de Paul: la diffusion de "la culture hellénistique, devenue après Alexandre le grand patrimoine de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient", et "la structure politique et administrative de l'empire romain" qui unifiait les peuples. "La conception universelle qui lui est propre donna sans nul doute une impulsion fondamentale à la foi en Jésus-Christ... La situation historique et culturelle et le milieu d'où il venait influèrent sur ses choix et son projet".
Puis le Saint-Père a rappelé que Paul a été appelé "l'homme des trois cultures", regroupement de ses origines juives, de la langue grecque et de son statut de citoyen romain, dont témoigne son nom latin Paul. On trouve aussi dans sa formation intellectuelle la philosophie stoïcienne, dominante à son époque, porteuse "de hautes valeurs humaines et morales qui seront inclues par le christianisme". Et puis, c'était un moment agité par une crise de la religion traditionnelle, principalement sous ses aspects mythologiques ou sociologiques.
Après avoir fait un premier survol du climat culturel de notre premier siècle, Benoît XVI a dit qu'on ne pouvait pas correctement comprendre Paul sans le replacer dans un contexte intellectuel juif et païen à la fois, où il s'est forgé une personnalité qui dépasse ce cadre et lui donne une dimension historique et idéale, originale... Mais il en va de même pour le christianisme même plus généralement dont l'Apôtre est un paradigme de premier ordre, et de qui nous pouvons toujours et encore apprendre". (Source: VIS 080702 390)
Paul a rencontré le Ressuscité.
Le 3 septembre 2008, le Pape a parlé de la conversion de l'Apôtre des gentils. Benoît XVI a d'emblée souligné qu'elle advint au début des années 30 de notre ère, durant une période de persécution de l'Église primitive. Elle constitua un épisode décisif de la vie de saint Paul.
On dispose de deux sources pour comprendre ce qui se produisit, la plus connue étant le récit de Luc dans les Actes, qui parle de la lumière tombée du ciel, de la chute de Paul, de sa cécité. "Le Christ ressuscité lui apparut comme une lumière vive qui, s'adressant à Paul, transforma sa pensée et sa vie même... Cette rencontre, qui est au cœur du récit de Luc, modifia radicalement sa vie au point qu'on peut parler d'une réelle conversion". Puis le Saint-Père a indiqué que les épîtres mêmes constituent la seconde source. Allant à l'essentiel, elles ne fournissent pas de détails sur les circonstances de l'évènement: "Tout le monde savait que le persécuteur était devenu un fervent apôtre du Christ, non par réflexion mais à la suite d'un fait violent, la rencontre avec le Ressuscité en personne".
Le Pape a alors souligné que plusieurs écrits de Paul établissent que l'apparition du Christ fut le fondement de tout son apostolat et de sa nouvelle vie, même s'il ne considérait pas l'évènement comme une conversion proprement dite. La raison est très claire, a expliqué Benoît XVI, "la transformation de son existence ne fut pas le fruit d'un processus psychologique, d'une évolution de la réflexion intellectuelle et morale... Elle fut causée par la rencontre avec Jésus-Christ...et la conversion de saint Paul ne peut s'expliquer autrement. Les analyses de l'esprit ne sauraient éclairer et résoudre le problème. La clef pour comprendre l'évènement se trouve dans la rencontre même".
Pour les chrétiens, a ajouté le Pape, le christianisme "n'est pas une nouvelle philosophie, une nouvelle morale. On n'est chrétien que si l'on rencontre le Christ, même s'il ne se manifeste pas de manière aussi éclatante qu'avec Paul dont il fit l'Apôtre des nations. Nous pouvons rencontrer le Christ en lisant l'Écriture, en priant, en participant à la liturgie de l'Église, toucher le cœur du Christ en sentant qu'il touche le notre. C'est cette relation personnelle, cette rencontre avec le Ressuscité, qui fait de nous de véritables chrétiens", a conclu Benoît XVI. (source: VIS 080903 410)
Solennité des saints apôtres Pierre et Paul. Simon, fils de Yonas et frère d’André, fut le premier parmi les disciples de Jésus à confesser(*) le Christ, Fils du Dieu vivant, et Jésus lui donna le nom de Pierre. Paul, Apôtre des nations, annonça aux Juifs et aux Grecs le Christ crucifié. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour et subirent le martyre sous l’empereur Néron; le premier, comme le rapporte la tradition, fut crucifié la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale, en 64; le second eut la tête tranchée et fut enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Le monde entier célèbre en ce jour le triomphe de l’un et de l’autre avec un honneur égal et une même vénération.

(*) c'est-à-dire 'proclamer sa foi' (voir le glossaire)

Martyrologe romain

En un seul jour, nous fêtons la passion des deux Apôtres, mais ces deux ne font qu’un. Pierre a précédé, Paul a suivi. Aimons donc leur foi, leur existence, leurs travaux, leurs souffrances ! Aimons les objets de leur confession et de leur prédication !

Saint Augustin - Sermon pour la fête des saints Pierre et Paul

 

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Fête du Sacré-Cœur

La Fête du Sacré-Cœur est une solennité de l'Église catholique romaine. Elle est célébrée le 3e vendredi après la solennité de la Pentecôte. Elle est aussi appelée Fête du Cœur de Jésus.

Latille vitraux 2 1

 

 

Sainte Bernadette Soubirous

jeune fille à laquelle la Vierge Marie 

apparut (✝ 1879)

Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu’elle Latille vitraux lourdesramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.
- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle. 
- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot. Elle avait 14 ans quand l’Immaculée l’appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858. Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice. Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.
Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre. Elle désirait plus que tout faire sa première communion. Le 11 février 1858, alors qu’elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc. Jusqu’au 16 juillet, 18 apparitions. Le sommet de toutes: le jeudi 25 mars, fête de l’Annonciation où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l’Immaculée Conception'.
Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde. Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses sœurs dans l’humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle. Elle mourut le 16 avril 1879 et fut canonisée en 1933." 
(diocèse de Tarbes et Lourdes)
Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.

Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879) ... En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879.
(diocèse de Nevers
Le site de l'Espace Bernadette à Nevers 
À Nevers, en 1879, sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d’une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l’habit de religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.

Martyrologe romain

PS. La sacristie n'étant pas accessible au public les vitraux de celle-ci n'apparaissent pas sur cet article. 

 

 

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Saint Cybard

Moine près d'Angoulême (✝ 581)

Date de Fête : 1 juillet, Fête Locale

Il vécut trente-neuf ans en reclus, adonné entièrement à la prière, et enseignant à ses disciples qui s'en inquiétaient: “La foi ne craint pas la faim”. Il distribuait aux pauvres tous les dons qu'on lui destinait. 
Contemporain de Radegonde et de Venance Fortunat, natif du Périgord au VIe siècle, Cybard entra tout jeune dans un monastère. Ordonné prêtre, il vécut près d'Angoulême une vie d'ascèse et de prière. Une abbaye fut construite sur le lieu de son ermitage après sa mort, le 1er juillet 581. (diocèse de Poitiers - quelques saints du Poitou et d'ailleurs)
Des internautes nous signalent: "Saint-Cybard est le nom d'un quartier d'Angoulême. Cybard, d'origine périgourdine, moine à Sessac, reclus près d'Angoulême pendant 44 ans, fut ordonné prêtre par saint Aptone, évêque d'Angoulême. Une église lui est dédiée à La Rochefoucauld, près d'Angoulême. Patron du diocèse d'Angoulême"
"Dès avant la Révolution, l'église de Latillé 86190, dans la Vienne, est dédiée à Saint-Cybard, patron de la paroisse. Dans le chœur, un vitrail représente le Saint Patron."

Voir aussi Saint Amant de Boixe

Martyrologe romain

SOURCE : nominis.cef.fr avec son aimable autorisation

 

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Latillé Actualités du mercredi 16 mars 2016

 

TOUT N'EST PAS NOIR AU LAC

 

Aujourd'hui, le ciel était moins bleu qu'hier et le soleil ne chauffait pas autant. Tant pis, malgré un vent frais de nord-est, une balade s'imposait quand même sous la grisaille. Direction "Le Lac Noir" .

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D'accord, l'entrée du hameau est tombée en ruines. Mais, nous sommes bien au "Lac Noir".

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La sortie est bien plus agréable grâce à cette ancienne ferme retapée avec des couleurs printannières.

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Voici la gueule du four à pain.

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Et les entrailles du même four.

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La "célèbre " mare d'où pourrait être tiré le nom du hameau.

Latillé Actualités du mardi 15 mars 2016

BALADE PRINTANNIERE

De l'église au moulin de Boisguillon

 

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Le charme d'une venelle du Petit Bourg.

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Une modeste cheminée prise de haut par le clocher de Saint-Cybard.

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Les jardins en terrasse du Chemin de La Jupetière.

Latille balade eglise moulin boisguillon 8Tous les "Labrador" n'aiment pas l'eau. La preuve, "mon" Isis n'a pas plongé dans l'Auxances à Boisguillon.

Latille balade eglise moulin boisguillon 7L'ancienne passerelle d'accès au moulin de Boisguillon.

Latille balade eglise moulin boisguillon 5Le pont du moulin de Boisguillon en photo à l'ancienne.

Latillé Actualités du lundi 14 mars 2016

 

Association des parents d'élèves

 

BOURSE AUX JOUETS RÉCRÉATIVE

 

QU'elles se prénomment Séverine, Nathalie, Marina, Stéphanie, Aurélie, Lise, ces dames bénévoles de l'Association des parents d'élèves (APE) de l'école primaire publique possèdent en elles un sens aigu de la convivialité. Les nombreux visiteurs de la 4bourse aux jouets qu'a organisée l'APE, samedi, à la salle des fêtes, peuvent en témoigner avec sincérité. P1160315

Déjà, à midi, quelque 100 personnes étaient venues autour des tables où s'étalaient les jouets, livres, objets de puériculture, articles de sports issus de 90 dépôts et affichant des prix accessibles à toutes les bourses puisque la fourchette allait de 1 € à 100 €.  Chacun pouvait déposer un maximum de 15 articles dont il avait fixé lui-même le montant de la vente. Sur chaque total, en sa qualité de dépositaire, l'APE prenait une commission de 10% plus 1 € de passage en caisse, argent qui servira au financement de différentes activités pédégogiques consacrées aux enfants de l'école.

Je ne voudrais pas terminer ce papier sans évoquer tout le bon temps que j'ai pris à partager avec ces jolies jeunes femmes, en tout bien tout honneur -est-ce utile de le préciser ?- le café et les chocolats, dans une ambiance décontractée, simple  et fort sympathique qui ne m'a pas fait regretter mon court déplacement. De telles compagnies mais, messieurs dames, j'en redemande ! Quelle belle récréation !

Philippe R.

 

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Bien sûr, les enfants n'étaient pas les moins intéressés.

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Il y avait le choix.

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Quatre des bénévoles de l'APE, dépositaire des jouets et autres objets proposés durant cette bourse.

Latillé Actualités du mercredi 2 mars 2016

 

Anciens combattants

Une indépendance tournée

vers une grande marche

 

L'assemblée générale de l'association des anciens combattants a adopté à l'unanimité le régime statutaire administratif et financier autonome et va déposer, prochainement en préfecture, les statuts adéquats. "Ce sont 75 adhérents qui font vivre La Maison Anciens Combattants de Latillé" s'est félicité le président Roger Hurtault.Latille acpg ag 2016 3

VOILÀ donc les Anciens combattants de Latillé embarqués dans une association de plein exercice indépendante de la tutelle de l'Association départementale. Cette mesure a été actée par Jean-Louis Pelvoizin, président de l'AD, qui a participé aux travaux de l'assemblée générale au côté de son collègue président de l'UDAC (Union départementale des anciens combattants), Jean-Marie Montoux et du Délégué départemental du Souvenir Français, Jacques Mercier, natif de Latillé. Le changement statutaire et le réglement intérieur en découlant avaient été agréés, en amont, par Benoît Dupont, maire de Latillé, conjointement aux vœux du bureau.

Le premier magistrat a donc pu enregistrer, avec le président Hurtault et le bureau, l'adoption unanime de ce changement statutaire par l'assemblée générale. 

Dans son rapport moral Roger Hurtault a mis en exergue "le rôle de premier plan tenu par les OPEX (Ndlr : Opérations extérieures) et les sympathisants qui constituent une relève assurant l'avenir de [notre] mouvement." Si le trésorier élu, Frédéric Billaud, a quitté son port d'attache de Latillé pour gagner les quais de celui de Bordeaux afin d'y suivre une formation professionnelle, les comptes de la section latiliacoise ont été repris par Michel Cacault "au cours d'une liaison qui s'est effectuée sans difficulté et dans l'intérêt général" a indiqué le président avant de rendre hommage à Jacques Champagne, vérificateur aux comptes. "Nous nous devons de saluer la mission accomplie par Jacques Champagne dans la présentation et la vérification des comptes, et également son implication dans le montage, le suivi et la clôture financière des expositions sur la Déportation." Roger Hurtault a poursuivi son propos en soulignant "combien son premier vice-président, Jean-Philippe Quillet, assure avec compétence l'organisation des différentes manifestations commémoratives et autres. À ce propos, M. Hurtault a informé l'assemblée d'une grande première pour l'association à savoir la première édition d'une grande randonnée pédestre conviviale et intergénérationnelle, "LA ZACOPEX", qui fera découvrir aux participants les secrets Latille acpg ag 2016 15de la campagne environnante de Latillé, le dimanche 17 avril prochain.

Enfin, après les différents rapports d'activités 2015 et les divers projets 2016, Jean Cals a été décoré du Mérite Fédéral, "une marque d'amitié et de reconnaissance pour les mérites associatifs d'un compagnon fidèle et disponible apprécié de tous au sein de l'association" ont conjointement souligné Jean-Louis Pelvoizin et Roger Hurtault.

Le pot de l'amitié et un déjeuner ont clôturé la matinée.

Philippe R.

 

CONSEIL D'ADMINISTRATION

Présidente d'honneur : Andrée Martin

Président : Roger Hurtault

Vice-présidents : Paul Peres, Jean-Philippe Quillet, Yvon Robin

Trésorier : Michel Cacault  

Vérificateur aux comptes : Jacques Champagne  

Chargé de communication : Philippe Rivière

Secrétaire : Mikaël Lannaud  

Délégué Souvenir Français : Pierre Miège  

Membres : Joseph Auger, Pierre Gervais Billaud, Michel Blanchard, Noël Blanchard, Jean-Marie Franchineau, Lionel Gourdon, Bernard Jourdain, Régis Martin, Jean-Claude Roux ; Porte-drapeaux : André Amilien, Joseph Auger, Paul Baudoin, Olivier Bequignon, Régis Martin, Mikaël Lannaud, Nathalie Petit

Délégué à la mémoire : Joseph Auger, Jean-Claude Roux

 

ADHÉSIONS 2016

 

  • Anciens combattants de toute nature : 16 € dont 12 € reversés à l'AD
  • Veuves d'anciens combattants : 6 € dont 10 € reversés à l'AD
  • Sympathisants : 16 € dont 11,50 € reversés à l'AD
  • Épouses : 6 € reversés à l'AD
  • Abonnement journal : 5 €

RÉPARTITION DES ADHÉRENTS

  • Anciens combattants Indochine : 1
  • Anciens AFN : 25
  • OPEX : 9
  • Sympathisants : 27
  • Veuves anciens combattants : 13

 

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Le maire, Benoît Dupont (à gauche) a participé aux travaux de l'AG.

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Les travaux de l'AG ont été présidés par Roger Hurtault (cravate rayée).

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A droite, Jacques Mercier, enfant de Latillé aujourd'hui Délégué Départemental du Souvenir Français.

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Pardon, Jean (Cals), nouveau médaillé du Mérite Fédéral, mais sans doute ému par la remise de votre décoration, je ne vous offre qu'une photo avec un flou artistique bien involontaire.

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Le sourire était de mise chez les convives du déjeuner.

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Que l'on apporte le pain et le vin !

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Mon "vieux" copain Jean-Louis (Bailly) toujours fidèle.

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C'est sérieux à la table présidentielle car on a faim !

 

Latillé Actualités du samedi 13 février 2016

EH BIEN JOUEZ MAINTENANT !

Faites vos jeux...Les jeux sont faits !

 

UNe douce odeur de crêpes et de tourtisseaux enveloppait la buvette de la salle des fêtes. Latille soiee jeux ape sdf 12Le premier rendez-vous de la soirée jeux de société, organisée par l'Association des parents d'élèves (Ape) de l'école primaire publique, battait son plein dans une ambiance familiale et conviviale. Une sympathique initiative qui a satisfait les organisateurs comme les joueurs. Il est vrai qu'il régnait comme un parfum de ces atmosphères des années 1960 où l'on jouait, en famille ou entre potes, à la belote et autres jeux de cartes, en buvant un coup.

C'était bien le but recherché par l'Ape de se replonger dans ce climat apaisant où l'on est à la fois rieur et concentré, joueur et spectateur. Pari réussi et prometteur qui va encourager d'autres participants à venir avec leurs jeux de société. Chacun en découvre forcément un nouveau ce qui ajoute à la bonne humeur. Et, comme c'est gratuit, tout le monde peut passer une excellente soirée entre amis...pour pas cher !

Seul le produit des ventes de crêpes, tourtisseaux et boissons est versé à l'Ape pour aider au financement de différentes activités pédagogiques. Pas mal, non ?

Philippe

 

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Latille soiee jeux ape sdf 10Latille soiee jeux ape sdf 9

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Latillé Actualités du mercredi 10 février 2016

L'AUXANCES BRASSE DU BOUILLON

Les "anciens" ont connu pire

UN "ancien", de 18 ans mon aîné, me disait tout à l'heure, en me voyant prendre des photos de l'Auxances : " Y'ont connu pire. Te t'en souviens pas, toi, t'es trop jeune. " Euh ! ben non, suis plus vraiment un perdreau de l'année ! Oui, je me rappelle quand notre rivière se mettait vraiment en colère, que la rue pas encore "de la République" et que l'avenue pas encore "des Trois Fontaines" étaient coupées à la circulation. P1160230Que les pompiers "déménageaient" le rez-de-chaussée de l'ancien "Hôtel de la Croix d'or", la supérette d'alors, et qu'ils s'inquiétaient de la montée des eaux chez la famille Tourneau et leur boucherie. Jean, le sympathique propriétaire, était habitué et semblait connaître par cœur les réactions de l'Auxances. Sans s'affoler, armé de parpaings, il donnait un peu de hauteur à ses meubles, et le tour était joué. "La rivière va encore monter pendant 1 heure" expertisait-il avec son délicieux zozotement. "Par contre, faut prévenir Vouillé que dans 6 heures c'est eux qui vont y avoir droit" affirmait-il en fin connaisseur. Et de fait...

Tout à l'heure donc, je me suis transporté au pont et au Moulin de La Chèze. Ouais, ça brasse du bouillon ! Les peupleraies respectives ont bel et bien les pieds dans l'eau et la route de "La planche à l'âne" est devenue une raisonnable pataugeoire. Mais, il n'y a pas encore péril en le radeau de la Méduse. La peinture de Géricault ne va pas se mouiller et Noé peut refermer le livre de la Genèse puis abandonner la construction de son arche. D'accord, nous avons eu droit à des bonnes pissées et à des vents parfois violents. Cependant, rien à voir avec la "célèbre" tempête du 26 décembre 1999. Heureusement. "Tou vois ben qu'y ont connu pire !"

Philippe

 

Vidéo 1 : https://youtu.be/AYGLWH1fqCo

Vidéo 2 : https://youtu.be/UBRjBPLoDaU

 

 

 

 

P1160214La peupleraie du pont a les pieds dans l'eau.

 

P1160216En aval du pont, l'Auxances gronde un peu en s'enfuyant vers le Moulin de la Chèze.

 

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Si la roue à aubes du moulin de La Chèze pouvait encore tourner...

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Des taches d'écume sur l'Auxances qui galope vers Chiré.

 

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L'accès de la passerelle du Moulin de La Chèze n'est pas patriquable.

 

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Le Moulin de La Chèze en a vu d'autres.

 

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Le bief d'aval du Moulin de La Chèze brasse quelques mètres cube d'eau.

 

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Les peupliers sont heureux.

 

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Est-ce de l'eau bénite pour "Saint-Cybard" ?

 

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Ça déborde au pont de "La Planche à l'âne".

 

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L'Auxances charrie aussi de la boue au pont, côté petit bourg.

 

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Elle est un peu plus propre côté peupleraie.

Latillé Actualités du 27 janvier 2016

L'ETAT DE SANTE DES FINANCES PUBLIQUES S'AMELIORE

Latillé retrouve du souffle financier

 

 

Précision

Sur les dotations aux associations. Il y a bien eu 20 % d'augmentation sur l'année 2015 mais en général et pour 2016 le budget n'est pas encore finalisé.

Dont acte.

Philippe Rivière

 

" LA pertinence et le travail finissent toujours par payer " souligne l'adage. Ce dernier se confirme à Latillé où l'état de santé des finances publiques s'est amélioré en 2015. " Le résultat est en nette évolution " indique le maire, Benoît Dupont. " Il est du à la diminution de nos dépenses en 2014, sans hausse des taux d'imposition et sans nuire à la qualité et à la quantité des services rendus " précise-t-il en appuyant sur les conditions sine qua non " qui sont la maîtrise des priorités et des dépenses ".Finances La fiscalité des ménages n'ayant pas augmenté, volonté restant intacte pour le conseil municipal, il est intéressant de noter la qualité du travail et l'engagement des employés municipaux qui sont loin d'être étrangers au bon résultat financier. "Je les félicite car ils répondent toujours présents et ont su s'adapter à une nouvelle organisation de travail. "

Il n'empêche que ce bon résultat financier va in fine permettre à la commune d'investir, notamment en direction de l'école élémentaire, avec la construction, en fin d'année 2016, de deux nouvelles classes en lieu et place des "préfabriqués" vieux de plus de 40 ans. Et sur les bancs desquels votre serviteur usa ses fonds de pantalons. C'est dire !... Latille voeux maire 2016 1Le projet d'architecture de ces deux bâtiments scolaires sera élaboré en concertation avec l'équipe pédagogique et les représentants des parents d'élèves. D'autres desseins sont promis à Latillé tels que l'achèvement du verger pédagogique -avenue de La Rochelle- [financement à 80% par la Région et l'appui technique de "Prom'Haie] ouvert à tous, au cours du premier trimestre de cette année, avec la participation des enfants des écoles pour les plantations et un atelier "greffes" pour les habitants. Sont également au programme, rapporte le maire de Latillé, les études pour un nouvel aménagement du centre bourg. " Des travaux pharaoniques ne sont pas nécessaires [manière politiquement correcte de dire que Latillé ne peut pas se permettre de péter plus haut que son derrière] pour apporter la sécurité, le dynamisme et la beauté des lieux " analyse Benoît Dupont en précisant " que la population sera associée au projet, lors de réunions publiques. "

Outre ces trois principaux projets, le conseil municipal " souhaite travailler, en collaboration avec le Conseil départemental, sur la sécurisation des entrées de la commune, route d'Ayron, de Benassay et de Montreuil-Bonnin " note le premier magistrat, avant de saluer le tissu associatif de la commune, son investissement et son action participative. Chaque association verra une augmentation de 20% du montant de sa subvention respective accordée par les édiles. Autres acteurs incontournables de la commune, pour le maire et pour tous, les commerçants, les artisans et les professions libérales à qui doivent s'adresser les habitants s'ils veulent un maintien de l'activité économique et des carrefours de rencontre dans la commune.

Enfin, dans son signal d’optimisme, Benoît Dupont souhaite voir se concrétiser la réhabilitation [1 300 000 €] de la piscine [compétence de la Communauté de communes] et la réalisation de la "fameuse" déviation Les Bruères/ Moulin-Vent/route de Montreuil [projet entièrement porté par le Conseil départemental].  

Finalement, tout cela n'est pas si mal que si c'était pire, et c'est tant mieux pour "notre" Latillé.

Philippe Rivière

Coup d'œil dans le rétro 2015

* Travaux assainissement centre bourg pour un montant 290 000 €, indispensables pour les projets futurs et la modernisation de notre réseau d’assainissement.

Latille assinissement 1

* Aménagement du parking de la salle des fêtes (embellissement, récompense concours villes et villages fleuris). Ce travail a été réalisé par l’équipe technique avec l’aide de l’association "Les Mains Vertes" qui a participé à la conception des parterres.

* Mise aux normes de la cantine scolaire  effectuée par l’équipe technique

* Aménagement route d’Ayron, par la société Aléaume de Latillé, qui a fait un travail de très bonne qualité. Les piétons pourront circuler en toute sécurité.

* Début des travaux pour le verger pédagogique

* Lancement de l’étude pour la construction de deux nouvelles classes à la place du fabriqué « temporaire » qui est présent depuis plus de 40 ans ! Ces travaux sont indispensables pour la sécurité des enfants et la modernisation de notre école. L’école reste le poumon de notre commune, nous devons en prendre soin.

Le 8 janvier 2016

VŒUX A LA CHEZE D'OR

SATIRE - Bonne année et  meilleurs "vieux" à La Chèze d'Or

GRÂCE à notre sympathique députée, Catherine Coutelle (PS), qui autorise "Latillé Actualités" à utiliser les photos de sa page Facebook, le site a su que la direction et les personnels de l'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) " La Chèze d'Or " ont présenté leurs vœux aux résidents, en présence du maire, Benoît Dupont, et de la parlementaire de notre circonscription. Qu'a t-il été dit aux "clients" de la maison de retraite au cours des probables discours prononcés pour (uniquement ?) sacrifier à la tradition, faire parler de soi, s'auto congratuler et dire que tout va bien mais que ça pourrait (encore) être mieux si "on" mettait la main à la poche ? La presse locale nous le rapportera peut-être...

Quant à "Latillé Actualités", il présente ses vœux les plus respectueux à l'ensemble de celles et ceux qui font vivre l'établissement.

 

Ph.R.

Latille voeux ehpad 1

Le maire de Latillé et la députée ont écouté un discours...

Latille voeux ephad 1Avant ou après la vite des lieux ? Les poissons ont tout entendu...

 

Photos page Facebook de Catherine Coutelle, députée, avec son aimable autorisation.

 

 

 

 

Latillé Actualités du 4 octobre 2016

NECROLOGIE M. ROGER ANTIER

C'est une vieille figure de Latillé qui vient d'échapper à nos regards. À nos rencontres. Roger Antier est décédé à l'âge de 86 ans.001 19

Longtemps salarié dans une entreprise locale de menuiserie, " Zozo ", comme l'appelaient celles et ceux qui le connaissaient, eut une vie associative bien remplie. Dirigeant et supporteur de La Pacifique Football puis président de l'Association de chasse communale, pendant de nombreuses années, il avait un caractère contradictoire parfois difficile à comprendre, mais il était tellement serviable et convaincu, mais pas toujours convaincant, qu'on lui pardonnait ses petits défauts. Ceux que l'on voit chez les autres mais rarement chez soi. " Zozo " n'était pas parfait, comme tout le monde, mais lui, il en avait conscience, ainsi qu'il me le fit remarquer, dernièrement, lorsque nous nous sommes croisés à la Poste.  C'était déjà faire preuve d'une humilité certaine. Il avait beaucoup souffert de la disparition de son épouse, il y a quelques années, souffrance bien plus profonde qu'il ne le montrait. 

Pour rendre hommage à sa mémoire, " Latillé Actualités" a choisi de publier une photo de " Zozo " pénétrant sur le terrain de Latillé pour y disputer un match amical de football entre vétérans. Il nous avait confié aimer beaucoup ce cliché qui date d'une époque où il souriait à la vie. Comme souvent. Et lorsqu'il usait des civilités d'usage, qu'il racontait ses pérégrinations, sa voix grave masquait sûrement une timidité bien cachée.

À sa famille, à ses amis et à ses proches, " Latillé Actualités " présente l'expression de ses respectueuses condoléances.

Les obsèques religieuses de M. Roger Antier seront célébrées lundi 3 octobre, à 10 h 30, en l'église Saint-Cybard de Latillé.

 

 

BILLETS

Latillé Actualités du 29 septembre 2016

LES DERNIERS CHIFFRES DU CHÔMAGE

Et les présidentiables s’envoient des phrases assassines

 

LES chiffres sont tombés, il y a quelques jours déjà. Je parle de ceux du chômage. La France métropolitaine compte + 50 200 demandeurs d'emploi de catégorie A. C'est à dire, selon l'INSEE, l'Institut national de la statistique et des études économiques, des personnes " tenues de  faire des actes positifs de recherche d'emploi, et des personnes sans emploi. " En pourcentage, cela nous donne + 1,4% fin août. Soit au total, dans l'hexagone, 3 556 800 hommes et femmes, dont des jeunes de moins de 25 ans, qui n'ont pas de boulot. Dans pareille situation, ce qui est déplorable, c'est de constater que l'inconscient collectif a totalement banalisé les faits. Et qui, bien souvent, sans rien savoir sur les conditions personnelles de chacun et de chacune, vous lance à la face la réflexion suivante : " Du travail il y en a, celui qui veut vraiment en trouver, il en trouve. " Ben voyons ! 

Pour les élus, nous sommes des pécores

Les observateurs, eux, ont fait du chômage une super affaire politique. Elle frise parfois l'indécence. Le dernier exemple en date, à l'annonce des chiffres du dernier mois de référence : " Ça ne va pas être simple pour François Hollande de se représenter aux présidentielles, lui qui a annoncé, en son temps, qu'il renoncerait à un second mandat s'il n'arrivait pas à inverser la courbe du chômage. "  C'est noble de penser aux états d'âme du président de la République. À ses projets et à ses ambitions. Les autres présidentiables, ou leur porte-parole respectif, y vont également de leur rabâchage absolu et infini, dépourvu de tout sens humaniste. Et ils envoient des phrases assassines, traitent Hollande de menteur, règlent leur compte avec Sarkozy "le Gaulois", lâchent des coups envers Juppé, Le Maire, Le Pen, Valls et Macron. Entre autres. Ce qui me "plaît" le plus, c'est quand ils insistent, droit dans les yeux à la manière de Cahuzac devenu le sot pleureur, " sur ce qu'il faut faire et sur ce qu'il ne faut pas faire pour sortir la France du terrible et dangereux marasme qu'elle connait. Nous sommes dans une situation catastrophique extrêmement dangereuse." Il faut que le discours soit anxiogène, les Français aiment avoir peur.  " Pauvre France qui ne pèse plus rien sur l'échiquier international, pauvre France qui n'est plus entendue de par la planète " , regarde et écoute ses femmes et ses hommes qui ont LA solution. Avec elles, avec eux, la France retrouvera son aura, sa République, sa démocratie, son indépendance, sa souveraineté... J'en passe et des meilleures. Quid de la mondialisation, de l'Europe, de l'euro, des réfugiés, de nos jeunes, de nos vieux ? Les mêmes présidentiables et leur même porte-parole n'ont, pour toute réponse, que cet argument de langue de bois : " Voilà ce qu'il faut faire, voilà ce qu'il ne faut pas faire. " Oui, bon, o.k., mais encore ?... À leurs yeux, nous sommes des pécores pour ne pas dire des sous-merde, bonnes à cracher au bassinet. Pour le reste, croyez-moi, ils n'en ont absolument rien à foutre de nous. Leur ego avant tout. Et surtout leur compte en banque. 

Soins palliatifs pour chômeurs

Mais je m'égare. J'écris dans le vide comme eux ils parlent pour ne rien dire. J'en reviens aux états d'âme et aux ambitions de François Hollande à qui il ne reste plus beaucoup de temps pour parvenir à inverser la courbe du chômage que lui-même, ou son potentiel successeur, n'arrivera pas à inverser de toutes façons. Mais si, mais si. Mais non, mais non. " Ça ne va pas être simple pour François Hollande. " Parce que ça l'est beaucoup plus pour les chômeurs, peut-être ? Pour leurs enfants, pour les conjoints, pour leurs familles, qui sont indemnisés "largement", histoire de montrer que les soins palliatifs permettent aux sans emploi de "mourir" plus "confortablement" ? Vous donnez un bonbon à un gamin qui pleure, ben ça va le calmer. Je ne me fais aucun souci ni pour notre président de la République, ni pour ses sbires, ni pour ses adversaires dont l'avenir est assuré. Et c'est du pareil au même à l'échelon régional et départemental. Si vous n'avez rien à demander, vous serez tout de suite servi, comme disent les braves gens. C'est le cas dans la Vienne où le paraître est plus important que l'être. Les réseaux sociaux sont remplis de photos de nos élus en pleine action dans leur canton respectif. Toujours pour le meilleur. Jamais pour le pire, bien évidemment. Des élus qui offrent une subvention pour que certains se fassent mieux entendre, eux et leur musique qui fait marcher au pas. Des élus qui accordent benoîtement un secours d'urgence de 150 € à un pauvre diable et qui, dans le mois suivant, lui réclament un indu de RSA parce qu'il n'a pas déclaré comme "revenus" les sous qu'il a mis de côté du temps où sa vie était meilleure. Et,  qui vous disent, sans rire, que les indemnités de la CAF " c'est quand même l'argent du Département. "   Le nôtre en somme ! Des élus qui vous promettent d'intervenir mais dont l'intervention ne fera aucun effet puisqu'ils ont encouragé et mis en place les contrôles en matière de prestations de solidarité. Et, il faudrait leur faire confiance à ces élus-là pour qui l'on a voté parce que, sur le plan local, vous avez la faiblesse de préférer l'homme plutôt que son camp politique ! Tenez, ils sont même capables de revenir vous solliciter pour que vous les souteniez encore, au cas où l'idée leur viendrait de se représenter devant les électeurs, pour des échéances à venir. Ces gens-là, messieurs dames, n'ont ni foi, ni honte, ni honneur. Tant pis si l'on me traite de provocateur, de réactionnaire et de cynique.  Vous noterez également au passage que les parlementaires de France et de Navarre, pour leur part, ne veulent pas que l'État leur demande des comptes, notamment  en ce qui concerne leurs frais de représentation. Revenus, pas revenus ?  " Il suffit " m'intimerait ce cher Edouard, s'il comptait parmi mes amis. Ces amis que l'on croit avoir et que l'on a pas. À une exception près dans notre canton, il y a peu de temps, si vous voyez de qui je veux parler. Ben non, le silence n'est pas d'or. Que cette locution soit mise au chômage. Mais, ça ne m'empêchera pas d'ouvrir ma gueule.

Philippe R.

 

 

Latillé Actualités du 21 septembre 2016

 

EXCLU DES ANCIENS COMBATTANTS

" Peloton d'exécution "

TOUT individu a le droit de se défendre. Sauf dans le monde des anciens combattants. Chez les « vieux soldats » de la Vienne et leur général en chef, autrement appelé Monsieur le président départemental, c'est directement le « peloton d'exécution » sans autre forme d'explication.

Il y a déjà de nombreuses années, j'avais rejoint ce mouvement en mémoire de mon père qui avait combattu pendant la seconde guerre mondiale avant d'être fait prisonnier. Cinq années de captivité, comme tant d'autres. Certains connurent même le pire…

Mon adhésion en qualité de sympathisant remonte à plusieurs années. À l'occasion des expositions sur la déportation, en janvier 2015, j'intégrai le conseil d'administration de l'association de Latillé et la commission journal de l'ADPG/CATM/OPEX de la Vienne qui bénéficie d'un encart parmi les nouvelles d'un fonds commun national. Quelques mois plus tard, constatant que le président stigmatisait la section de Latillé de manière assez systématique -mais pas que, le reste étant du domaine privé-, je lui adressais un courriel de désaccord. Voyez-vous, chers amis visiteurs, un président départemental, même au mérite reconnu par la nation, n'a pas pour mission de critiquer avec véhémence, quand bien même il le fait par un support médiatique interne, ses associations locales. Ni de jeter de l'huile sur le feu en évitant de correspondre avec ceux qui les représentent au premier chef. À savoir les présidents. Louvoyer de manière épistolaire entre la mairie de Latillé, un des vice-présidents et un membre du conseil d'administration locaux...et moi, pour parvenir à ses fins tout en prenant bien soin de toujours éviter le président local, qui a du tempérament et des connaissances, c'est pour moi jouer petit bras. Être hors course. Mais, après tout, à chacun de faire face à sa conscience. Si le miroir renvoie l'image d'une intégrité qui n'est pas irréprochable, alors il est temps de se remettre en question et de ne pas toujours voir les fautes chez les autres.

Bref, vous l'aviez compris dès les premières lignes de ce billet, le président départemental m'a exclu de l'association de la Vienne, le 23 mars de cette année, pour, écrit-il, « mes propos inqualifiables». Mieux ou pire, c'est selon, dans son dernier et récent courrier du 25 août 2016, il m'indique « avoir en sa possession un document de ma part où je l'insulte » et me demande de bien vouloir désormais « transférer tous documents à son avocat. » Et il conclut en en remettant une couche à la section de chez nous : « Il n'y a bien, dans tout le département, qu'avec Latillé que nous avons des problèmes de ce genre. » Ce qui signifierait que je ne suis pas le seul Latiliacois à m'élever contre les procédés du président départemental. Latillé, en son temps plus réputée pour ses oies blanches serait devenue un vilain petit canard. Ce qui aurait pu se solutionner entre quatre-z-yeux, d'homme à homme, a pris une tournure exceptionnelle. Voire dramatique. Doucement Bijou !

Par voie de conséquence, j'ai démissionné des ACPG/CATM/OPEX de Latillé dont les adhérents n'ont jamais levé le petit doigt pour me soutenir. Du moins auprès des instances concernées et par courrier me prouvant leur indéfectible appui. Après, il est toujours facile de me dire oralement ceci ou cela et d'acheter mon amitié par des procédés pas très nobles. Et pour certains, pas pour tous, de bomber le torse pour se donner de l'importance. J'exècre ces cire-pompes et je ne regrette pas de m'être éloigné de leur ego monstrueux. Nous sommes dans une commune où tout se sait mais où rien ne se dit officiellement. Ou la représentation est beaucoup plus importante que l'action. Il faut se montrer, ça en impose ! Vous savez : « on ne nous dit pas tout », pour plagier Anne Roumanoff. Vous savez aussi que le silence est d'or. Je ne me mettrai pas au garde à vous devant cette locution. Je m’assoies dessus. Et j'ouvre ma gueule.

Philippe R.

 

Latillé Actualités du 20 septembre 2016

TOURMENTS DANS UN EHPAD

Harcèlement professionnel 

VOUS allez voir comme le hasard fait bien les choses. Comme annoncé, j'ai décidé d’écrire un ou plusieurs billets par jour. Ce matin, après le petit-déjeuner, j'optai pour une amorce de la pompe évoquant les pétroliers puisatiers et raffineurs . Tout cela parce que j'avais eu froid dans la salle de bain et que j'avais mis en route un chauffage d'appoint venu au secours d'un vieux con de 63 piges figé comme du poisson carré dans un congélateur. Pépère a besoin d'un minimum de confort, à présent. Je devisais donc sur les pétrodollars qui débordent toujours des barils en culpabilisant sur la flambée électrique que je venais de m'offrir, le temps d'une douche bien chaude.

Ma première clope de la journée n'était pas encore allumée qu'un courriel imprévu allait me faire « TOTAL »-ement changer de ligne pour ce nouveau rendez-vous quotidien avec les visiteurs de « Latillé Actualités ». Ce n'était pas le pétrole et ses pollutions de tous ordres (argent, environnement, etc) qui allaient faire la « une » de mon billet, mais le harcèlement moral dont a été victime, pendant de trop longs mois, une ex-salariée d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Dans notre beau pays, la France.

Aujourd'hui retraitée, l'ex-salariée en question a vécu l'horreur, pour ne pas dire l'enfer, à cause des incessants tourments auxquels l'a soumis la direction de l'établissement. Faire endurer à ce point des souffrances morales à un humain m'inspire le dégoût. Une direction est faite pour assurer les responsabilités qui lui sont confiées. Et non pas pour être le bourreau du personnel qu'elle a sous ses ordres. Si vaincre toute résistance d'une employée pour venir totalement à bout de ce que l'on a entrepris et décidé, en l'occurrence une démission -ça fait moins désordre que la solution suivante- ou un licenciement pour de pseudos fautes voire des pseudos incompatibilités avec des collègues, si cela ça se nomme diriger, alors la direction concernée a bien mené son affaire. Avec l'aval du maire de la commune où est implanté l'établissement, chef des élus qui n'a pas pour devoir de priorité de dire amen à ce que veut une personne tenant le premier rang d'un Ehpad.

« Latillé Actualités » a notamment sous les yeux une copie de la lettre que l'ex-salariée a du signer malgré elle tant son état psychologique et physique ne lui accordaient plus la faculté d'analyser les faits que lui reprochaient « l'accusation » représentée par le maire et la direction. D'excellents "procureurs" soit dit en passant, mais qui n'en ont strictement rien à faire de "bousiller" une vie. Des vies, parce que leur attitude a impacté une famille entière au sens intergénérationnel du terme. Seule la bière est bonne sous pression, et encore avec modération. Quand la pression s'exerce sur une salariée pour influencer son comportement individuel, ça s'appelle un viol de l'esprit et de son réel raisonnement. C'est hautement condamnable, messieurs dames. La patrie des droits de l'homme ne doit plus tolérer aucune servitude. Ni celle des dictatures planétaires ni celle de la barbarie féodale d'un autre temps.

Pour le cas qui nous concerne, il aura fallu l'intervention de plusieurs médecins, qui font autorité dans le domaine du psychisme, pour que l'ex-salariée retrouve petit à petit un équilibre malgré tout toujours précaire.

Sur les bulletins municipaux comme sur les bulletins internes à la vie des Ehpad vous ne lirez jamais ces faits qui vous défont une vie professionnelle, une vie sociale et une vie affective. «  On ne nous dit pas tout », pour plagier Anne Roumanoff. Le silence est d'or, paraît-il. Je m’assoies sur cette locution. Et j'ouvre ma gueule. 

Philippe R.

 

Mardi 23 août 2016

Envie de vous parler tabac

 

AUJOURD'HUI, je pourrais vous parler, mais je ne le ferai pas, du coup de chaleur que nous enregistrons. Je pourrais aussi vous parler, mais je ne le ferai pas non plus, de la fièvre littéraire de Nicolas Sarkozy qui a commis un ouvrage, " Tout pour la France " (Plon), pour nous expliquer ce qu'il ferait de 2017 à 2022 s'il était à nouveau pensionnaire de l'Élysée. " Tout pour la France " : ça ferait pas plaisir au Front National et à "Jean-Marine" ? Ou encore pour nous expliquer tout ce qu'il faudra faire mais qu'il n'a pas fait avant que le peuple lui dise non en 2012. Tout à droite et même davantage si affinités. Avec Nicolas -oui je l'appelle parfois par son prénom dans l'intimité de la toile-, ce qu'il y a de bien, c'est que quelles que soient les conditions météorologiques, il ne manque pas d'air. Non, je ne vous parlerai pas de Nicolas Sarkozy qui, depuis son effet de communication, envahit nos chaînes d'infos en continu, les stations de radio, la presse écrite et tutti quanti. Les experts, pas ceux du handball, les experts en politique, en géopolitique, en économie et en sondage(s) observent et commentent à qui mieux mieux cette fausse information faisant comme si Sarkozy avait maintenu le suspens jusqu'à hier. Si j'étais très optimiste quant à l'intégrité des hommes et des femmes politiques, je vous demanderais bien, au pire, de croire plutôt en Alain Juppé. " Droit dans [ses] bottes " comme il l'a juré avant d'être condamné, en 2004, à un an d'inégibilité et à 14 mois de prison avec sursis, l'ex président de l'UMP s'en est allé se rafraîchir la mémoire au Québec. Depuis, il s'est refait la cerise mais le noyau est toujours resté plus ou moins en travers de la gorge des Français. Sauf à Bordeaux qui préfère le raisin sur lequel veille aussi en Seigneur le grand prêtre de la Nouvelle Aquitaine, j'ai nommé Alain Rousset.

Je pourrais vous parler du Parti Socialiste aux abois et désorganisé, mais je ne le ferai pas. Parce que Montebourg me dégoûte depuis qu'il est entré en campagne -officiellement, il prendra sa décision en décembre a t-il dit- et qu'il a déclaré " qu'il est temps d'éjecter pépère de l'Élysée. "  Pépère, c'est François Hollande. Vous aviez compris. Notre président de la République, apprécié paraît-il hors de l'hexagone, n'en finit pas de finir de vouloir inverser la courbe du chômage. Burkunu2Les résultats ne sont pas probants. Valls, c'est le Zébulon du Manège (dés)enchanté qui va se faire mordre par Pollux. Tout cela, les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Je parle, bien sûr, du Manège enchanté.

Je ne vais pas vous parler du burkini. Ni du burkunu inventé par nos cousins Québecois dans une version vraiment drôle dont je partage totalement la dérision. Sur le burkini, je n'ai pas d'avis tranché mais j'ai peur d'être manipulé par les pro et les anti qui me balancent, par médias interposés, des amalgames insidieux dont je me méfie. Justement parce qu'ils sont insidieux. D'un côté comme de l'autre.

Je ne vais pas vous parler des Jeux Olympiques, du record de médailles -42- de la France, ni du célèbre couple en or qui a marqué des points avec ses poings.

Je ne vous parlerai pas de la crise du lait et... "pis" c'est tout.

En revanche, je vous parle avec plaisir du bureau de tabac de Latillé qui va -enfin !- vendre des cigarettes. Le Bar de la Place le confirme lui-même sur sa page Facebook. " Des nouvelles du tabac. J'ai signé cette semaine l'agrément avec les douanes. Il me reste encore 2 étapes mais je pense être opérationnelle dans la première quinzaine de septembre 2016. " Martine le dit. Martine l'écrit.  Et ça, j'avais vraiment envie de vous en parler. En voilà une nouvelle qu'elle est bonne !

Philippe R.

 

Photo lesindignesduquebec.wordpress.com​ Le burkunu est bien vu !

 

 

Latillé Actualités du mercredi 27 juillet 2016

 

Dieu est trop bon

DIEU, Il est trop gentil. Trop bon. Depuis des lustres, Il laisse les gens et les peuples s’entre tuer sans rien dire. Sans même faire une apparition. Dieu, Il est trop gentil et trop bon parce que ça fait un sacré bout de temps qu'Il aurait du dire stop à cette grande liberté qu'Il a laissée aux hommes de bonne volonté. Ils en abusent et ça tourne au grand n'importe quoi ! " Aimez-vous les uns les autres comme je vous aime " et " Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu'ils font " ont fait, et continuent à faire le buzz. C'est sûr, il y en a qui ne savent pas ce qu'ils font parce que "piquousés" au fanatisme, au radicalisme, ou autres drogues injectées dans la veine la plus dure de toutes : LA FOLIE. 

Dieu, Il est trop gentil. Trop bon. Alors qu'Il est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit, croyez-vous qu'il y en aurait au moins un qui se bougerait les fesses ?!  Qui viendrait remettre de l'ordre sur la planète Terre ?!  Croyez-vous qu'il y en aurait au moins un qui viendrait taper du poing sur les Tables de la Loi?!  Croyez-vous qu'il y en aurait au moins un qui rééditerait le Décalogue à un Moïse loin d'être sauvé des eaux du judaïsme, du christianisme, de l'islam alors que les disciples des monothéismes israélite, musulman, trinitaire chrétien n'ont fait qu'ouvrir des catalogues de l'horreur, depuis des siècles et des siècles ?! HAMEL.

HAMEL, comme le patronyme de notre frère Jacques, égorgé lors d'une célébration eucharistique dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Dans le département de la Seine-Maritime. En Normandie. L'abbé Jacques Hamel était âgé de 86 ans. Curé auxiliaire de la paroisse, il est mort sacrifié sur l'autel de l'atrocité. Au milieu de quatre ou cinq fidèles qui n'avaient pas encore de crise de foi. Ou qui en avaient une ou étaient sur le point d'en souffrir. Chacun porte sa croix. Dire que la petite lumière rouge, qui symbolise la présence du Christ dans tout sanctuaire, fut ici un feu grillé par deux types innommables. L'étole verte du prêtre, couleur du Temps ordinaire liturgique, a été souillée par son propre sang.

Dieu, il est trop gentil. Trop bon. Il a laissé faire. Il a laissé commettre l'irréparable en ce Temps de l'Église synonyme de croissance et d'espérance. Dieu qui a laissé l'archange Michel terrasser le dragon, le mal, n'a même pas levé le petit doigt pour arrêter le bras assassin de Satan l'orgueilleux qui s'abattait sur l'abbé Hamel. Je me suis toujours demandé pourquoi il  l'a créé celui-là. Le diable.  Et ses sbires. C'est valable aussi pour le paradis, l'enfer et le purgatoire. Ça suffit pas sur terre faut aussi que dans les Cieux l'on soit mis dans des cases. " Dieu est Amour, Dieu est Lumière, Dieu notre Père. "  Il déconne le Paternel. Y'a un moment qu'il roule en veilleuse tandis que les phares de l'ignominie éclairent comme en plein jour les "nuits" des guerres, des barbaries, des crimes, des attentats, des viols, des persécutions, des privations, etc. 

Dieu, il est trop gentil. Trop bon. " Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. " La belle affaire ! Vous en connaissez, vous, un homme, un mari, un père, un fiancé, et une femme, une épouse, une compagne, une mère qui vont être capables de pardonner à tous les assassins, morts ou vifs, d'avoir frappé des innocents de tous genres et de tous âges ? De toutes conditions. N'importe où ? N'importe quand ? Sur ces derniers points, le n'importe où, le  n'importe quand, le doute s'est installé. Les suppôts du démon ont cogné là où ça fait mal à notre liberté d'expression, à notre laïcité, à nos réjouissances, aux piliers de notre République et de sa Fête Nationale, notre Église et sa chapelle normande. C'est pas grave, les mecs ! Nous allons tous vous pardonner. Oui, oui, tous et tout. Personnellement, je ne suis pas Jean-Paul II. Encore que être canonisé par des hommes, et non par Dieu soi-même, n'accorde pas à mes yeux un blanc seing à la procédure qui régit la constitution apostolique. 

Bon, c'est la dernière fois que je vous l'écris dans ce papier. Dieu, il est trop gentil. Trop bon. Ben oui, il est Amour. Certains, de plus en plus nombreux, prétendent que donner un baiser, embrasser son prochain, avoir des relations sexuelles protégées, faire un enfant sans en appeler au Saint-Esprit, ce n'est pas cela l'Amour. Les amoureux sont des pervers. Impardonnables. Les assassins, des héros. Ils ont osé ! Il faut leur pardonner parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. Faudrait quand même que nos trois lascars qui sont aux Cieux agitent leur goupillon et qu'ils aspergent le monde de leur eau bénite. Sinon, on va se noyer dans notre sang. Comme notre frère Jacques. HAMEL. Auquel on a tranché la gorge. Priez pour lui.

Philippe R.

 

Latillé Actualités du 30 mai 2016

UN DIMANCHE AU BORD DE L'EAU

" IL EST OU LE BONHEUR "

 

HIER, en début d'après-midi, je pénétrai dans un lieu boisé que j'adore, histoire de prendre l'air. Isis ne se fit pas prier pour m'accompagner, autant vous le dire. Il n'y avait pas trois minutes que nous avions posé nos pattes dans une allée qu'il se mit à tomber une giboulée de grêle à faire frissonner mon traditionnel chapeau, heureusement imperméable. Je m'abritai sous un tilleul qui s'égouttait comme un enfant pleure toutes les larmes de son corps. Isis était à mes bottes. Elle ne broncha même pas quand un chevreuil déboula d'une autre allée transversale et s'engouffra sous des buis trempés. Quatre ou cinq pigeons furent effrayés par notre présence et battirent des ailes pour s'éloigner du danger que nous représentions.

Je tempêtai après ce temps pourri. Lorsque me vint en tête la chanson "Un dimanche au bord de l'eau" que Michel Berger avait enregistrée et abandonnée au fond d'un tiroir sans doute bourré de maquettes et de partitions. Donc, j'étais avec "Un dimanche au bord de l'eau" que je sifflotais les mains dans les poches et la parka remontée jusqu'au cou, lorsque cessa la grële. Je m'aventurai enfin, sous une pluie drue, lorsque mes neurones changèrent de disque. "Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps..." de Tonton Georges dont la poésie tonnait avec sa guitare "L'Orage". Voyez-vous, j'étais dans le ton de cette météo chafouine qui a taillé la bonne mine du soleil au bout du bout, depuis le début du mois de mai. A quasiment gommé le bleu du ciel, avec un sourire narquois, pour y peindre une palette de gris et de noir désespérante. Pour la énième fois, Isis s'ébroua de la tête à la queue et, soudain, se mit à l'arrêt, patte avant droite repliée et truffe au sol. J'accélérai le pas.

Mon regard se posa sur une pauvre salamandre commune tachetée. L'ardeur amoureuse de François 1er avait le blason royal à terre. Mais vivant. Le jaune et le noir du petit amphibien étaient figés sur le sol boueux, près d'une grosse flaque d'eau queP1150879 ma chienne se mit à traverser et à retraverser encore, toute joyeuse de me faire comprendre que la douche de l'avant veille avait été pour elle un "calvaire" de trop. Elle est comme ça Isis. Elle adore l'eau. Sauf les douches et les bains forcés. Pendant ce temps, "Un dimanche au bord de l'eau" était revenu hanter mon cortex cérébral. J'entendais les notes du piano. La pluie avait cessé. Mais elle reprit alors que je bifurquai vers le sommet du coteau qui surplombe la vallée de l'Auxances. Les fleurs roses d'un marronnier étaient tristes et ne formaient plus ces joyeuses grappes en forme de candélabres prêtes à affronter la nuit.

Protégé sous mon vêtement, mon appareil photo me dessinait une silhouette ventripotente que mes chairs naturelles se plaisent à arrondir malgré un sévère régime alimentaire... trop peu souvent respecté, paraît-il. Je me dirigeai vers la sortie. Je n'avais claqué aucune photo. Isis repéra un pauvre merle qui décolla en sifflant d'effroi. De retour à la maison, je bouchonnai ma belle qui s'étira dans un grognement de bonheur. Je me fis une boisson chaude. Allumai la radio. Et, je vous le donne en mille, Michel Berger chantait "Un dimanche au bord de l'eau". J'enfilai à petites gorgées un tilleul menthe et j'allai m'installer devant mon écran d'ordinateur en laissant Gasquet faire chavirer de joie le court central de Roland-Garros. Ah, ma playlist de "Youtube" ! Je cliquai "sur" Christophe Maë. "Il est où le bonheur, il est où"...

Philippe R.

Latillé Actualités du 12 mai 2016

ÇA M’ÉNERVE !

Un peu plus d'humanité "siouplé !"

 

LES choses qui m'énervent, c'est plus fort que moi, il faut que j'en cause.

Plantons le décor. Nous sommes au bureau de Poste de Latillé. Hier matin. C'est au tour de la vieille dame quasiment connue de tous dans le bourg et alentour. C'est à son tour alors elle s'avance, à petits pas, le dos courbé par le poids des ans, vers la banque d'accueil. Dame ageeÀ quatre-vingts printemps bien tassés, sans compter les mois de nourrisse qui la font approcher vers la prochaine dizaine, elle demande poliment 150 € à la guichetière. On lui demande de préciser son numéro de compte. Et de décliner son identité. La vieille dame s'exécute. Mais il y a un hic. Elle n'a pas la carte qui la justifie cette identité. D'ailleurs, elle ne comprend pas très bien à quoi lui servirait tchelle machine. Vrai, elle n'a pas l'intention de franchir la moindre frontière, même à l'intérieur de l'Europe. Sûrement qu'elle a rêvé de voyages. Mais c'était juste des rêves. Juste des rêves... Et cependant, elle va devoir remplir le formulaire de demande de carte d'identité nationale dont elle ne peut pas distinguer les cases. " Vous trouverez bien quelqu'un pour vous aider " comme pourrait dire l'autre.

Sa très modeste retraite de femme seule, bien en dessous du seuil de pauvreté, ne lui permet même pas un infime écart. Tout juste de quoi s'offrir un vieux magazine hebdomadaire dont elle se nourrit tout comme elle se contente d'une tranche de jambon, d'une platée de nouilles, d'un œuf. Quelquefois, oh pas souvent, d'un petit bifteck ou d'une cuisse de poulet. Alors, elle a demandé poliment 150 € à la guichetière. Ça fera l'affaire pour trois semaines voire le mois, si il n'y a pas à changer la bouteille de gaz. .La guichetière est une remplaçante. Elle s'abrite derrière les consignes de ses chefs. Pas de pièce d'identité, pas d'argent. La vieille dame, qui est née à Latillé et qui y a toujours vécu, demande aux autres clients, attendant leur tour, de bien vouloir confirmer son identité. Pensez, tous la connaissent ! Peut-être, oui, mais pas son interlocutrice principale qui maintient son refus. Peut-on le lui reprocher ? Non, bien évidemment. Faut savoir qu'elle risque sa place si elle déroge aux règles de la banque postale. La titulaire, elle, elle connaît bien notre vieille figure de Latillé qui n'est jamais allée voir ailleurs qu'à la Poste. Pas la remplaçante. Je ne lui jette pas la pierre, n'importe qui aurait probablement agi comme elle. Je mets toutefois un bémol. Et je pose la question suivante, non pas à ladite remplaçante mais à ses chefs, crânes d'œufs sans doute bien pensant à l'égard de la protection des deniers de l'entreprise française multimétiers : " Dans un tel cas, ne pourrait-on pas faire œuvre de bonté, de bienveillance plutôt que raisonner monnaie, argent, fric ? "  Ce ne sont tout de même pas 150 € qui vont faire mettre un genou à terre au Groupe La Poste, même au cas où... ? La charité n'est pas qu'une vertu spirituelle du christianisme. Mais j'y pense, là, tout de suite, il n'est même pas question de charité. Notre vieille dame de Latillé a un compte qui présente un solde créditeur. C'est donc de son argent dont il s'agit, non ? Elle ne peut pas en disposer comme elle l'entend sous le prétexte qu'elle n'a pas de carte " avec [s]a trombine dessus " . 

Quand je pense que le tristement célèbre Salah Abdeslam a pu passer de France en Belgique sans être inquiété après les tueries de Paris, en novembre 2015, j'affirme que la Poste a bien fait de ne pas donner 150 € à la dame âgée de Latillé. C'est une terroriste du poulet. Non, pas celui de la maison Poulaga !

Ainsi, la vielle dame a quitté le bureau de Poste, le dos courbé par le poids des ans, l'âme meurtrie et le cœur chamboulé par ce qu'elle a pris comme un affront, une humiliation. Devant les autres, en plus. Heureusement, la bienveillance guettait. Elle a conté sa mésaventure à une connaissance. Qui lui a avancé 150 €. Au diable, ça suffira bien pour payer deux cuisses de poulet.

Alors oui, je le dis et je le redis, des faits comme ça, ça m'énerve. Mais grave de chez grave.

Philippe R.

 

(Photo d'illustration destinationsante.com)

Latillé Actualités du 10 mai 2016

COUCOU, ME REVOILOU !

" Le Café de la Place " et " L' Coiff " redonnent le moral

Des nouveaux visages et des nouveaux noms figurent à deux enseignes du commerce à Latillé. Visite guidée après un témoignage d'estime à Denise Poudret.

UNE grosse fatigue générale a creusé un large passage à vide qui m'a contraint a délaisser "Latillé Actualités" du 20 avril jusqu'à fin de la semaine dernière.  Ah, ma brave dame et mon bon monsieur ce n'est pas facile de vieillir ! On a beau dire que c'est dans la tête que ça se passe -ce qui n'est pas tout à fait faux- il y a des fois où le corps et le cerveau ne s'entendent plus que sur un point de conciliation : le manque de motivation. Ce n'est pas si facile que cela de se retourner pour se donner un bon coup de pied aux fesses. D'autant que question souplesse je ne suis pas un as des prouesses ! 

Hommage à Denise Poudret

Depuis mon absence, ont eu lieu, à Latillé, quelques événements. Des joyeux et des moins joyeux. Dans la seconde catégorie, j'ai notamment retenu la disparition de Madame Denise Poudret, ancienne propriétaire de son café éponyme où se buvaient les canons du dimanche à l'issue des parties de P1160569boules en bois. Les bons souvenirs de cette période bénie sont remontés à la surface. Je me suis souvenu des parties de cartes, belote et manille, au cours desquelles la gouaille des joueurs frisait parfois une engueulade du même tonneau que celle qui avait présidé sur le boulodrome. Je me suis souvenu du banquet des conscrits de "ma" classe 73 et de la "musette" de quelques-uns qui avaient trop forcé sur la dive bouteille. La modération n'était pas toujours respectée si tant est qu'elle le soit depuis la loi Évin, entre autres lieux, aux buvettes respectives de l'Assemblée nationale et du sénat. Je me suis souvenu aussi des débats politiques qui animaient la salle de café les jours des élections. J'ai encore en bouche le goût du "VIANDOX" que je partageais avec mon vieil ami Lucien après les matches de foot d'où nous étions ressortis transis par le froid ou la pluie. Des fois les deux en même temps. Je me suis souvenu du dévouement de Denise et de son mari Raymond à l'occasion des kermesses paroissiales et des dîners servis sous les platanes de "La Chèze". Je serais bien gagné par la nostalgie, tiens !

Au Café de la Place

et chez L'Coiff

Horaires d'ouverture du Café de la Place

* de 7 h à 20 h du mardi au samedi

* de 8 h à 14 h le dimanche

Plus heureuse a été l'ouverture du "Café de la Place",le 1er mai qui accueillait le énième vide-grenier organisé par "La Pacifique Tennis". Voilà donc à nouveau Latillé doté d'un "bistrot" qui ne fait plus de vagues par son enseigne aux embruns maritimes, mais qui s'est fait un devoir de hisser la grand voile de la convivialité avec un "moules-frites" débordant la marée du traditionnel muguet.

"Café de la Place", c'est moins pompeux, c'est plus simple, parce que situé place Robert-Gerbier, et ça veut bien dire ce que ça veut dire. P1160568A défaut de sentir le parfum des clochettes printanières de l'herbacée vedette du moment, quoiqu'un joli bouquet se présente sur le "zinc", le "Café de la Place" fleure bon l'amour des autres et le sens de l'accueil. Encore quelques semaines de patience et nous pourrons y trouver le tabac, les jeux et l'ensemble de la presse journaux et magazines. Déjà, la presse régionale et la presse départementale, La Nouvelle République et Centre Presse, sont quotidiennement en vente chez Martine Dreyer, la nouvelle "patronne" des lieux.

Martine est originaire d'Alsace et elle a pratiqué le management dans le domaine du ski en Haute-Savoie dominée par le célèbre massif du Mont-Blanc. En se posant sur l'éperon rocheux de Latillé, " grâce au maire, Benoît Dupont, qui m'a convaincue de finaliser le projet dans la commune " , Martine est venue escalader une des activités originelles de l'immeuble abritant, en des temps lointains, l'hôtel Guillon avant de prendre un autre cachet en devenant la pharmacie Gerbier. On connaît la suite...

P1160571À celles et ceux qui se faisaient des cheveux depuis qu'ils avaient appris que Nancy Lairet venait de mettre en vente son salon de coiffure, voilà que leur cuir chevelu reprend du poil de la bête. Depuis le 3 mai, le salon " Coiffure Nancy " s'est transformé en " L'Coiff" avec à sa tête Laëtitia Cousseau. Ces deux changements qui confirment que Latillé n'est pas morte ça vous requinque un bonhomme qui n'avait pas le moral.

Philippe R.

 

 

 

 

Latillé Actualités du jeudi 31 mars 2016

UN PIGEON SOUS LA PLUIE

Ballotté par le vent comme un premier amour...

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JE suis là, planté dans mon bureau devant mon ordinateur, son écran et son clavier. Une énième giboulée de mars rince la rue de la Verminette. Le ciel et ses nuages gris libèrent leurs larmes comme un enfant laisse couler les siennes de ses yeux craintifs et tristes. Comme un ancien laisse s'échapper les siennes de ses yeux perdus dans les souvenirs d'un passé qui n'offre plus d'avenir. Les pleurs suivent les sillons que la vieillesse a tracés sur son visage ridé. Lui faut-il encore trouver un sens à cette vie qui lui échappe ?

Les gouttes de pluie s'écrasent sur les vitres de la fenêtre fermée. La poignée baisse le nez alors que j'aimerais tant et tant qu'elle éclate de rire et libère les deux battants sur une nature qui a pris ses premières notes verdoyantes et printanières dans la valise des saisons qui passent. Encore une journée à mourir d'ennui, à laisser Isis se blottir sur sa couverture et Galaad à ronronner près du radiateur. Ont-ils le blues nos amis à quatre pattes ? Nos amies les bêtes, comme ils disent. Maintenant que les jours sont plus longs faudrait laisser entrer le soleil. Faudrait profiter du chant des oiseaux. 

Un peu après 16 heures, je me connecte à RTL pour écouter Les Grosses Têtes et Laurent Ruquier qui rendent un hommage à leur ami Jean-Pierre Coffe. C'est un "best Coffe" où le verbe du pourfendeur de la malbouffe frappe les ondes du rire. Coffe dans un numéro sur les moucherons des vergers, les cerises sans queue "qu'ils ont inventées" , ça ouvre l'appétit de la bonne humeur. Je me régale. Entrecoupés de pubs les plats sont repassés et je me gave des histoires de Monsieur Coffe. Après une grande démonstration sur la crème chocolatée aux noisettes, la maladresse d'un maître d'hôtel, et une porte de chambre d'hôtel qui se referme sur la nudité de Coffe " à poil au quatrième étage devant la porte vitrée de l’ascenseur ", je frise l'apoplexie de templier. Dehors,il pleut toujours mais je me suis refait une santé morale. Soudain, un pigeon se perche sur le fil de la ligne électrique. Il est ballotté par le vent comme un premier amour sur le Pont des Arts. Comme un fétu de paille en pleine moisson. Le ramier est resté là près de cinq minutes avant de s'envoler vers le ciel tourmenté. Ses ailes m'ont transporté dans le monde des rêves et de l'imaginaire où Alain Decaux attendait patiemment Jean-Pierre Coffe. La vie ne tient qu'à un fil. Qu'il soit celui de l'histoire ou celui à couper le beurre. Mieux, qu'il soit le fil sur lequel on voit un pigeon se poser. Sous la pluie.

Philippe R.

Latillé Actualités du lundi 14 mars 2016

RAS-LE-BOL

LA publicité m'a toujours hérissé le poil mais, avant, quand j'étais plus jeune, je m'en accommodais tant bien que mal, notamment à la télé. Maintenant, elle me sort par les yeux. Autrefois ils disaient réclame, aujourd'hui ils invitent le télespectateur a suivre le programme de leur chaîne après une pause publicitaire. Alors, comme beaucoup de mes concitoyens, cette pause est devenue la pause pipi. Diable, c'est qu'ils en tournent des pages de pub, les bougres ! À croire que les hommes comme les femmes sont atteints d'une affection prostatique...

Oui, j'en ai ras-le-bol de la publicité qui s'incruste dans ma boîte aux lettres "hotmail", en raccourci ma "bal", sur "you tube", bref sur l'écran de mon ordinateur. La télé ne suffisait donc pas. Je suis assailli de partout. Sur le petit écran, sur le grand, à la radio, dans la presse écrite, sur internet. Sans compter sur ces plateformes téléphoniques qui me harcèlent bien souvent à l'heure des repas.

Une petite anecdote au passage. Il y a quelques temps, une plateforme en question "me sonne" entre poire et fromage. L'opératrice, sans doute très jolie, se lance d'une voix douce dans une lecture rapide de son écran pour me proposer des huisseries, des portes et des fenêtres en polychlorure de vinyle. Comprenez en PVC. Allez savoir parfois ce qui se passe dans la tête d'un mec ! Je m'entends lui répondre que j'étais très intéressé. Forcément, elle aussi. Me voilà parti à deviser sur le sur mesure dont j'aurais besoin, à négocier sur les tarifs si j'installe le tout moi-même, moi qui ne sais même pas enfoncer un clou sans me retrouver aux urgences du CHU de Poitiers. Mon interlocutrice, dont la voix devient de plus plus suave, me conseille vivement une installation par les techniciens de la société qu'elle vante. Banco ! " Il vous en faudrait combien, Monsieur Rivière, afin que je puisse chiffrer exactement ! " Cent cinquante portes et fenêtres au total. Je n'entends pas le "gloups" qui marque sinon son embarras du moins sa surprise, mais il y a comme un court silence rapidement interrompu par une proposition de ma correspondante. " Dans ce cas, Monsieur Rivière, je pense qu'il serait préférable qu'un commercial se déplace à votre domicile. " Quand ? " Jeudi prochain à 9 h, est-ce que cela vous conviendrait, Monsieur Rivière. " Ah non ! pas jeudi, j'ai une réunion toute la journée avec un architecte des Bâtiments de France ! " Disons vendredi, Monsieur Rivière ". Oui, j'aimerais mieux, mais je me pose quand même la question de savoir si mon architecte va être d'accord pour le PVC. " Monsieur Rivière, nous avons d'autres clients qui sont dans votre cas et, généralement, cela ne pose pas de problèmes avec nos conseillers techniques. Souhaitez-vous, Monsieur Rivière, qu'un de nos conseillers techniques accompagne notre commercial ? "  Oui, merci, je préfère. Voyez-vous, c'est que je vis dans un château du début du XVIIIsiècle classé monument historique, et finalement, je me demande si le PVC va bien être autorisé. Et là, le couperet. " Au revoir, Monsieur." Si par un hasard surgissant de nulle part la femme avec qui j'ai échangé ce jour là venait à lire le présent billet d'humeur, je lui demande de bien vouloir m'excuser de ma vulgaire attitude de gros beauf, de gros c.. Après tout, elle exerce une profession qui ne doit pas être tellement facile. Mon rire gras d'alors, après avoir raccroché, sauta rapidement en éclats via les reproches de ma compagne qui jugea ma plaisanterie irrespectueuse vis-à-vis d'une travailleuse. Et la semonce ne fut pas donnée par solidarité féminine.

Oui, j'en ai ras-le-bol de la publicité. De celle pour les pilules qui amélioreraient mes performances sexuelles et aussitôt après celle qui insiste sur mon confort maculé par les fuites urinaires masculines. La protection se glisse partout, des complémentaires santé aux conventions obsèques afin que mes proches ne soient pas affectés, du moins financièrement, par mon départ ad patres qui peut me surprendre à n'importe quel moment. Sinon, s'il me reste encore quelques jours à vivre, ai-je pensé au monte escalier qui va éviter que j'ai les "pattes" coupées ? N'ai-je pas entendu les voix qui me somment de veiller à mon audition ? N'ai-je pas vu les dernières lunettes de "machin", ai-je mordu dans la clinique hongroise qui me refait toute la vitrine dentaire pour quatre fois moins cher que mon dentiste préféré, lequel ne me propose même pas un coup à boire, alors que Budapest m'offre l'hôtel...Je peux aussi me faire repousser la tignasse avec des implants capillaires peu tirés par les cheveux, m'offrir une voiture à boîte de vitesses automatique vu que j'avance en âge, ou encore retrouver mes mains de jeune homme grâce à la crème "bidule" qui fait disparaître les taches de vieillesse. Ce qui me ramène vers le cimetière étant entendu que ce serait mieux que je pense dès maintenant à mon caveau et que je choisisse le monument funéraire qui me plaît de mon...vivant. C'est l'effet "Rameaux", ça !

Les vaches, je suis sûr qu'ils connaissent mon âge pour me proposer tous ces trucs. Vous croyez pas, vous !...

Je déteste la publicité, je hais la publicité. J'en ai ras-le-bol. Fallait que je le dise.

Philippe R.

 

Latillé Actualités du lundi 7 mars 2016

 

Aimable satire

J'écrirais bien au Père Noël

Pour une bouchée de pain

EST-ce à cause d'un long hiver météorologique qui n'a été qu'un automne sans fin mais, en ce moment, j'ai le moral statique. Comme si la chaîne neuronique n'était plus excitée par rien à l'image de la vitrine d'un commerçant local qui a laissé en lieu et place les décorations de Noël alors que nous sommes à quelques jours de Pâques. Encore heureux que l'artisan ne vende pas du pain perdu. Quoique servi en dessert il peut flatter certains palais. Somme toute à la Nativité comme à la Résurrection c'est avant tout le chocolat qui est toujours le roi de la fête chrétienne. Et les cloches ont sans cesse du battant. Saint-Cybard s'en remettra plus facilement que moi à qui un Père Noël, exhibé dans un coin de devanture, fout le bourdon quand le vingt, celui du mois de mars et du printemps, va bientôt être tiré. 

Certains pourront dire que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais je me suis attribué un rôle d'observateur qui...observe. Et je trouve que cet anachronisme décoratif symbolise la léthargie dans laquelle plonge lentement mais sûrement notre centre bourg. La commune n'a pas encore atteint les basfonds mais il faut bien constater que si la place Robert-Gerbier ne servait pas d'hémicycle à automobiles elle donnerait l'apparence d'un misérable bouge sortant de la légende des siècles anciens. Que pouvons-nous faire face à cette mort aussi lente qu'inévitable ? Personnellement, je n'ai pas de recette miracle. Et encore moins le pouvoir de Jésus ressuscitant son ami Lazare de Béthanie. Sinon vous pensez bien que j'aurais fait des pieds et des mains pour que Latillé sorte de ce sépulcre démesuré qui se creuse chaque jour un peu plus. Tant qu'à faire j'aurais aussi rendu grâces au Seigneur pour la France, l'Europe et le monde qui naviguent à vue sur Le Radeau de la Méduse que Géricault, à notre époque, pourrait rebaptiser Jéricho tant l'enceinte méditerranéenne fait sonner les trompettes de la mort sur des naufrages quasi quotidiens.

L'apathie dont est victime notre commune n'est pas le fait des élus, des associations, des artisans et des quelques commerçants qui sont toujours là. Tous -ou presque- font des efforts, à leur niveau respectif, pour qu'il reste un semblant de vie. Tous croulent sous les réglementations qui changent tous les quatre matins parce que c'est l'argent qui commande tout, de nos jours. Tous subissent le contrecoup du plus haut sommet de l'État et des clivages politiques qui n'ont plus aucune lisibilité à proposer au bon peuple qui les élit. Ce n'est pas ce modeste papier qui va faire tourner le vent, et heureux qu'il ne devienne pas celui de la révolte, à défaut de révolution.

Je vous l'ai dit, j'ai le moral statique. Cet article n'apporte aucune solution. Il est un coup d'épée dans l'eau. C'est comme faire pipi dans l'océan pour en faire monter le niveau ou faire pipi dans un violon pour faire de la musique. Sur la portée d'une symphonie je coucherais des noires et des blanches, des simples et des doubles croches et aussi des silences pour faire des arpèges du grave à l'aigu et vice-versa. Et puis, plus simplement, comme pour retrouver mes rêves de gosse, j'écrirais au Père Noël toujours exhibé dans un coin de devanture. J'irais même jusqu'à lui écrire... pour une bouchée de pain.

Ph.R.

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Date de dernière mise à jour : 15/06/2017